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16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 17:13

En 2007, 19 815 ha de maïs OGM ont été plantés en France. Un chiffre à faire froid dans le dos quand on connaît l'ampleur des contaminations possibles alors qu'il n'y a pas de vrai recul sur les effets à long terme de ces créations de l'Homme sur la Nature...

Le ministère de l'Agriculture a mis en ligne (www.ogm.gouv.fr) la localisataion des parcelles semées en OGM en France. Prévue par une directive européenne de 2001, cette obligation de transparence na été inscrite dans le droit Français que le 20 mars dernier, par arrêté ministériel. Cet arrêté crée un registre nationnal qui recense chaque année le nombre et la surface des parcelles semées en OGM par canton, sur la base des déclarations des agriculteurs.

Par grandes régions, les surfaces sont les suivantes :
Midi Pyrénées: 14 122 ha
Aquitaine: 4796 ha
Poitou-Charentes: 474 ha
Rhone-Alpes: 270 ha
Centre: 40 ha
Pays de la Loire: 39 ha
Auvergne: 23 ha
Lorraine: 20 ha
Bourgogne: 16,5 ha
Languedoc Roussillon: 11 ha
Bretagne: 2 ha
Ile de France et Paca: moins de 1 ha

A ma grande satisfaction, il semblerait que les agriculteurs de Champagne-Ardenne n'aient pas vendue leur ame au diable...

Dans la foulée de cette publication, Greenpeace a demandé la suspension immédiate des cultures de la culture de maïs OGM et réalisé la récolte préventive de ces 20 000 ha actuellement en culture.

Petites questions toutes personnelles: comment la filière Maïs va-t-elle s'y prendre au pour séprare les OGM des non OGM lors des moissons ??? On en est la tracabilité des flux de maïs et la transparence des destinations des OGM ??? 

Pour en savoir plus...
un apiculteur dont le miel a été contaminé via du pollen provenant de maïs OGM:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-935188@51-918000,0.html
Le plus drôle (si c'est drôle ?), c'est que l'apiculteur a dû dédommager le cultivateur OGM sous prétexte que ses ruches étaient trop proches du champ OGM... je me demande comment feront les apiculteurs lorsqu'on aura comis l'erreur de laisser les OGM se développer partout. Faudra-t-il mettre les ruches sur la lune ?  On se demande si certains jurés ont un peu de bon sens, non ?

A mon humble avis, les vraies questions à se poser sont:
-  Peut-on tolérer les contaminations volontaires des espèces naturelles par les planteurs d'OGM  ? Je ne parle pas de contamination fortuite car il est maintenant largement établit que dès qu'il y a semence OGM, il y a contamination ensuite.
- Si ces contaminations sont légales et qu'on accepte que la nature entière soit modifiée de manière inéluctable année après année par contaminations successive des ADN primordiaux des plantes sauvages ou cultivées. A quoi bon créer des collections de plantes menacées pour faire face à une éventuelle épidémie sur les cultures qui nous nourrissent ?
- A quand l'homme génétiquement modifié pour pouvoir digérer les pesticides que les plantes produisent elles-mêmes (ou dont elles sont copieusement arrosées car elles y résistent) sans altérer sa santé. Je rappelle que l'homme, comme tout animal, digère ses aliments grâce à sa flore intestinale. En ingérant des molécules chimiques spécialisées dans la destruction de ces micro-organismes, l'homme peut-il encore digérer correctement ses aliments pour être normalement constitué et en bonne santé ?

Autre article du 14 Mars 2007:
Forts soupçons de toxicité sur un maïs OGM
Résumé:Selon le Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (Criigen), le MON 863 est toxique pour le foie et les reins du rat. Autorisé à la mise sur le marché en France et en Europe, le MON 863, un maïs transgénique conçu par Monsanto, est depuis plus de deux ans au centre d'une polémique sur son innocuité ( Le Monde du 23 avril 2004). Ces débats pourraient reprendre après la publication, mardi 13 mars, dans la revue Archives of Environmental Contamination and Toxicology, d'une étude suggérant une toxicité de cet organisme génétiquement modifié (OGM) pour le foie et les reins.

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Published by Franck PASCAL - dans Actualité
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commentaires

kurt 24/07/2007 19:01

je reste toujours supris par l'importance des cultures en midi pyrenees ! je suis en champagne et nous n'avons pas l'importance gastronomique, culinaire et culturel de cette region. je suis inquiet...

Franck PASCAL 25/07/2007 20:44

Il y a de quoi... ce n'est malheureusement que le début :-((

Vers une nouvelle viticulture


En Champagne, chaque vigneron et chaque maison a son savoir-faire, son idéal en matière de méthode culturale, ses secrets de vinification, et ses cuvées à proposer. En ce sens, notre approche est particulière.

La recherche poussée à tous les niveaux pour créer de grands vins inimitables vient du fait que j'ai suivi un parcours atypique. Ingénieur de formation, j'ai décidé de revenir sur le domaine familial suite à un tragique accident de mon jeune frère. J'y ai appris une chose primordiale: la vie n'a pas de prix... et c'est une des raisons pour lesquelles je cherche à préserver le mieux possible la vie qui s'installe dans mes vignes, mais aussi celle des personnes qui travaillent avec nous; et celle des consommateurs qui nous permettent de gagner l'argent nécessaire pour continuer dans notre voie.

C'est après avoir fait mon service militaire dans le génie et y avoir appris le mode d'action des toxiques  de combats sur l'homme que j'ai voulu faire une formation pour comprendre comment travailler la vigne. C'est en 1996 et 1997 que j'ai pris conscience - lors de cet apprentissage - que les modes d'entrée des pesticides dans le corps des ravageurs est le même que celui des gaz de combats mis au point pour les militaires. Je me suis rapidement demandé en quoi des biocides pouvaient être inoffensif à moyen terme sur l'homme...

En 1998, j'ai commencé par supprimé les insecticides, les désherbants, les engrais et les anti-botrytis. Puis, un jour, mon père m'a transmis une parcelle de pinots noirs qui était systématiquement ravagée par le mildiou. C'est cette vigne que j'ai dès lors cultivé sans pesticide. Je me suis dit que si la bio réussissait là, ça marcherait partout. Dès la première année, le pari était réussi. Je n'ai pas mis longtemps à déployer ces méthodes culturales sur mon vignoble. C'est en 2002 que le domaine a vu ses premières préparations biodynamiques. La biodynamie est une culture biologique améliorée par l'application de soins énergétiques.

L'énergétique est arrivée sur notre domaine par cette grande porte. Depuis, nous continuons à explorer ce très vaste domaine en perpétuelle évolution. De nouvelles possibilités sont testées chaque année pour aller encore plus loin. Le but est d'aider la nature à renaître après 20 à 30 ans de destruction systèmatique et savamment organisée par les pesticides; mais aussi de lui permettre d'évoluer dans un monde qui bouge vite.

Ainsi, outre la biodynamie, nous testons l'homéopathie, les dynamisations de plantes, d'autres techniques énergétiques, les huiles essentielles; et d'autres choses qui risqueraient d'être qualifiées d'ésothériques (géobiologie par exemple); mais nous assumons nos choix et acceptons de le révéler sur notre blog. Avec quelques années de recul, je sais que les possibilités de ces "techniques" dépassent notre imaginaire.

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