Elle montre comment le grenelle de l'environnement a été enterré dans le dossier des OGM.
Encore une fois, nos politiques ont choisit la facilité: fuir leurs responsabilités est plus facile que de les assumer...
On va d'hypocrisie en hypocrisie; notamment les représentants de grands groupes de l'agro-alimentaire qui sont favorables à l'i ntroduction d'OGM dans la chaîne alimentaire humaine à condition que la présence de ces OGM ne soit pas tracée ni affichée sur les emballages... Ca dure 43 minutes, mais on ne voit pas le temps passer tellement on découvre à quel point l'être humain peut être à la fois inhumain et ne pas tenir compte de l'avenir ou des souhaits de ses administrés, dès lors que l'argent est la motivation suprême!!!
C'est par ici, bonne lecture... et veillez à ne pas rester amers ensuite, profiter du week-end pour évacuer ces relants de votre mémoire.
Les associations du Pesticides Action Network Europe (PAN-Europe), dont le MDRGF, publient les résultats d’une campagne d’analyses réalisée sur des vins d’Europe et du monde entier et dénoncent la contamination généralisée de ces vins par des résidus de pesticides.
L’Etude. L’étude a été coordonnée par PAN-Europe, et soutenue par le MDRGF pour la France, Global 2000 pour l’Autriche et Greenpeace Allemagne. 40 bouteilles de vin rouge ont été analysées, en provenance de France, d’Autriche, d’Allemagne, d’Italie, du Portugal, d’Afrique du sud, d’Australie et du Chili. 34 étaient issues de l’agriculture intensive et 6 de l’Agriculture Biologique .
Résultats : 100% des vins conventionnels testés contaminés. En effet chaque échantillon testé contient en moyenne plus de 4 résidus de pesticides différents : les plus contaminés d’entre eux contenant jusque 10 pesticides !
Niveau de contamination: 5800 fois plus élevée que pour l’eau potable ! Les niveaux de contamination dans cette étude sont variables et ne dépassent pas les limites maximales autorisées (LMR). Cependant, il est à noter qu’il n’existe pas de LMR vin a proprement parler mais qu’on se réfère à celles utilisées pour le raisin qui sont très élevées. Il faut en outre préciser que les niveaux de contamination observés dans le vin sont considérablement plus élevés que les niveaux tolérés pour les pesticides dans l’eau puisque qu’on a trouvé dans certains vins testés des quantités jusqu’à plus de 5800 fois supérieures aux Concentrations Maximales Admissibles (CMA) autorisées par pesticide dans l’eau du robinet !
Risques sanitaires. Ces nombreux résidus témoignent d’une utilisation très intensive de pesticides en viticulture. Parmi ces résidus trouvés de nombreuses molécules sont des cancérigènes possibles ou probables, des toxiques du développement ou de la reproduction, des perturbateurs endocriniens ou encore des neurotoxiques .
Vins biologiques. Les vins biologiques analysés ne renferment pas de résidus de pesticides à l’exception d’un échantillon de Bourgogne dans lequel on a trouvé des quantités faibles d’un produit. Cette présence est expliquée par les dérives des pulvérisations en provenance des parcelles voisines . Cette contamination des viticulteurs biologiques, quoique rare et à de faibles quantités, est totalement inacceptable.
« L’étude réalisée par PAN et le MDRGF montre que l’utilisation très intensive de pesticides en viticulture - 20% des pesticides utilisés sur 3% de la surface agricole - a comme conséquence la présence systématique de nombreux résidus dans les vins. Il est grand temps, conformément aux décisions du Grenelle, que la viticulture réduise sa consommation de pesticides pour réduire l’exposition des consommateurs en privilégiant les techniques alternatives aux pesticides. Ce sont ces systèmes alternatifs dont le MDRGF fait la promotion lors de la 3ème semaine sans pesticides qui a lieu du 20 au 30 mars. » déclare F. Veillerette, Président du MDRGF et administrateur du réseau PAN-Europe.
« En outre, les représentants du gouvernement français devront absolument tout faire pour que les législations européennes sur les pesticides en préparation éliment les pesticides les plus dangereux et favorisent les systèmes qui réduisent fortement, ou se passent complètement, de ces toxiques » ajoute F. Veillerette.
télécharger l'étude complète :
http://www.mdrgf.org/pdf/Rapport_vin_pesticide_fr.pdf
télécharger le communiqué de presse :
http://www.mdrgf.org/pdf/CP260306_Vin_residus.pdf
lire l'article de Libération de ce 27 mars :
http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/317823.FR.php
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Cet article corobore l'étude réalisée pendant 3 ans dans mon village. Cette étude montre que la viticulture raisonnée entraîne une pollution des eaux de surface (eaux de ruissellement en cas de pluie) allant jusqu'à 4000 fois supérieure à la nome de potabilité. Cette pollution chuterait entre 1000 et 2500 fois la norme de potabilité en cas d'enherbement semé... il y a encore du chemin à faire pour rendre nos cours d'eau propres d'ici à 2015 !
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Soit dit en passant, les alternatives existent. Il est d'ailleurs possible de déguster des vins obtenus sans pesticide lors de journées spéciales, comme ce sera le cas lors de la semaine des primeurs du bordelais... je vous donne les détails lundi sur mon blog.
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Cette info étant disponible sur http://www.biodyvin.com/index2.php, je cite:
"Mercredi 09 janvier 2008, la Haute Autorité sur les OGM a révélé que le maïs transgénique « MON 810 » commercialisé par la firme Monsanto présentait des risques sanitaires économiques et environnementaux.
Pour ARTE, Marie-Dominique Robin a réalisé un documentaire d’investigation retraçant l’ascension de cet empire américain et de son développement dans les biotechnologies et le contrôle des semences. Certains produits fabriqués par la firme ont fini par être interdits à la vente après avoir pollué la planète et tué ou rendu malades des dizaines de milliers de personnes. A chaque fois, la multinationale a menti, caché ou trafiqué les études montrant leur nocivité ; elle a été poursuivie et condamnée à de lourdes amendes, mais tout cela ne l’a pas empêchée de poursuivre son ascension."
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Une info que je juge de la plus haute importance... alors, bonne lecture, ou à vos magnétoscopes !
Comment ça ? C'est déjà dépassé le magnétoscope ? Moi qui pensait que le pouvoir d'achat était en berne :-)))
Il aura fallu en France que la chimie de synthèse soit dans l’impasse, que la
profession intercède auprès des autorités de tutelle et qu’accessoirement le produit biologique soit efficace, pour que le comité d’homologation se décide enfin à se pencher sur le trichoderma
pour lutter contre les maladies du bois.C’eût été impossible dans notre pays il y a quelques années où les techniques de lutte contre les maladies du bois alternatives à la chimie étaient plutôt pourchassées, ainsi que les articles de journalistes s’y rapportant. Cette fois-ci Agrauxine, la société détentrice du brevet pour un trichoderma atroviride, a obtenu l’AMM n°2080004. Probablement que de fortes pressions se sont exercées au niveau des comités d’homologation voyant une solution biologique être proposée pour remplacer des solutions chimiques toxiques : escudo et arsénite. Cassant ainsi ce mythe selon lequel, sans la chimie, le vigneron serait désarmé. Il est intéressant à ce sujet de lire un édito de Michel Bettane, intitulé « Halte aux biocons » qui estime que la viticulture biologique ne peut être pratiquée que par des « pointures techniques ». Les autres devraient s’en remettre à des recettes chimiques toutes faites.
Il aura fallu qu’une vingtaine d’organisations professionnelles, telles le Syndicat du cru Julienas, le Syndicat Régional des AOC Bordeaux supérieur, le Syndicat des Beaujolais ou le Syndicat AOC Cabernet de Saumur blancs, soutienne l’urgence de délivrer l’homologation d’Esquive WP auprès du ministère de l’agriculture. Preuve que les mécanismes d’homologation de ce pays ne sont pas aussi neutres qu’affirmé.
L’efficacité en traitement préventif est annoncée par Agrauxine à 67 %, et de 50 à 75% contre Eutypa lata - champignon de l’eutypiose – un an après le traitement, par le professeur Lecomte à l’Inra de Bordeaux. Devant ces faits, les comités homologateurs ont dû se rendre à l’évidence. Il aura fallu en France que la chimie de synthèse soit dans l’impasse, que la profession intercède auprès des autorités de tutelle et qu’accessoirement le produit biologique soit efficace, pour que le comité d’homologation se décide enfin à se pencher sur le trichoderma. D’autres pays comme la Suisse, l’Allemagne ou Israël utilisent légalement des trichoderma depuis plus de 10 ans ! Et en exportent…
En pratique, Esquive WP se présente sous forme de poudre, et doit être mélangé à de l’eau avant d’être appliqué en traitement préventif des plaies de tailles hivernales par pulvérisation à 4kg/hectare, dose pouvant être réduite à 2kg/hectare si utilisation de panneaux récupérateurs. Esquive peut aussi être badigeonné au pinceau (2kg/hectares) dans les jours qui suivent la taille. À noter également une application en pépinière puisque les plants de vigne estampillés Biorize des établissements Mercier subissent un traitement préventif à base du Trichoderma atroviride, dès la greffe. Des études portant sur des essais de courte durée in vitro ou sur plantes avec plaie de taille, montrent que ce champignon s’oppose à la pénétration des pathogènes responsables des maladies du bois.
Les esprits chagrins soulignent d’ailleurs que c’est là que le bât blesserait. Car en conditions de terrain, l’efficacité ne serait moindre ou nulle. Il est clair que les instituts homologateurs qui testent le champignon en conditions conventionnelles, donc avec des doses de fongicides « conventionnelles », doivent observer une diminution l’efficacité du champignon Trichoderma. C’est tout à fait ce qui est reproché à la France : vouloir homologuer des solutions bio dans un cadre conventionnel, alors que tous les autres pays homologuent des traitement bio dans des instituts bio.
Donc si Esquive est tout de même efficace en présence de fongicides de synthèse, probablement qu’en viticulture biologique, avec traitements au cuivre limités, l’efficacité n’en sera qu’améliorée.
David LEFEBVRE
Cela
faisait longtemps que les mouvements écologistes Allemands le demandaient.. et le voilà!
Le 14 janvier dernier, l'Allemagne a décidé de se doter d'un étiquette "Sans OGM" pour tous les produits alimentaires. Pour le lait, les oeufs et la viande, ce label garantira au consommateur
qu'aucun aliment issu de culture OGM n'a été utilisé pour nourrir les animaux (précision apportée par le Ministère de l'Agriculture allemand). Jusqu'à présent, le commissaire chypriote (Markos
Kyprianou) s'était toujours opposé à ce type d'étiquetage. La législation européenne impose un étiquetage aux seuls produits qui contiendraient plus de 0,9 % d'OGM. Par ailleurs, les aliments
provenants d'animaux nourris avec des OGM (lait, oeufs, viande, beurre...etc.) n'ont pas l'obligation de mentionner l'usage d'OGM dans l'étiquetage.
En France, le sénat examinera un projet de loi sur les OGM les 5,7, et 8 Février prochains. Une "Mobilisation Générale" est d'ailleurs organisée le 5 Février prochain en deux endroits précis de
Paris* pour dire "Pas d'OGM, c'est pas d'OGM. Ni dans les champs, ni dans les assiettes".
Dans le dossier des OGM en France, la FNSEA trouve déloyale qu'on interdise la production d'OGM sur le sol Français sans en interdire l'importation. Je les comprends parfaitement.
Les derniers sondages montrent que plus de 80% des Français sont hostiles aux OGM et n'en veulent pas dans leurs aliments. En créant un lablel sans OGM en France, le consommateur pourrait enfin
faire le choix en faisant ses courses entre des produits certifiés sans OGM et ceux qui en contiennent probablement. Ainsi, les agriculteurs souhaitant obtenir des débouchés sur le marché
Français devront adapter leurs pratiques à ce que demande le consommateur.
D'après ce que j'ai compris, la FNSEA demande à la France d'interdir les importations de substances OGM si elle en interdit la production sur son sol. C'est cohérant et logique; mais dans les
faits, une telle interdiction se traduirait par des représailles dans les accords commerciaux pour l'exportation de produits Français (agricoles ou non!).
Avec un label sans OGM, plus de 80% des consommateurs se tourneront naturellement vers l'aliment sans OGM (dixit les sondages), ce qui imposera pour les industriels de
l'agro-alimentaire d'acheter les productions Françaises et Allemandes certifiées sans OGM... L'importation d'aliments OGM s'arrêtera d'elle-même, sans interdiction unilatérale de la
France... Les produits Français ne pourront faire l'objet d'aucune pression commerciale dans ces conditions lors de la signature d'accords internationaux. Le débouché pour les produits de
l'agriculture Française certifiés sans OGM seront assurés aussi bien sur le marché Français (puisque la production correspondra à la demande du consommateur) qu'à l'export car de bonnes relations
auront été préservées avec les autres membres de l'OMC.
Espérons simplement que la France formulera la même demande de label sans OGM que l'Allemagne!
*La mobilisation de Paris:
1) Pique-nique de 12h30 à 15h30 au Sénat, dans le Jardin du Luxembourg
2) Manifestation au Flambeau à 18h (pour éclairer les Sénateurs) de la Place St Michel jusqu'au Sénat.
... lorsqu'on est chercheur en Génétique Moléculaire
sur les OGM ?
Aujourd'hui, un chercheur spécialisé sur les OGM serait en train d'être viré de son labo, ses crédits de recherche sont coupés alors que son contrat devait se terminer en 2009... C'est
bien dommage, car il ne partage pas l'avis suivant: "les OGM ne représentent aucun risque environnemental ni sanitaire pour le consommateur !"
Ce chercheur s'appelle Christian Vélot. Dans la video "Le pollen de la discorde", il explique que le gène d'une espèce de consommation
courante inséré dans une autre espèce de consommation courante peut rendre dangereuse cette seconde espèce de consommation courante... En effet, entre la 13ème et la 18ème minute du "Pollen
de la discorde", il explique comment et pourquoi un gène de pois dans lequel on a introduit un gène de haricot (pour le rendre résistant à une maladie commune des deux espèces) provoquerait des
problèmes hépatiques chez les souris ingérant le pois transgénique.
Attention, il n'est pas anti-OGM. Il appel simplement à la prudence en matière d'OGM.
Alors, cette position appelant à la vigilance sur les OGM dérangerait-elle au point qu'il connaisse le même sort que Claude BOURGUIGNON 25 ans plus tôt pour sa position concernant
l'effet dévastateur des pesticides ?
Voici ce qu'on peut lire sur http://www.sciencescitoyennes.org/spip.php?rubrique117:
"Christian Vélot est Enseignant-Chercheur en Génétique Moléculaire à l’Université Paris-Sud. Depuis 2002, il est responsable d’une équipe de recherche à l’Institut de Génétique et Microbiologie
(Institut mixte CNRS-Université) sur le Centre Scientifique d’Orsay. Parallèlement à son activité d’enseignement et de recherche, il anime sur son temps personnel de nombreuses conférences à
destination du grand public sur le thème des OGM. Ses conférences didactiques, dont l’une a notamment servi de document de travail à l’intergroupe OGM du Grenelle de l’Environnement, ont
permis à de nombreux citoyens d’avoir accès à une connaissance de la réalité des OGM et ont contribué à la prise de conscience raisonnée des risques qu’ils portent. Il est souvent intervenu en
tant que témoin dans les procès de faucheurs volontaires. Christian Vélot fait partie de ces lanceurs d’alerte qui oeuvrent pour faire valoir la réalité de certains risques et engager des débats
démocratiques, là où l’obscurité et l’opacité sont de règle. Ses prises de position lui valent aujourd’hui, de la part de la direction de son Institut, de nombreuses pressions matérielles, depuis
la confiscation de la totalité de ses crédits pour 2008, la privation d’étudiants stagiaires, la menace d’un déménagement manu militari, jusqu’à l’annonce de l’exclusion de son équipe de
l’Institut à partir de fin 2009. Nous, signataires de cette pétition, demandons que toutes les conditions soient rassemblées pour que Christian Vélot, avec son équipe, puisse poursuivre ses
activités de recherche indépendante, ce qui implique notamment que la totalité de ses crédits lui soient restitués et qu’il puisse rester dans ses locaux au moins jusqu’à la fin de son actuel
contrat (fin 2009). Au-delà du cas de Christian Vélot, nous appelons également à une très grande vigilance face aux atteintes à la liberté d’expression des chercheurs, et demandons un véritable
statut juridique des lanceurs d’alerte, dans le cadre d’une loi de protection de l’alerte et de l’expertise, dont le principe a été acté par le Grenelle de l’Environnement."
Si vous le souhaitez, une pétition de soutien existe pour que Christian Vélot ne subisse plus de "pressions matérielles :
confiscation de la totalité de ses crédits pour 2008, privation d’étudiants stagiaires, menace de déménagement manu militari, et décision arbitraire de non renouvellement de son contrat."
Si internet avait existé 30 plus tôt, Claude BOURGUIGNON aurait peut-être pu
alerter les citoyens des dangers des pesticides pour les sols et garder sa place à l'INRA. Après 30 ans de laxisme et d'usage intensif des pesticides, les sols sont moribons. Les aliments, l'eau,
l'air et le sol sont souillés par moults pesticides dangereux pour la santé... peut-on se contenter de laisser les erreurs du passé se reproduire ?
Pour voir une conférence de Christian Velot sur les OGM:
http://www.dailymotion.com/video/x29ad1_conference-christian-velot-15_politics
"Le Grenelle de la déception" selon
la Fédération Régionnale de l'Agriculture Biologique de Champagne-Ardenne (FRAB). Voici ci-après le communiqué de presse rédigé par la FRAB le 16 Octobre dernier. A la lecture, c'est effectivement
consternant! Sachez que si vous souhaitez que l'environnement soit réellement pris en compte dans ce grenelle, il existe un moyen:
http://www.legrenelle-environnement.tv/petition.
Votre avenir est entre vos mains :-)
Plus sérieusement, voici le communiqué de presse de la FRAB Champagne-Ardennes qui renseigne sur les discussions en coulisse...
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Grenelle de l’Environnement régional :
Après l’enthousiasme, la déception.
La Fédération Régionale des AgroBiologistes de Champagne-Ardenne participait hier au Grenelle de l’Environnement organisé à Châlons en Champagne, et plus spécifiquement à l’atelier de travail relatif aux modes de production et de consommation durables.
Premier constat : une place privilégiée a été accordée à la profession agricole conventionnelle
La représentation collégiale qui a fait l’intérêt des groupes de travail nationaux était loin d’être atteinte en région ; les organisations professionnelles agricoles classiques étaient massivement représentées à travers des membres de coopératives, de chambres d’agriculture, du syndicat majoritaire, et par des organismes ou sociétés qui gravitent autour tels l’UIPP, Arvalis-Institut du Végétal, les firmes semencières. Peu de place a été laissée à l’agriculture biologique, pourtant garante de changements imposants en matière de respect de l’environnement. Un seul représentant de la filière biologique était invité. Fort heureusement, quelques associations environnementales, de consommateurs, quelques lycées et quelques collectivités comme les PNR, les Conseils généraux et le Conseil régional ont pu participer à l’atelier.
Deuxième constat : le choix du rapporteur est largement contestable
Prévu pour assurer un rôle de retranscription synthétique des opinions exprimées dans l’atelier, le rapporteur Gérard Lapie, ancien président de la chambre régionale d’agriculture, n’a fait preuve d’aucune neutralité. Il était indispensable qu’une personne indépendante des enjeux discutés dans cet atelier soit nommée comme rapporteur. Nous mettons donc en cause ce choix de la préfecture.
Troisième constat : la HVE est une « usine à gaz »
La Haute Valeur Environnementale (HVE) a été largement critiquée par les participants. Avec pour objectif d’offrir des garanties en matière d’environnement au consommateur, sur les produits agricoles, ce concept troublera encore plus les consommateurs, déjà perdus dans la multitude des signes de qualité, officiels ou non. Pire, la HVE ne signifie rien. Elle prévoit différents niveaux de respect de l’environnement, mais bizarrement c’est l’agriculture raisonnée qui a été largement évoquée, ses acteurs déplorant le nombre très faible de fermes qualifiées dans la région (101, contre 145 en agriculture biologique) et l’absence de valorisation vis-à-vis du consommateur. C’est normal, le consommateur demande mieux.
La FRAB a donc formulé ses propositions sur ce point : abandonner l’idée de HVE, s’appuyer sur les démarches professionnelles existantes en matière de certification et hiérarchiser les niveaux de pratiques en fonction de leur intérêt environnemental en positionnant l’agriculture biologique au plus haut de l’échelle, considérant ses impacts positifs sur l’environnement et l’espace rural. Rappelons que les bénéfices de ce mode de production sur la qualité de l’eau, la préservation des sols, la biodiversité et la durabilité des exploitations agricoles, sont explicitement reconnus dans les textes européens (règlement CE 2092/91 et 1804/99).
Cette proposition n’a pas été retenue dans le rapport.
Quatrième constat : Fixer des objectifs ambitieux et s’y tenir !
Atteindre 6% des surfaces agricoles en bio en 2010et 20% en 2020. Telle était l’une des propositions discutées dans l’atelier. Ce chiffre est-il trop ambitieux ? Oui pour les organisations conventionnelles qui demandent qu’on se fixe l’objectif d’atteindre l’autosuffisance, c’est-à-dire produire à hauteur de la demande. Pour la FRAB, ce chiffre est à nuancer : 6% en 2010 puis 20% en 2020, c’est effectivement trop ambitieux si les moyens adéquats ne sont pas déployés. Avec 0.5% de bio en Champagne-Ardenne, le pas à franchir est grand. Bien plus grand que le doublement des surfaces bio régionales d’ici 2013, envisagé par la profession bio. Mais ce doublement cache une autre réalité : aucune organisation professionnelle agricole de la région n’a jusqu’à aujourd’hui daigné accorder un intérêt à l’agriculture biologique à hauteur des enjeux. 20% en 2020, la FRAB est évidemment favorable à cet objectif, à la condition de ne pas être seule à devoir y répondre. Elle demande donc explicitement que l’accompagnement technique, l’appui organisationnel, la formation en agriculture biologique deviennent des composantes obligatoires du développement agricole. L’Etat et les pouvoirs publics doivent assumer leurs objectifs par la mise à disposition de moyens financiers massifs. Les organisations agricoles doivent quant à elles se retrousser les manches et rattraper leur retard.
La demande d’un accompagnement sur le terrain et de conseils massifs en agriculture biologique n’a pas été reprise dans le rapport de l’atelier.
Cinquième constat : Parler de l’agriculture biologique, oui mais en connaissance de cause !
L’agriculture biologique n’est pas le fait d’agriculteurs hippies, vivant sans électricité, pieds nus et passant leur temps à philosopher sur la vie. L’image est caricaturale, certes. Mais les idées reçues des représentants agricoles le sont tout autant. La FRAB appelle les acteurs agricoles à cesser de diffuser des messages alarmistes et faux sur l’agriculture biologique, sur les freins terribles qui existeraient pour se convertir à la bio, sur le poids de la réglementation et de la charge administrative, etc. Les agriculteurs biologiques sont disposés et l’ont toujours été à expliquer ce qu’est l’agriculture biologique, à faire visiter leurs fermes, à présenter leurs pratiques, à montrer en quoi il s’agit d’une agriculture à la pointe de la modernité, sans cesse en quête d’innovations agronomiques, et qui se remet en cause. Certaines organisations ont affiché leur intérêt d’apprendre de l’agriculture biologique. La FRAB se tient à leur disposition.
Sixième constat : chassez les OGM, ils reviennent au galop !
Olivier De Lagarde, Directeur Régional de l’Agriculture et de la Forêt l’avait précisé d’entrée de jeu en tant qu’animateur de l’atelier : celui-ci ne traitera pas des OGM, car le sujet sera débattu au niveau national par les parlementaires. Malgré cela, plusieurs organisations agricoles ont insisté sur la nécessité de réfléchir aux OGM comme outil de réduction de l’utilisation de pesticides et des pollutions diffuses. Les semenciers ont même rappelé l’après-midi qu’ils étaient tout disposés à poursuivre leurs recherches et à continuer à fournir des semences GM et non GM, la coexistence étant garantie comme l’attestent selon eux de nombreux exemples à travers le monde. Même si la FRAB ne s’est pas prononcé sur le sujet lors de la journée d’hier, sa position est claire : Non, la coexistence n’est pas possible. Il est illusoire de croire qu’on peut préserver les cultures non GM et l’environnement à partir du moment où les OGM sont autorisés et cultivés. Et justement, les nombreux exemples dans le monde viennent conforter cette réalité.
Septième constat : les produits bio doivent être accessibles à tous.
Le coût des produits alimentaires a été discuté. Comment permettre à des foyers modestes d’accéder à une alimentation qui peut coûter un peu plus cher ? Si le mode de consommation doit être revu pour permettre à chacun de consommer mieux, il est aussi d’autres mesures simples qui pourraient être mises en place. Parmi elles, la suppression de la TVA sur les produits bio, justifiée par les nombreuses aménités que l’agriculture biologique procure à l’ensemble de la société.
Cette proposition n’a pas été retenue dans le rapport de l’atelier.
Huitième constat : le cas de la luzerne récupéré par les lobbies de la chimie
La filière luzerne est en crise. Les surfaces de luzerne régressent. C’est préjudiciable pour l’agriculture champardennaise qui, avec cette culture, dispose d’un outil très puissant de protection de l’environnement, notamment des ressources en eau. La luzerne, cultivée traditionnellement pendant plusieurs années dans les rotations a pour intérêt agronomique sa capacité à fixer l’azote de l’air et donc à en enrichir le sol – diminuant le besoin de fertilisation azotée dans les cultures suivantes. Dans le cadre de la discussion portant sur la réduction des pesticides qui devra notamment passer par l’interdiction de certaines molécules, les représentants de l’agriculture intensive ont mis en avant que supprimer la molécule herbicide utilisée sur la luzerne reviendrait à condamner cette culture. Cette récupération du problème par les lobbies de l’agrochimie est scandaleuse. La culture de luzerne n’a nul besoin d’herbicide. Pour preuve elle est cultivée en agriculture biologique sans intervention spécifique pour maîtriser les adventices, car elle présente un autre intérêt agronomique qui est de concurrencer toutes les adventices. La filière luzerne est effectivement menacée dans la région, non pas par l’interdiction prochaine de molécules chimiques pour leur dangerosité, mais par les cultures à vocation énergétique qui sont plus profitables économiquement.
Un des groupes a pointé dans sa synthèse la nécessité d’effacer les lobbies pour proposer des mesures pertinentes, efficaces, dont le seul moteur serait le souci de concevoir les activités humaines de manière à ce qu’elles respectent l’environnement. C’est à ce prix que des avancées seront réalisées dans le domaine agricole également. Mais malheureusement ce Grenelle de l’environnement régional est passé à côté et les conclusions de son atelier sur les modes de production et de consommation durables s’en ressentent. La FRAB Champagne-Ardenne affiche sans ambiguïté sa déception et lance un appel au monde agricole pour que le rendez-vous que doivent constituer les assises nationales de l’agriculture soit le bon : un changement profond des modes de production agricoles est à enclencher.
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Contact presse Guillaume Delaunay Tél. : 03.26.64.95.09 frab@biochampagneardenne.org |

La Pomme de Terre OGM arrive en Europe !
6 pays se sont abstenus, 11 ont voté contre et 10 pour l’autorisation de mise en culture de la pomme de terre OGM de l’industriel allemand BASF… Faute de majorité dans un sens comme dans l’autre, la décision va donc revenir à la Commission. « Nous déplorons une fois de plus cette procédure biaisée : à chaque fois la Commission européenne dit oui en se basant sur l’avis de l’autorité européenne de sécurité des aliments » déclare Arnaud Apoteker de Greenpeace. « Les ministres fuient leur responsabilité alors que les opinions publiques européennes sont majoritairement opposées à l’invasion des cultures et des produits OGM ! »
En s’abstenant, le gouvernement français a permis d’éviter que la pomme de terre soit adoptée immédiatement par le Conseil des ministres, mais a fait l’autruche, fermant les yeux sur les 86% de français hostiles aux cultures d’OGM.
La pomme de terre BASF contient un gène de résistance à la néomycine et à la kanamycine, des antibiotiques réservés au traitement des infections aigües. « La résistance accrue des hommes et animaux aux antibiotiques est un grave problème médical. Utiliser des gênes résistants alors que ce n’est pas indispensable est tout à fait irresponsable ! » poursuit Arnaud Apoteker.
Contrairement aux affirmations de la Commission, l’utilisation de cette pomme de terre ne sera pas qu’à seule fin de production d’amidon pour l’industrie du papier. Certains résidus pourront servir à l’alimentation animale. Dans sa demande d’autorisation, BASF n’exclut d’ailleurs pas que cet OGM puisse être utilisé ou présent dans l’alimentation.
« En autorisant pour la première fois une pomme de terre OGM, la Commission va faire un pas de plus vers l’irréparable. Comme pour le maïs, le risque de contamination des cultures conventionnelles et biologiques, et donc de passage dans la chaîne alimentaire, ne peut être écarté » conclut Arnaud Apoteker.
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Sur ce, on va profiter de nos dernières pommes de terre nouvelles du jardin. A l'avenir, nous ne pourrons plus être sûr que nos pommes de terre du jardin sont exemptes de contaminations OGM :-((
Et lorsque l'étape suivante sera de modifier la pomme de terre pour qu'elle "résiste" (comme on dit) au doryphore, on expliquera à nos petits-enfants:
"Tu sais mon p'tit, je vais te raconter un truc. En 2007, on pouvait encore produire soi-même des aliments sans OGM. C'était le bon vieux temps ! Un temps où on était libre de produire ce qu'on souhaitait manger... libre de ramasser les doryphores à la main pour ne pas faire de traitement dans le jardin. Tu ne peux pas savoir ce qu'est un doryphore, ce charrançon a disparru en 2021. C'était une petite bête qui voulait juste manger pour vivre, mais certains ont voulut le voir disparaître... Aujourd'hui, tu n'as plus le choix, le gêne s'est répandu sur le plan planétaire en quelques années car on en a fait un essais en plein champ. Comme les gens avaient souvent un jardin à la campagne, le gêne s'est disséminé de proche en proche, sans avoir de frontière. A l'origine, quand elle vivait naturellement, la pomme de terre ne produisait pas le poison qui tuait le doryphore. Maintenant, le doryphore n'est plus là, mais personne ne sait comment retirer le gêne implanté. On mange des insecticides à longueur de repas.
Une chose me vient à l'esprit... à l'époque une pub disait "Mangez au moins 5 fruits et légumes par jour pour être en bonne santé"... A partir de 2011, les gênes biocides implantés par l'homme par manipulation génétique ont muté. Des chercheurs pensent que les premiers cas se sont produits en Ukraine, suite à l'exposition des pommes de terres à des rayonnements nucléaires résiduels de l'explosion d'une centrale nucléaire. Ces rayonnements altèrent l'ADN des êtres vivants et crèent des mutations, c'est connu depuis la seconde guerre mondiale. Ces plants de pomme de terre aux gênes altérés se sont mis à produire de nombreuses substances toxiques pour l'homme et les animaux en lieu et place des insecticides visant le doryphore. Malgré les fonds internationnaux, personne n'a réussi à trouver de remède à cette dérive. C'est totallement incontrôlable.
Ce qui est difficle pour l'agriculteur d'aujourd'hui, c'est de savoir quels sont les plants qui produisent des pommes de terre commestibles, car les apparences ne permettent pas de déceler ça. Au début, quand on voyait des doryphores sur nos pommes de terres, on savait qu'elles n'étaient pas OGM... on pouvait en manger sans crainte. Maintenant, même les contrôles avant commercialisation ne suffisent pas pour détecter la multitude de substances dangereuses potentiellement présentes. Il faut avoir de la chance, être nés sous une bonne étoile !
Quel gâchis ! Ton enfance et la mienne n'ont décidément rien en commun... Allez mon p'tit, finit ta soupe. Il paraît qu'il y a plein de vitamines et d'anti-oxydants. Ca t'aidera à soigner ta leucémie."
Profitons de nos jours heureux, l'avenir semble sombre...
En 2007, 19 815 ha de maïs OGM ont été plantés en France. Un chiffre à faire froid dans le dos quand on connaît l'ampleur des contaminations possibles alors qu'il n'y a pas de vrai recul sur les effets à long terme de ces créations de l'Homme sur la Nature...
Le ministère de l'Agriculture a mis en ligne (www.ogm.gouv.fr) la localisataion des parcelles semées en OGM en France. Prévue par une directive européenne de 2001, cette obligation de transparence na été inscrite dans le droit Français que le 20 mars dernier, par arrêté ministériel. Cet arrêté crée un registre nationnal qui recense chaque année le nombre et la surface des parcelles semées en OGM par canton, sur la base des déclarations des agriculteurs.
Par grandes régions, les surfaces sont les suivantes :
Midi Pyrénées: 14 122 ha
Aquitaine: 4796 ha
Poitou-Charentes: 474 ha
Rhone-Alpes: 270 ha
Centre: 40 ha
Pays de la Loire: 39 ha
Auvergne: 23 ha
Lorraine: 20 ha
Bourgogne: 16,5 ha
Languedoc Roussillon: 11 ha
Bretagne: 2 ha
Ile de France et Paca: moins de 1 ha
A ma grande satisfaction, il semblerait que les agriculteurs de Champagne-Ardenne n'aient pas vendue leur ame au diable...
Dans la foulée de cette publication, Greenpeace a demandé la suspension immédiate des cultures de la culture de maïs OGM et réalisé la récolte préventive de ces 20 000 ha actuellement en culture.
Petites questions toutes personnelles: comment la filière Maïs va-t-elle s'y prendre au pour séprare les OGM des non OGM lors des moissons ??? On en est la tracabilité des flux de maïs et la transparence des destinations des OGM ???
Pour en savoir plus...
un apiculteur dont le miel a été contaminé via du pollen provenant de maïs OGM:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-935188@51-918000,0.html
Le plus drôle (si c'est drôle ?), c'est que l'apiculteur a dû dédommager le cultivateur OGM sous prétexte que ses ruches étaient trop proches du champ OGM... je me demande comment feront les apiculteurs lorsqu'on aura comis l'erreur de laisser les OGM se développer partout. Faudra-t-il mettre les ruches sur la lune ? On se demande si certains jurés ont un peu de bon sens, non ?
A mon humble avis, les vraies questions à se poser sont:
- Peut-on tolérer les contaminations volontaires des espèces naturelles par les planteurs d'OGM ? Je ne parle pas de contamination fortuite car il est maintenant largement établit que dès qu'il y a semence OGM, il y a contamination ensuite.
- Si ces contaminations sont légales et qu'on accepte que la nature entière soit modifiée de manière inéluctable année après année par contaminations successive des ADN primordiaux des plantes sauvages ou cultivées. A quoi bon créer des collections de plantes menacées pour faire face à une éventuelle épidémie sur les cultures qui nous nourrissent ?
- A quand l'homme génétiquement modifié pour pouvoir digérer les pesticides que les plantes produisent elles-mêmes (ou dont elles sont copieusement arrosées car elles y résistent) sans altérer sa santé. Je rappelle que l'homme, comme tout animal, digère ses aliments grâce à sa flore intestinale. En ingérant des molécules chimiques spécialisées dans la destruction de ces micro-organismes, l'homme peut-il encore digérer correctement ses aliments pour être normalement constitué et en bonne santé ?
Autre article du 14 Mars 2007:
Forts soupçons de toxicité sur un maïs OGM
Résumé:Selon le Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (Criigen), le MON 863 est toxique pour le foie et les reins du rat. Autorisé à la mise sur le marché en France et en Europe, le MON 863, un maïs transgénique conçu par Monsanto, est depuis plus de deux ans au centre d'une polémique sur son innocuité ( Le Monde du 23 avril 2004). Ces débats pourraient reprendre après la publication, mardi 13 mars, dans la revue Archives of Environmental Contamination and Toxicology, d'une étude suggérant une toxicité de cet organisme génétiquement modifié (OGM) pour le foie et les reins.