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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 17:48

On aurait aimé travailler les sols un peut plus en Avril afin de favoriser le démarrage de nos vignes.

 

Pour travailler les sols, il faut que le temps le permette d'une part; et que le sol soit suffisamment ressuyé d'autre part.

Ces conditions se sont trouvées réunies pendant quelques jours en Avril.

Alors, le bon vieil enjambeur M40 du domaine est sortie pour faire deux passages.

Le premier passage était destiné à ouvrir le sol après les longues pluies d'hiver, uniquement dans le milieu du rang.

Le but est d'aérer le sol et de favoriser son réchauffement. Ca donne une bonne dynamique à l'activité biologique des sols pour la bonne croissance de nos vignes. C'est à ce moment là que nous avons placé nos préparations biodynamiques "d'éveil de la nature".

 

Le deuxième passage avait pour but de "nettoyer" la zone sous les ceps de vigne de la multitude d'herbes qui peuvent dérranger le liage, l'ébourgeonnage, le relevage et le palissage. C'est la zone clef pour un travail de qualité au vignoble.

C'est celle que je souhaite garder propre.

 

Ca c'est pour la partie théorie... dans la pratique, notre bon vieil enjambeur M40 (chargé de pousser les charrues pour faire tout ce travail) s'est cassé la jambe. Datant de 1968, de quadragénaire n'a plus les jambes aussi solides que dans sa jeunesse. C'est juste après avoir terminé le 1er passage que la jambe qui tenait la roue avant droite a cassée.

 

La pièce de rechange est introuvable, normal me direz-vous, mais à cette époque, le matériel était conçu pour être réparé. La jambe a donc été usinée et refaite à l'identique de la première, puis remise en place. Merci à toutes ces PME capables d'exécuter ces prouesses ! 

 

Quand l'enjambeur a cassé, je me suis dit "heureusement que j'ai confié une partie du vignoble à un prestataire au cheval !". Là encore, surprise ! Le prestataire s'est cassé quelques jours plus tard, avant de venir travailler mes parcelles.

La poisse !

 

L'enjambeur et le prestataires sont à nouveau en état de travailler. Inopérants pendant la fenêtre de travail d'Avril, l'herbe a gagné du terrain, dépassant la vigne dans plusieurs parcelle. La débrousailleuse était de sortie pour contenir l'herbe.

 

Cette semaine, le beau temps est de retour.

C'est le moment de lâcher les chevaux pour remettre le vignoble au carré !

Lorsque les sols seront travaillés sous le rang, nous pourrons baisser les fils !

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Published by Franck PASCAL - dans A la vigne
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commentaires

Franck PASCAL 20/06/2014 16:04

Ah oui, c'est certain ! ;-)
Vous n'imaginez peut-être pas tout ce que les vignerons standards font… et de la même manière, les vignerons standards n'imaginant même pas eux non plus toutes les innovations que nous apportons à notre métier, c'est encore plus difficile pour vous de percevoir à quel point notre travail est novateur, créatif et pionnier sur notre domaine familial ! Le plus important, c'est le plaisir que vous tirez de tout ce travail. C'est ce qui me réjouit.

Caviar 20/06/2014 16:12

Je vous le confirme, plus qu'un plaisir, le Champagne me fait rêver.

Caviar 20/06/2014 15:33

Je pense qu'on ne se rend pas assez compte combien, vous, les vignerons, vous vous donnez tellement de mal pour nous faire vivre des moments inoubliables avec ce produit d'exception qu'est le Champagne. Merci

Vers une nouvelle viticulture


En Champagne, chaque vigneron et chaque maison a son savoir-faire, son idéal en matière de méthode culturale, ses secrets de vinification, et ses cuvées à proposer. En ce sens, notre approche est particulière.

La recherche poussée à tous les niveaux pour créer de grands vins inimitables vient du fait que j'ai suivi un parcours atypique. Ingénieur de formation, j'ai décidé de revenir sur le domaine familial suite à un tragique accident de mon jeune frère. J'y ai appris une chose primordiale: la vie n'a pas de prix... et c'est une des raisons pour lesquelles je cherche à préserver le mieux possible la vie qui s'installe dans mes vignes, mais aussi celle des personnes qui travaillent avec nous; et celle des consommateurs qui nous permettent de gagner l'argent nécessaire pour continuer dans notre voie.

C'est après avoir fait mon service militaire dans le génie et y avoir appris le mode d'action des toxiques  de combats sur l'homme que j'ai voulu faire une formation pour comprendre comment travailler la vigne. C'est en 1996 et 1997 que j'ai pris conscience - lors de cet apprentissage - que les modes d'entrée des pesticides dans le corps des ravageurs est le même que celui des gaz de combats mis au point pour les militaires. Je me suis rapidement demandé en quoi des biocides pouvaient être inoffensif à moyen terme sur l'homme...

En 1998, j'ai commencé par supprimé les insecticides, les désherbants, les engrais et les anti-botrytis. Puis, un jour, mon père m'a transmis une parcelle de pinots noirs qui était systématiquement ravagée par le mildiou. C'est cette vigne que j'ai dès lors cultivé sans pesticide. Je me suis dit que si la bio réussissait là, ça marcherait partout. Dès la première année, le pari était réussi. Je n'ai pas mis longtemps à déployer ces méthodes culturales sur mon vignoble. C'est en 2002 que le domaine a vu ses premières préparations biodynamiques. La biodynamie est une culture biologique améliorée par l'application de soins énergétiques.

L'énergétique est arrivée sur notre domaine par cette grande porte. Depuis, nous continuons à explorer ce très vaste domaine en perpétuelle évolution. De nouvelles possibilités sont testées chaque année pour aller encore plus loin. Le but est d'aider la nature à renaître après 20 à 30 ans de destruction systèmatique et savamment organisée par les pesticides; mais aussi de lui permettre d'évoluer dans un monde qui bouge vite.

Ainsi, outre la biodynamie, nous testons l'homéopathie, les dynamisations de plantes, d'autres techniques énergétiques, les huiles essentielles; et d'autres choses qui risqueraient d'être qualifiées d'ésothériques (géobiologie par exemple); mais nous assumons nos choix et acceptons de le révéler sur notre blog. Avec quelques années de recul, je sais que les possibilités de ces "techniques" dépassent notre imaginaire.

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