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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 16:40


Nous avons dégusté les vins de la dernière vendange... et je dois dire que le préssentiment sur la qualité des vins de l'année se confirme. Comme je disais en voyant les raisins, pas besoin de mesure d'acidité, de degré et de pH pour savoir qu'on tient un Millésime. Le potentiel des vins est en effet à la hauteur d'un très beau, voir grand Millésime.

Fruit, matière, structure, fraîcheur, minérailté, longueur et verticalité sont au rendez-vous... les levures indigènes ont fait un travail exceptionnel ! Je les en remercie vivement. Les acidités volatiles sont très faibles (0,14 à 0,19 sauf une cuve qui culmine seule à 0,28!) et le pH est toujours inférieur à 2,96 sauf cette fameuse cuve à 3,00.

Les vins sont nets, propres, précis et dotés d'une belle énergie.
Il n'y a plus de sucre à fermenter et les tenues à l'air sont bonnes.
La teneur en SO2 total est inférieure à 14 mg/l.

Une cuve a embrayé sur sa malo indigène sans arrêt de fermentation. Comme elle a consommé tous ses sucres, aucun risque de dérive en volatile à l'issue de la malo. Depuis, on a mis un peu de chauffage dans la cuverie et les autres cuves ont l'air de commencer cette seconde "fermentation" indigène avec facilité...

Pour les fûts, la malo est en route sans avoir chauffé. Magie du bois ? Je pense en effet que les propriétés d'isolant thermique du bois maintien la température du vin à des températures clémentes à l'issu de la fermentation alcoolique, ce qui favoriserait le départ de la malo. Des avis ?

Bref, avec des vins nets et précis, des fermentations alcooliques complètes (c'est à dire qu'il n'y a aucun sucre résiduel fermentécible dans le vin : on détecte seulement 0,9 g/l de sucre non fermentécible), des acidités volatiles basses et des malo indigènes qui démarrent sans difficulté, on peut dire que le plus dur est fait.

Restons toutefois humble et prudent car pour que pour que le vin soit au top, il lui restera par exemple à développer du corps et du gras par l'élevage sur lies, en gardant sa finesse et sa netteté.

Rien n'est donc encore joué... patience, et confiance sont les mots d'ordre !


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commentaires

Franck PASCAL 17/11/2008 18:08

Merci Christian,tes propos me vont droit au coeur.Bises à madame!Franck

Lefebvre David 10/11/2008 21:20

bonjour Franck pressé de venir déguster. Je ne sais pas s'il faut de fixer sur ls sucres fermentescibles. Pour la malo, le bois héberge aussi ls bactéries si c'est du vieux bois qui a déjà fait la malo.Pour le vinaigre, on utilise des copeaux de chataigné ou hêtre (?) qui héberges les bactéries acétiques.

Vers une nouvelle viticulture


En Champagne, chaque vigneron et chaque maison a son savoir-faire, son idéal en matière de méthode culturale, ses secrets de vinification, et ses cuvées à proposer. En ce sens, notre approche est particulière.

La recherche poussée à tous les niveaux pour créer de grands vins inimitables vient du fait que j'ai suivi un parcours atypique. Ingénieur de formation, j'ai décidé de revenir sur le domaine familial suite à un tragique accident de mon jeune frère. J'y ai appris une chose primordiale: la vie n'a pas de prix... et c'est une des raisons pour lesquelles je cherche à préserver le mieux possible la vie qui s'installe dans mes vignes, mais aussi celle des personnes qui travaillent avec nous; et celle des consommateurs qui nous permettent de gagner l'argent nécessaire pour continuer dans notre voie.

C'est après avoir fait mon service militaire dans le génie et y avoir appris le mode d'action des toxiques  de combats sur l'homme que j'ai voulu faire une formation pour comprendre comment travailler la vigne. C'est en 1996 et 1997 que j'ai pris conscience - lors de cet apprentissage - que les modes d'entrée des pesticides dans le corps des ravageurs est le même que celui des gaz de combats mis au point pour les militaires. Je me suis rapidement demandé en quoi des biocides pouvaient être inoffensif à moyen terme sur l'homme...

En 1998, j'ai commencé par supprimé les insecticides, les désherbants, les engrais et les anti-botrytis. Puis, un jour, mon père m'a transmis une parcelle de pinots noirs qui était systématiquement ravagée par le mildiou. C'est cette vigne que j'ai dès lors cultivé sans pesticide. Je me suis dit que si la bio réussissait là, ça marcherait partout. Dès la première année, le pari était réussi. Je n'ai pas mis longtemps à déployer ces méthodes culturales sur mon vignoble. C'est en 2002 que le domaine a vu ses premières préparations biodynamiques. La biodynamie est une culture biologique améliorée par l'application de soins énergétiques.

L'énergétique est arrivée sur notre domaine par cette grande porte. Depuis, nous continuons à explorer ce très vaste domaine en perpétuelle évolution. De nouvelles possibilités sont testées chaque année pour aller encore plus loin. Le but est d'aider la nature à renaître après 20 à 30 ans de destruction systèmatique et savamment organisée par les pesticides; mais aussi de lui permettre d'évoluer dans un monde qui bouge vite.

Ainsi, outre la biodynamie, nous testons l'homéopathie, les dynamisations de plantes, d'autres techniques énergétiques, les huiles essentielles; et d'autres choses qui risqueraient d'être qualifiées d'ésothériques (géobiologie par exemple); mais nous assumons nos choix et acceptons de le révéler sur notre blog. Avec quelques années de recul, je sais que les possibilités de ces "techniques" dépassent notre imaginaire.

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