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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 17:05

2011 était une année particulière pour moi.

 

En Mars 2011, je m'étais rendu en déplacement commercial en Amérique du Nord (USA et QUEBEC).

Je comptais être de retour pour la période où je commence à travailler les sols habituellement.

 

En me connectant régulièrement sur internet, j'ai pu constater que l'année était précoce.

J'ai réussi à piloter le bon placement des préparations biodynamiques; mais j'étais absent pour le premier travail du sol de l'année.

 

En mon absence, l'herbe beaucoup grandit. Et à mon retour, les conditions d'un bon travail su sol n'étaient plus réunies.

J'ai alors pris la décision de na pas travailler les sols du tout.

J'ai choisi de tondre nos 4 ha avec la tondeuse autotractée et de retravailler les sols aussitôt la première petit pluie.

 

La petite pluie salvatrice est arrivée deux mois plus tard !

Pendant 2 mois, il a fallu tondre le milieu du rang, utiliser la débroussailleuse à fils pour nettoyer le tour de chaque cep, ou encore cisailler les chardons qui montaient dans les pieds de vigne.

Et il fallait réussir ce challenge tout en effectuant les travaux habituels au vignoble.

C'était un travail pénible et laborieux, à faire sous la chaleur. Un moment que personne dans l'équipe ne souhaite revivre.

 

Ce genre d'imprévu a eu des conséquences car l'herbe printanière a concurrencé nos vignes sur le plan hydrique et nutritionnel en pleine période de forte croissance, pénalisant ainsi le développement des rameaux.

 

Dès que le travail du sol a été possible, la vigne a été soulagée de cette concurrence. Certes, elle a repris un peu de vigueur et les raisins ont pu profiter; mais le bois n'a pas regagné ce qu'il a perdu.

 

C'est au moment de la taille qu'on a pu mesurer à quel point la vigne a souffert.

2012 est une année où il est impératif que nos vignes recouvrent leur bois.

Sans bois, peu de bourgeons fructifères. Sans bourgeon fructifère, pas de raisin !

Sans raisin, pas de vin... et sans vin, pas d'argent pour la viabilité de l'entreprise !

 

 

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Published by Franck PASCAL - dans A la vigne
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Vers une nouvelle viticulture


En Champagne, chaque vigneron et chaque maison a son savoir-faire, son idéal en matière de méthode culturale, ses secrets de vinification, et ses cuvées à proposer. En ce sens, notre approche est particulière.

La recherche poussée à tous les niveaux pour créer de grands vins inimitables vient du fait que j'ai suivi un parcours atypique. Ingénieur de formation, j'ai décidé de revenir sur le domaine familial suite à un tragique accident de mon jeune frère. J'y ai appris une chose primordiale: la vie n'a pas de prix... et c'est une des raisons pour lesquelles je cherche à préserver le mieux possible la vie qui s'installe dans mes vignes, mais aussi celle des personnes qui travaillent avec nous; et celle des consommateurs qui nous permettent de gagner l'argent nécessaire pour continuer dans notre voie.

C'est après avoir fait mon service militaire dans le génie et y avoir appris le mode d'action des toxiques  de combats sur l'homme que j'ai voulu faire une formation pour comprendre comment travailler la vigne. C'est en 1996 et 1997 que j'ai pris conscience - lors de cet apprentissage - que les modes d'entrée des pesticides dans le corps des ravageurs est le même que celui des gaz de combats mis au point pour les militaires. Je me suis rapidement demandé en quoi des biocides pouvaient être inoffensif à moyen terme sur l'homme...

En 1998, j'ai commencé par supprimé les insecticides, les désherbants, les engrais et les anti-botrytis. Puis, un jour, mon père m'a transmis une parcelle de pinots noirs qui était systématiquement ravagée par le mildiou. C'est cette vigne que j'ai dès lors cultivé sans pesticide. Je me suis dit que si la bio réussissait là, ça marcherait partout. Dès la première année, le pari était réussi. Je n'ai pas mis longtemps à déployer ces méthodes culturales sur mon vignoble. C'est en 2002 que le domaine a vu ses premières préparations biodynamiques. La biodynamie est une culture biologique améliorée par l'application de soins énergétiques.

L'énergétique est arrivée sur notre domaine par cette grande porte. Depuis, nous continuons à explorer ce très vaste domaine en perpétuelle évolution. De nouvelles possibilités sont testées chaque année pour aller encore plus loin. Le but est d'aider la nature à renaître après 20 à 30 ans de destruction systèmatique et savamment organisée par les pesticides; mais aussi de lui permettre d'évoluer dans un monde qui bouge vite.

Ainsi, outre la biodynamie, nous testons l'homéopathie, les dynamisations de plantes, d'autres techniques énergétiques, les huiles essentielles; et d'autres choses qui risqueraient d'être qualifiées d'ésothériques (géobiologie par exemple); mais nous assumons nos choix et acceptons de le révéler sur notre blog. Avec quelques années de recul, je sais que les possibilités de ces "techniques" dépassent notre imaginaire.

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