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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 14:41

L'azote est un moteur de la croissance des plantes.

C'est un élément difficile à maitriser.

Je dirais même que selon son origine, on ne peut pas le maitriser.

 

L'apport d'azote sous la forme NPK peut représenter un risque car l'absorbtion certaines formes azotées par les plantes est directement liée au taux d'azote dans le sol et au taux d'humidité des sols. En effet, plus le sol est humide, plus les éléments se solubilise. La vigne fonctionnant par osmose, la composition de la sève est liée à ce que contient le sol.

 

C'est très important car l'azote solubilisé par temps froid et pluvieux sera absorbé par la vigne.

Or, à ce moment précis, la vigne ne croit pas, faute de chaleur et de lumière.

C'est là que les problèmes arrivent !

 

L'azote que la vigne a accumulé dans ses tissus sans pouvoir l'utiliser va servir à d'autres.

C'est le cas notamment des cryptogammes... mildiou et oidium en sont friands.

Ils aiment avoir de l'azote à disposition pour proliférer.

 

Une vigne nourrie avec la mauvaise forme d'azote est sensible au mildiou, oïdium et botrytis.

 

La difficulté est de trouver la bonne forme d'azote à utiliser.

Personnellement, je me suis orienté vers le compost biodynamique riche en protéines végétales.

C'est l'activité biologique des sols qui va libérer progressivement l'azote des protéines. Dans la plante, il servira à la création des hormones de croisssance de la vigne. Toute fois, la vigne a surtout besoin d'éléments de croissance lorsqu'il faut beau, chaud et qu'il y a de l'eau disponible dans le sol. L'activité biologique des sols augmente aussi lorsqu'il fait beau, chaud et qu'il y a de l'humidité dans le sol. Ce compost devrait pouvoir contenter la vigne.

Lorsque le temps deviendra froid et pluvieux, l'activité biologique du sol va ralentir et éviter que la vigne sature ses tissus avec de l'azote.

 

A mon sens, l'emploi de ce compost biodynamique est tout indiqué pour aider nos vignes à s'adapter aux aléas climatiques.

Etant toujours à la recherche d'un moyen de ne pas utiliser de cuivre et de soufre pour la protection de mes vignes, je mets en place des pratiques qui me rapprochet de cet idéal.

 

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(parenthèse:

Le climat est-il responsable de l'expression des maladies ?)

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Je reviens à l'azote et au cas particulier de nos sols calcaires.

Dans les sols calcaires, la matière organique est bloquée par les excès de calcaire.

La transformation du compost par la vie biologique des sols peut être totallement bloquée.
Au printemps, les micro-organismes  ont besoin d'azote pour s'attaquer à ce type de compost bloqué par le pont calcique.

 

Cette année, j'ai choisi d'épandre un compost du commerce qui contient de l'azote.

Je pourrais aussi faire un compost mur (sans azote disponible) à épandre à l'automne et un compost jeune (qui a encore de l'azote disponible) au printemps. Je n'ai pas encore essayé.

 

J'envisage plutôt d'investir dans un semoir pour semer des légumineuses en inter-rang.

Les légumineuses captent l'azote de l'air. En les fauchant, en les broyant ou en les rolofacant, elle restituront l'azote accumulé naturellement. Cet apport d'azote naturel, produit sur place devrait permettre de couvrir les besoins en azote pour un bon démarrage de la dégration du compost.


Comme rien n'est parfait, ce broyage interviendrait au débourrement de la vigne... là où elle est sensible aux gelées... 

Ce broyage, ou la présence d'un engrais vert non broyé, augmente le taux d'humidité de l'air dans la parcelle.

Ceci pourrait favoriser le gel des bourgeons de vigne... à suivre !

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Published by Franck PASCAL - dans A la vigne
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commentaires

windows 8 internet explorer 02/06/2014 13:58

Thank you for sharing the guidelines of using nitrogen compost think this can increase the humidity rate in the plot. I never even knew about the idea of using nitrogen compost in agriculture.. Will try this as soon as I can.

Vers une nouvelle viticulture


En Champagne, chaque vigneron et chaque maison a son savoir-faire, son idéal en matière de méthode culturale, ses secrets de vinification, et ses cuvées à proposer. En ce sens, notre approche est particulière.

La recherche poussée à tous les niveaux pour créer de grands vins inimitables vient du fait que j'ai suivi un parcours atypique. Ingénieur de formation, j'ai décidé de revenir sur le domaine familial suite à un tragique accident de mon jeune frère. J'y ai appris une chose primordiale: la vie n'a pas de prix... et c'est une des raisons pour lesquelles je cherche à préserver le mieux possible la vie qui s'installe dans mes vignes, mais aussi celle des personnes qui travaillent avec nous; et celle des consommateurs qui nous permettent de gagner l'argent nécessaire pour continuer dans notre voie.

C'est après avoir fait mon service militaire dans le génie et y avoir appris le mode d'action des toxiques  de combats sur l'homme que j'ai voulu faire une formation pour comprendre comment travailler la vigne. C'est en 1996 et 1997 que j'ai pris conscience - lors de cet apprentissage - que les modes d'entrée des pesticides dans le corps des ravageurs est le même que celui des gaz de combats mis au point pour les militaires. Je me suis rapidement demandé en quoi des biocides pouvaient être inoffensif à moyen terme sur l'homme...

En 1998, j'ai commencé par supprimé les insecticides, les désherbants, les engrais et les anti-botrytis. Puis, un jour, mon père m'a transmis une parcelle de pinots noirs qui était systématiquement ravagée par le mildiou. C'est cette vigne que j'ai dès lors cultivé sans pesticide. Je me suis dit que si la bio réussissait là, ça marcherait partout. Dès la première année, le pari était réussi. Je n'ai pas mis longtemps à déployer ces méthodes culturales sur mon vignoble. C'est en 2002 que le domaine a vu ses premières préparations biodynamiques. La biodynamie est une culture biologique améliorée par l'application de soins énergétiques.

L'énergétique est arrivée sur notre domaine par cette grande porte. Depuis, nous continuons à explorer ce très vaste domaine en perpétuelle évolution. De nouvelles possibilités sont testées chaque année pour aller encore plus loin. Le but est d'aider la nature à renaître après 20 à 30 ans de destruction systèmatique et savamment organisée par les pesticides; mais aussi de lui permettre d'évoluer dans un monde qui bouge vite.

Ainsi, outre la biodynamie, nous testons l'homéopathie, les dynamisations de plantes, d'autres techniques énergétiques, les huiles essentielles; et d'autres choses qui risqueraient d'être qualifiées d'ésothériques (géobiologie par exemple); mais nous assumons nos choix et acceptons de le révéler sur notre blog. Avec quelques années de recul, je sais que les possibilités de ces "techniques" dépassent notre imaginaire.

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