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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 15:33

     Peut-être avez vous vécu les vendanges 2010 où 1/3 à 1/2 des raisins étaient touchés par le botrytis en Champagne ? En 2014, 15 à 20 % des raisins de la Champagne sont touchés par le botrytis (statistiques du réseau Matu). Où est la raison ?

 

     Pas assez de traitement anti-botrytis ? Non ! Tout le monde traite contre le pourri en Champagne, sauf certains bio. Nous sommes au plus quelques dizaines à être certifiés bio sur près de 15.000 récoltants ; nous ne pouvons pas expliquer un tel taux de botrytis à nous seuls ;-)


     Et si c'était le climat ?
    En 2010, beaucoup de pluies juste avant les vendanges pourraient expliquer cela. En 2014, c'est un mois de pluie, quasi continue de fin juillet à fin Août.


La pluie est-elle la raison pour avoir des raisins pourris ?


     Je ne crois pas. En 2010, sur des rangs de 200 mètres, je n'avais qu'une à 2 grappes touchées... la météo n'est pas la raison. Mes raisins étaient dehors comme ceux de mes confrères !


     En fait, la pluie est un révélateur que quelque chose ne va pas dans ce qu'on fait.


      Cette année, j'ai du botrytis dans quelques parcelles. Un tri sera nécessaire dans ces parcelles. Nous allons commencer par cueillir ces raisins là.  Quand je mesure les tissus altérés, leur vitalité est trop basse. C'est là la cause ! Dans la nature, un tissus qui manque de vitalité est recyclé = il retourne au sol afin que la nature puisse construire à nouveau à partir de ses éléments. Car dans notre univers, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

 

Qui est chargé de recycler la matière organique dévitalisée ?
 

     Devinez qui ? Ce sont les champignons ! Le mildiou montre un manque de vitalité de la plante. L'oïdium aussi. Pour le botrytis c'est pareil !

     Le botrytis a une affinité pour l'azote de basse qualité vibratoire. La vigne se constitue de nombreux minéraux et oligo-éléments, dont l'azote. J'ai changé le type d'apport d'azote dans mes sols: j'ai remplacé le compost biodynamique vivant par des fertilisants à base de compost classique  bio le temps de lever un blocage du garde-manger par le calcaire actif... mais dans ce fertilisant, l'azote provient d'animaux morts. Cet azote vibre trop bas. Il contribue à réduire la fréquence vibratoire des tissus organiques dont il fait partie. Les prépartions biodynamiques appliquées sur le sol après épandage de ce fertilisant n'y ont rien changé. Heureusement, la nature est bien faite et tout est prévu !


     Le botrytis est là pour faire le ménage et remettre les choses à leur place, en dégradant les tissus pour qu'ils retournent à la terre. 

 

      Ca faisait longtemps que j'avais eu du botrytis dans mes vignes, je suis guérit des fertilisants classiques... même certifiés bio ! Merci Dame Nature de m'avoir rappelé ça !

 

P.S. La matière est de l'énergie qui vibre à une certaine fréquence. Ce qui vibre au plus bas dans la nature, ce sont les sols. C'est là que les élements de basse vibration ont leur place. En retrouvant leur connection aux sources de vie dans le sol, les éléments vont pouvoir s'élever à nouveau; ce qui signifie

- que leur vibration va s'élever à nouveau

- qu'ils vont aussi pouvoir quitter le sol en s'élevant pour constituer une plante

Les vibrations du reigne des plantes sont légèrement supérieures à celles des sols; sauf pour quelques plantes. La vigne et  l'olivier sont sur la liste de ces rares plantes.

 

Prochainement: Comment gérer les vinifications des moûts en cas de raisins botrytisés ?

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Published by Franck PASCAL - dans A la vigne
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commentaires

serrurier paris 24/11/2014 15:32

J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter.

Cordialement

trafic organique 10/10/2014 16:36

Je vous encourage à écrire d'avantage ! Merci pour cet article , je partage et recommande !
N'hésitez pas à visiter ma page !

Vers une nouvelle viticulture


En Champagne, chaque vigneron et chaque maison a son savoir-faire, son idéal en matière de méthode culturale, ses secrets de vinification, et ses cuvées à proposer. En ce sens, notre approche est particulière.

La recherche poussée à tous les niveaux pour créer de grands vins inimitables vient du fait que j'ai suivi un parcours atypique. Ingénieur de formation, j'ai décidé de revenir sur le domaine familial suite à un tragique accident de mon jeune frère. J'y ai appris une chose primordiale: la vie n'a pas de prix... et c'est une des raisons pour lesquelles je cherche à préserver le mieux possible la vie qui s'installe dans mes vignes, mais aussi celle des personnes qui travaillent avec nous; et celle des consommateurs qui nous permettent de gagner l'argent nécessaire pour continuer dans notre voie.

C'est après avoir fait mon service militaire dans le génie et y avoir appris le mode d'action des toxiques  de combats sur l'homme que j'ai voulu faire une formation pour comprendre comment travailler la vigne. C'est en 1996 et 1997 que j'ai pris conscience - lors de cet apprentissage - que les modes d'entrée des pesticides dans le corps des ravageurs est le même que celui des gaz de combats mis au point pour les militaires. Je me suis rapidement demandé en quoi des biocides pouvaient être inoffensif à moyen terme sur l'homme...

En 1998, j'ai commencé par supprimé les insecticides, les désherbants, les engrais et les anti-botrytis. Puis, un jour, mon père m'a transmis une parcelle de pinots noirs qui était systématiquement ravagée par le mildiou. C'est cette vigne que j'ai dès lors cultivé sans pesticide. Je me suis dit que si la bio réussissait là, ça marcherait partout. Dès la première année, le pari était réussi. Je n'ai pas mis longtemps à déployer ces méthodes culturales sur mon vignoble. C'est en 2002 que le domaine a vu ses premières préparations biodynamiques. La biodynamie est une culture biologique améliorée par l'application de soins énergétiques.

L'énergétique est arrivée sur notre domaine par cette grande porte. Depuis, nous continuons à explorer ce très vaste domaine en perpétuelle évolution. De nouvelles possibilités sont testées chaque année pour aller encore plus loin. Le but est d'aider la nature à renaître après 20 à 30 ans de destruction systèmatique et savamment organisée par les pesticides; mais aussi de lui permettre d'évoluer dans un monde qui bouge vite.

Ainsi, outre la biodynamie, nous testons l'homéopathie, les dynamisations de plantes, d'autres techniques énergétiques, les huiles essentielles; et d'autres choses qui risqueraient d'être qualifiées d'ésothériques (géobiologie par exemple); mais nous assumons nos choix et acceptons de le révéler sur notre blog. Avec quelques années de recul, je sais que les possibilités de ces "techniques" dépassent notre imaginaire.

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