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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 09:23

Pour préparer le millésime 2011, je voulais semer des légumineuses d'hiver: féveroles, lottier et trèfle blanc.

J'ai cherché plus de 2 mois durant pour les trouver.

 

Après avoir contacté plus de 40 semenciers pour trouver mon bonheur, j'ai fini par trouver les semences.

Malheureusement, elles sont arrivées avec 4 à 5 jours de retard.

Les pluies étaient revenues...

 

Le semis à eu lieu, mais je ne peux pas passer enfouir les semences car la terre colle trop.

 

A cette saison, en champagne, les jours sans pluie sont rares, trop rares.

 

Le compost d'automne n'a pas été semé non plus...

Je vais devoir attendre les gelées de décembre au janvier pour faire l'épandage...

 

Un chose est réussie: le compost biodynamique à épandre l'année prochaine est en cours de fermentation.

Un beau travail, bien fait !

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Published by Franck PASCAL - dans A la vigne
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commentaires

OB 12/11/2010 15:40



Merci beaucoup, c'est meme bien plus que je n'en attendais.


En resumé, on seme de l'herbe qui capte l'azote de l'air pour l'enfouir apres et qui va se transformer en engrais non chimique, malin!



OB 10/11/2010 19:33



merci de la reponse....


et merci de me desinscrire alors si vous ne vous donnez meme pas la peine de repondre!


OB



Franck PASCAL 12/11/2010 10:45



Bonjour OB,


Merci de me relancer, j'avais mis votre question de côté pensant y revenir dès que possible.


Les 3 variétés de plantes sont de la famille des légumineuses.


Les légumineuses sont plantes utilisées en rotation des cultures pour permettre au sol de se reposer et d'éviter de faire un apport de fertilisant. En effet, ces plantes ont la capacité de puiser
l'azote de l'air et de le stocker dans leur racines.


Le sol se trouve naturellement enrichi en azote.


C'est généralement le rôle des fertilisants de type amendement ou engrais.
Ici, la nature le fait toute seule, mis à part le fait qu'un semi est nécessaire.


LEs attentes sont multiples:


- l'azote est d'origine végétale et non animale, ce qui correspond mieux aux besoin de la vigne.


- les légumieuses, une fois fauchées, apportent de la biomasse au sol: les tiges non ligneuses sont riche en sucre et en azote facilement disponibles pour la multiplication des micro-organismes
aérobies.


- les féveroles sont hautes. Les coucher avec un rolo faca créera une sorte de paillage en cours de décomposition. Ce paillage présent sur le sol crèe les conditions d'humidité et de température
idéales au travail des micro-organismes, et des vers de terre


- les racines de féveroles descendent très bas. Elles émiettent le sol en profondeur, permettant à l'eau de s'infiltrer et à l'air, afin que la vie puisse se décupler. D'autre part, les racines
font remonter des élements bloqués en profondeur dans les tiges de féverole. Ces éléments minéraux sont remis en activité par les micro-organismes du sol pour un nouveau cycle. Un jour, ces
minéraux seront mis à disposition de la vigne pour renforcer l'expression du terroir.


Cette réponse vous suffit-elle ?
Merci,


Franck PASCAL 


 



OB 05/11/2010 18:55



et quel est l'interet de chaque espece d'herbe?



Vers une nouvelle viticulture


En Champagne, chaque vigneron et chaque maison a son savoir-faire, son idéal en matière de méthode culturale, ses secrets de vinification, et ses cuvées à proposer. En ce sens, notre approche est particulière.

La recherche poussée à tous les niveaux pour créer de grands vins inimitables vient du fait que j'ai suivi un parcours atypique. Ingénieur de formation, j'ai décidé de revenir sur le domaine familial suite à un tragique accident de mon jeune frère. J'y ai appris une chose primordiale: la vie n'a pas de prix... et c'est une des raisons pour lesquelles je cherche à préserver le mieux possible la vie qui s'installe dans mes vignes, mais aussi celle des personnes qui travaillent avec nous; et celle des consommateurs qui nous permettent de gagner l'argent nécessaire pour continuer dans notre voie.

C'est après avoir fait mon service militaire dans le génie et y avoir appris le mode d'action des toxiques  de combats sur l'homme que j'ai voulu faire une formation pour comprendre comment travailler la vigne. C'est en 1996 et 1997 que j'ai pris conscience - lors de cet apprentissage - que les modes d'entrée des pesticides dans le corps des ravageurs est le même que celui des gaz de combats mis au point pour les militaires. Je me suis rapidement demandé en quoi des biocides pouvaient être inoffensif à moyen terme sur l'homme...

En 1998, j'ai commencé par supprimé les insecticides, les désherbants, les engrais et les anti-botrytis. Puis, un jour, mon père m'a transmis une parcelle de pinots noirs qui était systématiquement ravagée par le mildiou. C'est cette vigne que j'ai dès lors cultivé sans pesticide. Je me suis dit que si la bio réussissait là, ça marcherait partout. Dès la première année, le pari était réussi. Je n'ai pas mis longtemps à déployer ces méthodes culturales sur mon vignoble. C'est en 2002 que le domaine a vu ses premières préparations biodynamiques. La biodynamie est une culture biologique améliorée par l'application de soins énergétiques.

L'énergétique est arrivée sur notre domaine par cette grande porte. Depuis, nous continuons à explorer ce très vaste domaine en perpétuelle évolution. De nouvelles possibilités sont testées chaque année pour aller encore plus loin. Le but est d'aider la nature à renaître après 20 à 30 ans de destruction systèmatique et savamment organisée par les pesticides; mais aussi de lui permettre d'évoluer dans un monde qui bouge vite.

Ainsi, outre la biodynamie, nous testons l'homéopathie, les dynamisations de plantes, d'autres techniques énergétiques, les huiles essentielles; et d'autres choses qui risqueraient d'être qualifiées d'ésothériques (géobiologie par exemple); mais nous assumons nos choix et acceptons de le révéler sur notre blog. Avec quelques années de recul, je sais que les possibilités de ces "techniques" dépassent notre imaginaire.

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