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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 09:05
La culture biologique permettrait-elle de nourrir la planète ?

Il y a querelle d'experts en la matière.
D'un côté, il y a ceux qui raisonnent en quantité uniquement. Selon eux, plus le légume est gros, plus on peut nourrir de personnes avec.

Et puis, il y a ceux qui prennent en compte la dimension nutritionnelle. Ils se demandent ce qui nourrit dans ce qu'on mange. Il se trouve que si les quantités de sucre sont assez proches entres les fruits issus des deux modes de culture, les teneurs en anit-oxydants, vitamines et minéraux semblent presque systématiquement à l'avantage de la culture biologique (+40% en moyenne de mémoire avec jusqu'à 3 fois plus d'anti-oxydants et de molécules anticancéreuses dans les produits bio, selon les études !).

Alors, faut-il mieux consommer des fruits et légumes gorgés d'eau et peu nutritifs en grande quantité; ou vaut-il mieux consommer moins de fruits et légumes et apporter plus d'éléments dont notre corps à besoin ??
Tant que les experts ne seront pas d'accord sur ce que signifie pour eux "nourrir la planète", le doute subsistera.
Et je ne prends même pas en compte les résidus de pesticides dans la comparaison, car ce serait déloyal!

Toujours est-il que notre jardin est totallement bio (aidé des préparations biodynamiques + purin d'orties).
Voici quelques photos de ce qu'on peut attendre de quelques pieds de tomates sans OGM car mon oncle récupère ses graines d'année en année pour les ressemer au printemps suivant... voilà ce que ça donne!










Bon, je vous passe les tomates cerises jaunes, c'est encore pire quantitativement...
J'avoue qu'on se régale avec ces toutes ces tomates depuis quelques semaines.
Une seue précaution à prendre avec cette météo pour que ça murisse: faire une 501 toutes les 2 à trois semaines (c'est la même recette que pour les vignes. Ca augmente la photosynthèse et en plus, ça limite les maladies).
On a fait un seul traitement à la bouillie bordelaise et au soufre vers le 20 Août avant de partir en vacances, plus un purin d'ortie en Juin pour aider à la croissance...

Attention, jamais de purin d'ortie sur le feuillage, toujours au sol!

Alors, selon vous, combien ça pèse une tomate bio du jardin en moyenne ?



Et le record de l'année est pour la tomate suivante:



Oui, c'est 817 grammes, sans arrosage en période sèche, sans trucage (même pas d'OGM)...
Certes, ce n'est pas calibré pour être vendu en grande surface; mais ça pose la question: `
peut-on nourrir la planète avec la culture bio si on retire toutes les normes de calibrage qui compliquent inutilement la culture des fruits et légumes ?

En bio, il faut laisser la plante "se vivre" et non pas la contraindre par tout un tas de régelments sur la taille des fruits et des légumes... c'est le seul moyen d'avoir de la vraie qualité sans balancer des hormones sur les cultures...
Une alimentation saine, selon moi, c'est d'abord une alimentation sans poison !



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Published by Franck PASCAL - dans Emotion
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commentaires

Christian VIEL 18/11/2008 21:38

Amateur des graines de Kokopelli : http://www.kokopelli.asso.fr/ , je cultive mon jardin avec simplement mon compost, mon purin d'orties, mes vers de terre et, de temps en temps, de la bouillie bordelaise, et j'obtiens des résultats similaires en rendement mais surtout en GOUT !

Cathy B. 17/10/2008 20:05

Quelle belle surprise de voir dans le même blog les mots "vin de champagne" et bio! Je reviendrai.A bientôt,Cathy(Une "voisine", photographe en champagne...)

Iris 14/09/2008 13:05

Comme t'as probablement vu, je suis aussi en train de me régaler avec les fruits et légumes (bio- sans certification et contrôle) de la maison:-)Par rapport aux monstres sur les derniers photos: chez nous, la variété s'apelle "géante" - succulent, que de la chaire et presque sans pepins - seul b-moll: si on est seule dans un foyer à en manger, une tomate est déjà trop pour la salade quotidienne... c'est pour cela, que je préfère des plus "modestes" en taille, comme la noire de crimé, qui me laisse encore le choix, d'y associer une autre couleur/saveur, pour varier mon plaisir.Bonne préparation de vendangesIris du Sud, où le vent souffle à 85 km/h aujourd'hui - heureusement, que les raisins sont bien accrochés aux souches:-)!

Vers une nouvelle viticulture


En Champagne, chaque vigneron et chaque maison a son savoir-faire, son idéal en matière de méthode culturale, ses secrets de vinification, et ses cuvées à proposer. En ce sens, notre approche est particulière.

La recherche poussée à tous les niveaux pour créer de grands vins inimitables vient du fait que j'ai suivi un parcours atypique. Ingénieur de formation, j'ai décidé de revenir sur le domaine familial suite à un tragique accident de mon jeune frère. J'y ai appris une chose primordiale: la vie n'a pas de prix... et c'est une des raisons pour lesquelles je cherche à préserver le mieux possible la vie qui s'installe dans mes vignes, mais aussi celle des personnes qui travaillent avec nous; et celle des consommateurs qui nous permettent de gagner l'argent nécessaire pour continuer dans notre voie.

C'est après avoir fait mon service militaire dans le génie et y avoir appris le mode d'action des toxiques  de combats sur l'homme que j'ai voulu faire une formation pour comprendre comment travailler la vigne. C'est en 1996 et 1997 que j'ai pris conscience - lors de cet apprentissage - que les modes d'entrée des pesticides dans le corps des ravageurs est le même que celui des gaz de combats mis au point pour les militaires. Je me suis rapidement demandé en quoi des biocides pouvaient être inoffensif à moyen terme sur l'homme...

En 1998, j'ai commencé par supprimé les insecticides, les désherbants, les engrais et les anti-botrytis. Puis, un jour, mon père m'a transmis une parcelle de pinots noirs qui était systématiquement ravagée par le mildiou. C'est cette vigne que j'ai dès lors cultivé sans pesticide. Je me suis dit que si la bio réussissait là, ça marcherait partout. Dès la première année, le pari était réussi. Je n'ai pas mis longtemps à déployer ces méthodes culturales sur mon vignoble. C'est en 2002 que le domaine a vu ses premières préparations biodynamiques. La biodynamie est une culture biologique améliorée par l'application de soins énergétiques.

L'énergétique est arrivée sur notre domaine par cette grande porte. Depuis, nous continuons à explorer ce très vaste domaine en perpétuelle évolution. De nouvelles possibilités sont testées chaque année pour aller encore plus loin. Le but est d'aider la nature à renaître après 20 à 30 ans de destruction systèmatique et savamment organisée par les pesticides; mais aussi de lui permettre d'évoluer dans un monde qui bouge vite.

Ainsi, outre la biodynamie, nous testons l'homéopathie, les dynamisations de plantes, d'autres techniques énergétiques, les huiles essentielles; et d'autres choses qui risqueraient d'être qualifiées d'ésothériques (géobiologie par exemple); mais nous assumons nos choix et acceptons de le révéler sur notre blog. Avec quelques années de recul, je sais que les possibilités de ces "techniques" dépassent notre imaginaire.

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