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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 12:42

Des Champagnes pour la Vie #8 - En biodynamie, la préparation 501 est une bonne aide pour la floraison de la vigne

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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 15:33

     Peut-être avez vous vécu les vendanges 2010 où 1/3 à 1/2 des raisins étaient touchés par le botrytis en Champagne ? En 2014, 15 à 20 % des raisins de la Champagne sont touchés par le botrytis (statistiques du réseau Matu). Où est la raison ?

 

     Pas assez de traitement anti-botrytis ? Non ! Tout le monde traite contre le pourri en Champagne, sauf certains bio. Nous sommes au plus quelques dizaines à être certifiés bio sur près de 15.000 récoltants ; nous ne pouvons pas expliquer un tel taux de botrytis à nous seuls ;-)


     Et si c'était le climat ?
    En 2010, beaucoup de pluies juste avant les vendanges pourraient expliquer cela. En 2014, c'est un mois de pluie, quasi continue de fin juillet à fin Août.


La pluie est-elle la raison pour avoir des raisins pourris ?


     Je ne crois pas. En 2010, sur des rangs de 200 mètres, je n'avais qu'une à 2 grappes touchées... la météo n'est pas la raison. Mes raisins étaient dehors comme ceux de mes confrères !


     En fait, la pluie est un révélateur que quelque chose ne va pas dans ce qu'on fait.


      Cette année, j'ai du botrytis dans quelques parcelles. Un tri sera nécessaire dans ces parcelles. Nous allons commencer par cueillir ces raisins là.  Quand je mesure les tissus altérés, leur vitalité est trop basse. C'est là la cause ! Dans la nature, un tissus qui manque de vitalité est recyclé = il retourne au sol afin que la nature puisse construire à nouveau à partir de ses éléments. Car dans notre univers, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

 

Qui est chargé de recycler la matière organique dévitalisée ?
 

     Devinez qui ? Ce sont les champignons ! Le mildiou montre un manque de vitalité de la plante. L'oïdium aussi. Pour le botrytis c'est pareil !

     Le botrytis a une affinité pour l'azote de basse qualité vibratoire. La vigne se constitue de nombreux minéraux et oligo-éléments, dont l'azote. J'ai changé le type d'apport d'azote dans mes sols: j'ai remplacé le compost biodynamique vivant par des fertilisants à base de compost classique  bio le temps de lever un blocage du garde-manger par le calcaire actif... mais dans ce fertilisant, l'azote provient d'animaux morts. Cet azote vibre trop bas. Il contribue à réduire la fréquence vibratoire des tissus organiques dont il fait partie. Les prépartions biodynamiques appliquées sur le sol après épandage de ce fertilisant n'y ont rien changé. Heureusement, la nature est bien faite et tout est prévu !


     Le botrytis est là pour faire le ménage et remettre les choses à leur place, en dégradant les tissus pour qu'ils retournent à la terre. 

 

      Ca faisait longtemps que j'avais eu du botrytis dans mes vignes, je suis guérit des fertilisants classiques... même certifiés bio ! Merci Dame Nature de m'avoir rappelé ça !

 

P.S. La matière est de l'énergie qui vibre à une certaine fréquence. Ce qui vibre au plus bas dans la nature, ce sont les sols. C'est là que les élements de basse vibration ont leur place. En retrouvant leur connection aux sources de vie dans le sol, les éléments vont pouvoir s'élever à nouveau; ce qui signifie

- que leur vibration va s'élever à nouveau

- qu'ils vont aussi pouvoir quitter le sol en s'élevant pour constituer une plante

Les vibrations du reigne des plantes sont légèrement supérieures à celles des sols; sauf pour quelques plantes. La vigne et  l'olivier sont sur la liste de ces rares plantes.

 

Prochainement: Comment gérer les vinifications des moûts en cas de raisins botrytisés ?

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 16:44
Le Pinot Noir - Environ 15 jours avant Récolte - Champagne Franck PASCAL - Biodynamie 2014

Le Pinot Noir - Environ 15 jours avant Récolte - Champagne Franck PASCAL - Biodynamie 2014

La suite promise !!

 

Je voulais faire une petite vidéo mais ce n'est pas trop le moment... et je ne sens pas à l'aise avec ce média.

 

1) voici ce qu'on nous apprend en école d'oenologie:
 

- prélever un nombre de baies ou de raisins pour avoir un échantillon représentatif d'une parcelle

- presser les grains, on obtient le jus de raisin (le moût dans le jargon vigneron)

- mesurer l'acidité totale et la teneur en sucre du moût

     Cela nous donne une idée de la maturité technique, à ne pas confondre avec la vraie maturité du raisin. La maturité technique est celle qui correspond au profil du futur vin que l'on veut produire.

     Pour le Champagne, on considère que la maturité des raisins est acquise lorsque le degré alcoolique potentiel (l'alcool est produite pendant les fermentations à partir du sucre) dépasse la quantité d'acide total exprimée en g/l d'équivelent H2SO4.

     Bon c'est un peut compliqué, mais pour faire simple, si l'acidité est de 10 g/l et que le degré est de 10% d'alcool, on considère qu'on peut sortir les sécateurs. Pour info, c'était à peu près l'équilibre du millésime 1996...

     Vous trouverez sur le net plein d'infos sur le dosage des sucres d'un moût et sur le dosage de l'acidité d'un moût. Ensuite, avec des lèvres sélectionnées, 17 g/l de sucre donnent 1 degré d'alcool...

     Je ne trouve pas ça très passionnant, je vous l'accorde, alors j'abrège volontairement car ce blabla sur la maturité n'importe qui peut vous le dire... et moi, ce n'est pas ma tasse de thé. J'ai appris à compléter cette approche comme suit.

 

2) Voici comment je procède:
 

Pour moi, le vin se crée à la vigne et la vendange est une étape très importante.

     C'est à la vigne que la composition du raisin va se jouer... c'est ça la base du vin. Chaque action, chaque décision prise au cours de l'année, voire de l'année précédente, va influencer la qualité potentielle du raisin et donc du vin. Je suis vigilant sur de nombreux aspects, dont l'état sanitaire.


     Alors, qu'est ce que je recherche dans mon raisin ? Je recherche les éléments qui vont donner le style de mes vins... et c'est de là que tout part !
 

 

     En premier, je veux des vins de terroirs, sains, naturels, fins, nets, pures, précis, droits, élégants, profond. Je veux aussi de la minéralité et de la tension pour la fraicheur et la conservation. Le fruit, c'est le plus "plaisir" :-)
 

     Chez moi, fraicheur n'est pas corrélée à l'acidité ou a la jeunesse des vins. C'est l'association de la minéralité vibrante et de la tension donnée par l'énergie du vivant (sol et plante) qui procurent la sensation de fraîcheur.
 

     La minéralité vibrante structure la bouche et laisse des notes salines qui appellent le plat.
    La tension donne des vins droits , à la finale longue et précise.

 

Je pars du constat que la vigne est un être vivant, tout comme nous sommes des êtres vivants. C'est quoi un être vivant ?
 

     C'est un être qui utilise un corps pour vivre sur notre belle planète: un être humain est un être qui vient s'incarner dans un corps mis à notre disposition par la nature, via notre mère. L'être et le corps vivent sur deux plans différents.

     L'un est matière: le corps gère les flux d'air, d'eau, de sang, de nutriments, etc pour maintenir le corps en remplaçant les cellules au fur et à mesure de leur mort.

     L'être est énergie et amour: l'être gère les circuits énergétiques tels que les méridiens chinois bien connus des accuponcteurs.

     Je n'irai pas plus loin sur ce sujet dans ce billet car je pense que vous en savez assez pour   comprendre ce qui suit. Revenons à la décision de vendanges.
 

     Les vendanges et les vinifications sont des procédés anciens, maitrisés petit à petit pour conserver un aliment à la durée de vie très courte: le raisin. Le vin permettait de passer l'hiver plus facilement.

Dans mon vin, je recherche donc deux choses:

- des nutriments pour nourrir mon corps

- de la lumière pour nourrir mon être
 

     Les analyses permettent de mesurer les nutriments; mais je suis assez opposé à l'idée réductrice des sucres et des acides, notamment car elles ne permettent pas de mesurer la lumière dans l'aliment (pourtant très importante, certaines personnes ne se nourrissent que de lumière).
 

Quel outil ai-je à ma disposition pour déterminer quand le raisin est mûr ?
 

     C'est tout simple, nous en sommes tous équipés: ce sont nos sens !

     Mon corps sait ce qui est bon pour lui. Mon être aussi. Et si j'ai appris à les écouter, je peux ressentir par l'intermédiaire de mes sens, le moment où le raisin est prêt.

     La dégustation des baies me permet de vérifier que tout se met en place dans le grain de raisin. J'attends plusieurs signaux: tanin des peaux, sensation de douceur acide ou acidulée, sensation électrique sur la langue et minéralité. Quand tout cela est en place, les vendanges peuvent commencer car l'équilibre entre matière et énergie est réuni. Les levures indigènes sauront révéler le potentiel du raisin ! :-)

 

 

 

 

 

 

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 17:07

Une question qui revient souvent actuellement ;-)

 

Définir une date de vendanges est une histoire de moyenne et d'écart-type... Je tiens à vous rassurer, je ne ferai pas un cours de maths ici. Les probas et les stats ne sont plus trop de mon âge !

 

Empiriquement, le vigneron champenois a pu observer que les vendanges se situent entre 92-93 jours après le stade pleine floraison en année chaude et 105-110 jours en année froide et humide. La fourchette est donc de 2 à 3 semaines...

 

Le premier point est d'identifier la pleine floraison moyenne sur son domaine, ce qui peut varier beaucoup selon le climat, le terroir, le cépage, le porte-greffe, et biensûr la météo pendant la floraison.

 

Le second point est de connaitre le climat qui suit la floraison sur 100 jours environ.

Météo France ayant quelques difficultés à être précis sur 7 jours, le seul moyen pour le vigneron est d'attendre que le temps s'écoule... et de tenir compte des prévisions lorsque la maturité des raisins semble proche.

 

Août 2014 est particulièrement pluvieux, froid et nuageux. La cinétique de maturation est ralentie. Les prévisions basées sur une année moyenne de 100 jours entre la floraison et la vendange donnaient une vendange probable vers le 8-10 Septembre...

 

Le troisième point est de connaitre la maturité moyenne acquise parcelle par parcelle. C'est ainsi qu'on détermine les parcelles les plus précoces et l'ordre dans lequel vendanger les parcelles de domaine.

 

Voici l'état des raisins le lundi 25 Août dans une même parcelle. Les photos ne sont pas très nettes (je m'en excuse), mais elle permettent de se faire l'idée de l'écart-type des grappes rencontrées:

Maturité des raisins au Champagne Franck PASCAL - Vendanges 2014 - BiodynamieMaturité des raisins au Champagne Franck PASCAL - Vendanges 2014 - BiodynamieMaturité des raisins au Champagne Franck PASCAL - Vendanges 2014 - Biodynamie

Maturité des raisins au Champagne Franck PASCAL - Vendanges 2014 - Biodynamie

Et ce n'est qu'une seule parcelle, sur un lieu-dit particulier avec son exposition, son terroir et son micro-climat. Vous pouvez constater une hétérogénéité au sein de la parcelle. Sachez qu'il y a aussi une forte hétérogénéité entre les parcelles: l'âge de la vigne, le terroir, le rendement, l'exposion et les cépages font parti des variables qui expliquent cette hétérogénéité.

 

Alors, comment déterminer les bonnes dates pour les vendanges à partir de ces 3 points ?

 

Je vous fais un petit article au plus vite dès que j'ai pris quelques photos !! A bientôt !

 

P.S. Nous en sommes certain, les raisins ne seront pas prêts pour le 8-10 Septembre ! Il faudra patienter ! Mais combien de temps ?

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 16:06

La météo est vraiment un catalyseur de qualité et de quantité en Champagne... mais pas que !

 

Après plusieurs semaines de temps sec et ensoleillé, la vigne s'est parfaitement développée, la floraison est réussie, les grappes ont changé à vue d'oeil ! C'est une belle chose faite. J'aurais aimé de telles conditions en 2012 et 2013 !

 

Les 10 derniers jours ont été très pluvieux (de 70 mm à plus de 100 mm selon les secteurs). Le point positif, c'est que la vigne va pouvoir terminer son cycle avec toute l'eau nécessaire à la bonne maturité des raisins; et que les raisins vont potentiellement prendre du poids... ce qui veut dire pour le vigneron que je suis, plus de vin :-) Et un poids de grappe augmenté à ce stade est plus qualitatif qu'un poids de grappe qui augmente les 15 derniers jours en raison des pluies car dans ce dernier cas, il s'agit de dilution et non de qualité !

 

Bref, vous pourriez croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ! En fait, il faut voir plus loin que celà ! Les 15 années de tâtonnement en viticulture bio, puis en biodynamie et maintenant en bioénergie m'ont appris qu'il faut être pointu pour réussir.

 

La partie cachée de la situation est la suivante:

 

- les sols ont tourné au ralenti pendant la période de sécheresse, ce qui signifie que les fertilisants ont très peu été mis à disposition des vignes. Elles poussaient doucement et ont permis le relevage et le palissage dans une ambiance sereine.

 

- la pluie récente a dilué les sels utilisés pour fertiliser les sols. Les vignes qui avaient l'enracinement le plus superficiel on foncé en quelques heures: les sels de potassium solubles dans l'eau sont très rapidement remontés dans le feuillage et lui ont donné une couleur foncée. L'azote et les autres fertilisants classiques ont suivit, changeant du même coup le "terrain" qu'est le végétal pour les champignons, citadelles et autres ravageurs...

 

- D'un coup, mes vignes qui étaient dans les mêmes tons que leurs voisines sont apparues pâlottes en regard de leur voisines... Fort heureusement, l'abandon de ces fertilisants pendant 5 à 10 ans selon les parcelles a fortement réduit les stocks des ces fertilisants piège. De plus, nous avons fabriqué du compost biodynamique et développé un fertilisant à l'activité bioénergétique positive qui fonctionnent selon d'autres principes.

 

Cette année, nous allons pouvoir mesurer si ces mesures seront suffisantes pour passer le cap que la vigne va devoir franchir.

 

De quel cap s'agit-il ??

 

Au moment précis où je vous écris, la chaleur s'installe sur la Champagne, alors que les sols sont très humides. C'est la situation parfaite pour que les micro-organismes du sol se remettent au travail et fassent remonter tout un tas de minéraux et oligo-éléments dans la sève de vigne jusqu'aux raisins en pleine transformation.

 

La remontée brutale de ces éléments dans le raisin accroît leur sensibilité aux maladies telles que l'oïdium ou le botrytis (pourriture du raisin)... De plus, nous assistons cette année à la présence de nombreux vers de la grappe dans les zones où la confusion sexuelle n'est pas appliquée.

 

Un cocktail détonnant (sensibilité de la grappe accrue au botrytis et présence de vers ui perforent les grains de raisin) pourrait enrayer le potentiel qualitatif et quantitatif du millésime 2014.

 

Affaire à suivre !

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 17:48

On aurait aimé travailler les sols un peut plus en Avril afin de favoriser le démarrage de nos vignes.

 

Pour travailler les sols, il faut que le temps le permette d'une part; et que le sol soit suffisamment ressuyé d'autre part.

Ces conditions se sont trouvées réunies pendant quelques jours en Avril.

Alors, le bon vieil enjambeur M40 du domaine est sortie pour faire deux passages.

Le premier passage était destiné à ouvrir le sol après les longues pluies d'hiver, uniquement dans le milieu du rang.

Le but est d'aérer le sol et de favoriser son réchauffement. Ca donne une bonne dynamique à l'activité biologique des sols pour la bonne croissance de nos vignes. C'est à ce moment là que nous avons placé nos préparations biodynamiques "d'éveil de la nature".

 

Le deuxième passage avait pour but de "nettoyer" la zone sous les ceps de vigne de la multitude d'herbes qui peuvent dérranger le liage, l'ébourgeonnage, le relevage et le palissage. C'est la zone clef pour un travail de qualité au vignoble.

C'est celle que je souhaite garder propre.

 

Ca c'est pour la partie théorie... dans la pratique, notre bon vieil enjambeur M40 (chargé de pousser les charrues pour faire tout ce travail) s'est cassé la jambe. Datant de 1968, de quadragénaire n'a plus les jambes aussi solides que dans sa jeunesse. C'est juste après avoir terminé le 1er passage que la jambe qui tenait la roue avant droite a cassée.

 

La pièce de rechange est introuvable, normal me direz-vous, mais à cette époque, le matériel était conçu pour être réparé. La jambe a donc été usinée et refaite à l'identique de la première, puis remise en place. Merci à toutes ces PME capables d'exécuter ces prouesses ! 

 

Quand l'enjambeur a cassé, je me suis dit "heureusement que j'ai confié une partie du vignoble à un prestataire au cheval !". Là encore, surprise ! Le prestataire s'est cassé quelques jours plus tard, avant de venir travailler mes parcelles.

La poisse !

 

L'enjambeur et le prestataires sont à nouveau en état de travailler. Inopérants pendant la fenêtre de travail d'Avril, l'herbe a gagné du terrain, dépassant la vigne dans plusieurs parcelle. La débrousailleuse était de sortie pour contenir l'herbe.

 

Cette semaine, le beau temps est de retour.

C'est le moment de lâcher les chevaux pour remettre le vignoble au carré !

Lorsque les sols seront travaillés sous le rang, nous pourrons baisser les fils !

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 14:41

L'azote est un moteur de la croissance des plantes.

C'est un élément difficile à maitriser.

Je dirais même que selon son origine, on ne peut pas le maitriser.

 

L'apport d'azote sous la forme NPK peut représenter un risque car l'absorbtion certaines formes azotées par les plantes est directement liée au taux d'azote dans le sol et au taux d'humidité des sols. En effet, plus le sol est humide, plus les éléments se solubilise. La vigne fonctionnant par osmose, la composition de la sève est liée à ce que contient le sol.

 

C'est très important car l'azote solubilisé par temps froid et pluvieux sera absorbé par la vigne.

Or, à ce moment précis, la vigne ne croit pas, faute de chaleur et de lumière.

C'est là que les problèmes arrivent !

 

L'azote que la vigne a accumulé dans ses tissus sans pouvoir l'utiliser va servir à d'autres.

C'est le cas notamment des cryptogammes... mildiou et oidium en sont friands.

Ils aiment avoir de l'azote à disposition pour proliférer.

 

Une vigne nourrie avec la mauvaise forme d'azote est sensible au mildiou, oïdium et botrytis.

 

La difficulté est de trouver la bonne forme d'azote à utiliser.

Personnellement, je me suis orienté vers le compost biodynamique riche en protéines végétales.

C'est l'activité biologique des sols qui va libérer progressivement l'azote des protéines. Dans la plante, il servira à la création des hormones de croisssance de la vigne. Toute fois, la vigne a surtout besoin d'éléments de croissance lorsqu'il faut beau, chaud et qu'il y a de l'eau disponible dans le sol. L'activité biologique des sols augmente aussi lorsqu'il fait beau, chaud et qu'il y a de l'humidité dans le sol. Ce compost devrait pouvoir contenter la vigne.

Lorsque le temps deviendra froid et pluvieux, l'activité biologique du sol va ralentir et éviter que la vigne sature ses tissus avec de l'azote.

 

A mon sens, l'emploi de ce compost biodynamique est tout indiqué pour aider nos vignes à s'adapter aux aléas climatiques.

Etant toujours à la recherche d'un moyen de ne pas utiliser de cuivre et de soufre pour la protection de mes vignes, je mets en place des pratiques qui me rapprochet de cet idéal.

 

*****************

(parenthèse:

Le climat est-il responsable de l'expression des maladies ?)

*****************

 

Je reviens à l'azote et au cas particulier de nos sols calcaires.

Dans les sols calcaires, la matière organique est bloquée par les excès de calcaire.

La transformation du compost par la vie biologique des sols peut être totallement bloquée.
Au printemps, les micro-organismes  ont besoin d'azote pour s'attaquer à ce type de compost bloqué par le pont calcique.

 

Cette année, j'ai choisi d'épandre un compost du commerce qui contient de l'azote.

Je pourrais aussi faire un compost mur (sans azote disponible) à épandre à l'automne et un compost jeune (qui a encore de l'azote disponible) au printemps. Je n'ai pas encore essayé.

 

J'envisage plutôt d'investir dans un semoir pour semer des légumineuses en inter-rang.

Les légumineuses captent l'azote de l'air. En les fauchant, en les broyant ou en les rolofacant, elle restituront l'azote accumulé naturellement. Cet apport d'azote naturel, produit sur place devrait permettre de couvrir les besoins en azote pour un bon démarrage de la dégration du compost.


Comme rien n'est parfait, ce broyage interviendrait au débourrement de la vigne... là où elle est sensible aux gelées... 

Ce broyage, ou la présence d'un engrais vert non broyé, augmente le taux d'humidité de l'air dans la parcelle.

Ceci pourrait favoriser le gel des bourgeons de vigne... à suivre !

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 14:19

Oui, je sais, Objectif Bois est aussi le nom de l'entreprise qui a fourni les éléments constructifs de notre maison bois faible consommation. A mon grand regret, le chantier de cette maison est arrêté depuis environ 4 ans.

 

Ici, je parle des bois de vigne comme suite du précédent article.

 

Après analyse des sols sous l'angle physicochimique, sous l'angle énergétique et en bio-électronique de Louis Claude Vincent, j'ai décidé d'apporter d'avantage de compost biodynamique à l'automne dernier.

 

Ce compost mur a l'avantage d'être pauvre en azote, mais riche en hormones de croissance végétales.

Ainsi, par la dégration du compost, le sol libère les éléments pour que la vigne croisse.

 

L'activité biologique du sol et la croissance de la plante sont tous deux corrélés aux conditions climatiques.

Pour moi, c'est important que la vitesse de minéralisation du sol soit en phase avec les besoins de la plante.

De cette manière, je limite les risques de carrence ou d'excès nutritionnel à des moments clefs de la vie de la plante.

Les carrences ou les excès dans la sève de la plante sont souvent des précurseurs de parasites ou de ravageurs.

Une bonne alimentation est une condition nécessaire pour une plante saine.

 

C'est facile à dire... mais dans la pratique, c'est un véritable casse tête pour le vigneron de parvenir à apporter une fertilisation (en quantité et en qualité) qui permette de garder un feuillage sain et une récolte qualitative et quantitative quelle que soit le profil climatique de l'année.

 

Tout le challenge est là !

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 17:05

2011 était une année particulière pour moi.

 

En Mars 2011, je m'étais rendu en déplacement commercial en Amérique du Nord (USA et QUEBEC).

Je comptais être de retour pour la période où je commence à travailler les sols habituellement.

 

En me connectant régulièrement sur internet, j'ai pu constater que l'année était précoce.

J'ai réussi à piloter le bon placement des préparations biodynamiques; mais j'étais absent pour le premier travail du sol de l'année.

 

En mon absence, l'herbe beaucoup grandit. Et à mon retour, les conditions d'un bon travail su sol n'étaient plus réunies.

J'ai alors pris la décision de na pas travailler les sols du tout.

J'ai choisi de tondre nos 4 ha avec la tondeuse autotractée et de retravailler les sols aussitôt la première petit pluie.

 

La petite pluie salvatrice est arrivée deux mois plus tard !

Pendant 2 mois, il a fallu tondre le milieu du rang, utiliser la débroussailleuse à fils pour nettoyer le tour de chaque cep, ou encore cisailler les chardons qui montaient dans les pieds de vigne.

Et il fallait réussir ce challenge tout en effectuant les travaux habituels au vignoble.

C'était un travail pénible et laborieux, à faire sous la chaleur. Un moment que personne dans l'équipe ne souhaite revivre.

 

Ce genre d'imprévu a eu des conséquences car l'herbe printanière a concurrencé nos vignes sur le plan hydrique et nutritionnel en pleine période de forte croissance, pénalisant ainsi le développement des rameaux.

 

Dès que le travail du sol a été possible, la vigne a été soulagée de cette concurrence. Certes, elle a repris un peu de vigueur et les raisins ont pu profiter; mais le bois n'a pas regagné ce qu'il a perdu.

 

C'est au moment de la taille qu'on a pu mesurer à quel point la vigne a souffert.

2012 est une année où il est impératif que nos vignes recouvrent leur bois.

Sans bois, peu de bourgeons fructifères. Sans bourgeon fructifère, pas de raisin !

Sans raisin, pas de vin... et sans vin, pas d'argent pour la viabilité de l'entreprise !

 

 

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 13:32

Une partie de la vendange est déjà faite grâce aux gelées d'Avril.

 

Je suis totalement incapable de mesurer réellement les pertes en terme de pourcentage de récolte potentielle.

Je croise les doigts pour que les contre bourgeons soient abondants et généreux.

Cette seconde sortie de bourgeons se trouve décalée par rapport aux bourgeons principaux.

Les rameaux des deux "vagues" n'auront pas la même taille. L'opération de palissage et l'aération des grappes s'en trouvent compliquées.

 

Ces nouveaux rameaux ne portent pas souvent des raisins. Leur intérêt réside dans le maintient du choix lors de la taille de la vigne. Un bourgeon secondaire, même avec un petit grapillon de quelques grains à récolter, peut donner un beau bois. C'est celui-ci qui peut être choisi lors de la taille et il peut très bien être à l'origine d'une belle sortie de grappes l'année suivante...

 

C'est le but recherché ici:

quantité suffisante pour permettre le bon développement de notre petite entreprise et qualité magnifique pour obtenir des vins de terroir très expressifs.

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Vers une nouvelle viticulture


En Champagne, chaque vigneron et chaque maison a son savoir-faire, son idéal en matière de méthode culturale, ses secrets de vinification, et ses cuvées à proposer. En ce sens, notre approche est particulière.

La recherche poussée à tous les niveaux pour créer de grands vins inimitables vient du fait que j'ai suivi un parcours atypique. Ingénieur de formation, j'ai décidé de revenir sur le domaine familial suite à un tragique accident de mon jeune frère. J'y ai appris une chose primordiale: la vie n'a pas de prix... et c'est une des raisons pour lesquelles je cherche à préserver le mieux possible la vie qui s'installe dans mes vignes, mais aussi celle des personnes qui travaillent avec nous; et celle des consommateurs qui nous permettent de gagner l'argent nécessaire pour continuer dans notre voie.

C'est après avoir fait mon service militaire dans le génie et y avoir appris le mode d'action des toxiques  de combats sur l'homme que j'ai voulu faire une formation pour comprendre comment travailler la vigne. C'est en 1996 et 1997 que j'ai pris conscience - lors de cet apprentissage - que les modes d'entrée des pesticides dans le corps des ravageurs est le même que celui des gaz de combats mis au point pour les militaires. Je me suis rapidement demandé en quoi des biocides pouvaient être inoffensif à moyen terme sur l'homme...

En 1998, j'ai commencé par supprimé les insecticides, les désherbants, les engrais et les anti-botrytis. Puis, un jour, mon père m'a transmis une parcelle de pinots noirs qui était systématiquement ravagée par le mildiou. C'est cette vigne que j'ai dès lors cultivé sans pesticide. Je me suis dit que si la bio réussissait là, ça marcherait partout. Dès la première année, le pari était réussi. Je n'ai pas mis longtemps à déployer ces méthodes culturales sur mon vignoble. C'est en 2002 que le domaine a vu ses premières préparations biodynamiques. La biodynamie est une culture biologique améliorée par l'application de soins énergétiques.

L'énergétique est arrivée sur notre domaine par cette grande porte. Depuis, nous continuons à explorer ce très vaste domaine en perpétuelle évolution. De nouvelles possibilités sont testées chaque année pour aller encore plus loin. Le but est d'aider la nature à renaître après 20 à 30 ans de destruction systèmatique et savamment organisée par les pesticides; mais aussi de lui permettre d'évoluer dans un monde qui bouge vite.

Ainsi, outre la biodynamie, nous testons l'homéopathie, les dynamisations de plantes, d'autres techniques énergétiques, les huiles essentielles; et d'autres choses qui risqueraient d'être qualifiées d'ésothériques (géobiologie par exemple); mais nous assumons nos choix et acceptons de le révéler sur notre blog. Avec quelques années de recul, je sais que les possibilités de ces "techniques" dépassent notre imaginaire.

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