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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 06:40
Cela fait à peine 20 heures que le premier traitement est terminé.
Depuis, 24 mm de pluie sont tombés.
Ce matin, le brouillard lève de partout. Il devrait persister jusque vers 10h-midi.
L'humectation du feuilage sera forte.

La bouillie bordelaise est donnée pour résister à 20 mm de pluie ou à un équivalent brouillard/rosée de 20 mm de pluie. A priori, la protection effectuée hier serait déjà insuffisante... nous verrons bien.
Il y a déjà eu des précipitation de plus de 50mm entre deux traitements suivi de rosées fortes sans qu'il y ait de maladie pour autant.

Plusieurs facteurs qui expliquent cela:
- le traitement est localisé sous la feuille, donc à l'abri du lessivage (sauf sur la bordure de la feuille, là où la goutte d'eau se forme et stagne).
- en l'abscence de vent pendant la pluie, la feuille n'est pas retournée et la face inférieure de la feuille reste sèche (enfin, comparativement à la face supérieure).
- la prêle modifie le terrain et a un effet répulsif du mildiou.

Les sols travaillés sont imbibés d'eau. Il faut attendre qu'ils ressuient (=sèchent pour avoir une portance).
Je pense que nous repasserons Lundi ou Mardi selon la météo, avant d'éventuelles sorties de tâches de mildiou.
En effet, il faut s'assurer que le cuivre sera en état d'agir là où une fructification du mildiou voudrait s'installer.
Le but est de détruire les spores de mildiou avant qu'elles n'aillent contaminer d'autres ceps.

Finallement, on a eu bien fait de passer avec une dose plus élevée que les autres années.

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Published by Franck PASCAL - dans A la vigne
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commentaires

Aurélien 18/05/2008 10:43

Bonjour Franck, et Darthtux, et tous les autres,-Concernant le soufre mouillable, nous utilisons Michrothiol ( teneur de 80 % en soufre ). Et puis aussi du soufre fleur, fluidosoufre, ( poudrage 1 à 2 fois mélangé avec un peu de talc - 2/3 soufre - 1/3 talc). si l'on résume, cela fait un total entre 35 et 50 kg de soufre par année. -L'eau utilisée provient d'une petite rivière souterraine que nous avons capté lors de la création du chai à barriques. -Pour l'achillée ( utilisés depuis seulement 2 ans), en effet je l'incorpore en fin de dynamisation. Selon notre conseiller bio, cette plante sert à stimuler le processus potasse de la plante, et de pouvoir ainsi diminuer les doses de soufre. Mon but n'est pas ici de vouloir diminuer les doses, mais d'aider la plante et qu'elle trouve de quoi se renforcer toute seule vis à vis des maladies. Selon moi, il est assez difficile d'observer réellement les bienfaits des tisanes de plantes.. ( ormis l'ortie !). Nous effectuons donc des essais sur 2 parcelles coupées en deux : une partie avec les silices - et autre avec les silices associées à chaque fois avec des tisanes. On fera le point à la fin de la saison.Franck, as tu observé de bons signes suites aux décoctions de prêle ?Et enfin, pour Darthtux, je parlerai de notre "muscaté" dans un prochain article sur le blog familial...patience !Amicalement, et bon dimanche à tous.PS : merci Franck pour la compliment. C'est avant tout mon grand-père qu'il faut féliciter pour avoir plantés ces pieds et mon père pour les avoir bien conservés. Aussi, je te retourne le compliment pour le Meunier 2003 et également le millésime 98 dégusté à l'aveugle récemment. Il a terminé en très bonne position parmis une dizaine d'autres vins de cette même année.

DarthTux 16/05/2008 23:26

Bonjour Frank,Voici un lien avec une autre méthode pour traiter préventivement à tester le lait (pas forcément bio tout dépend de l'origine du produit ;) ) Sinon désolé d'utiliser ce blog pour communiquer avec des "concurrents" mais Aurélien le 2007 "muscaté" se ne serait pas la nouvelle création dont on parlait sur ton blog ici. Un coteaux champenois en vendange tardive? Si c'est le cas je veux goûter cette curiosité champenoise. :)

Franck PASCAL 17/05/2008 07:14


Bonjour DarthTux,

Pas de problème, avec Aurélien, nous ne sommes pas concurrents, mais collègues champenois, comme c'est le cas entre tous les vignerons qui travaillent au moins partiellement en bio.
Voir pour cela l'article du 25 Février sur le blog de Francis (http://www.vigneron-champagne.com/index.php/Vigne)
J'espère juste ne pas avoir créé une légende sur le Domaine LAHERTE, car leurs vins sont déjà réputés.

Merci pour l'info lait. J'avais déjà entendu parler de petit lait contre le mildiou et d'un levain de boulanger contre les maladies cryptogammiques. Ce sont des choses à essayer, en complément de
tisanes, décoctions et purins afin de se passer totallement de cuivre et de soufre à l'avenir.
Si on ne veut pas nous obliger à avoir des vignes OGM et des raisins contaminés par ces pollens, il faut unir nos savoir-faires en matière de lutte biologique.

C'est pourquoi il me semble urgent de publier ce qu'on fait.
Si les confrères qui travaillent en lutte raisonnée y trouvent des idées pour réduire le recours aux pesticides et mollécules chimiques qu'on trouve dans le vin, dans l'air qu'on respire tous les
jours (70 pesticides relevés dans l'air d'Epernay en 2006 par exemple), et dans l'eau des rivières; peut-être échapera-t-on aux OGM en vigne... car ces derniers n'arrangeront rien.

On voit déjà des gouvernement voter la multplication des résidus de pesticides dans les aliments par 200 pour tenir compte de la "spécificté OGM". C'est dramatique pour la population et les animaux
de justifier un empoisonnement collectif juste pour de l'argent. La fin justifierait-elle ces moyens ??

Le temps de l'action est venu... mais ce n'est pas le temps de détruire les OGM, car ça userait notre énergie en vain. Ce qu'il faut, c'est paufiner la culture biologique et la culture biodynamique
afin qu'elle assure plus de récoltes avec moins de risque de perdre la récolte... l'action, c'est de proposer une alternative économiquement viable, acessible à tous; et non pas uniquement pour les
plus motviés. C'est la voie à suivre. Le délai est court: les solutions devraient être applicables par tous d'ici 5 ans.

Pour le cas particulier du vin, plus de récolte n'est pas nécessairement plus qualitatif. Il faudra trouver un compromis entre les rendements aberrants de certaines vignes dites raisonnées et les
rendements parfois trop faibles de certaines vignes bio. L'ensemble de la filière vin en sortira grandie.

Bref, il y a du pain sur la planche... même dans les vignes. Je ne me suis pas levé à 5h30 pour rester devant mon ordinateur; je vous laisse! De toute manière, ce n'est pas seul dans son coin qu'on
eput faire évoluer les choses :-)

*http://blogfranckpascal.over-blog.com/article-18199739.html



aurelien 16/05/2008 13:07

Bonjour Franck,Depuis nos premiers essais, nous avons toujours commencé avec des doses assez élevés pour le cuivre ( de 250 à 400 gr / ha). Par contre, pour le soufre, je n'ai pas encore ressenti le besoin de dépasser les 1.5 kg /ha ( le maximum étant avant et après floraison - même si nous effectuons un ou deux  poudrage à 10-15 kg / ha de soufre fleur). Pour cette année, j'ai fait en accompagnement de la silice, une tisane d'achillée.  Pour la prêle, je n'ai pas testé. J'en entends beaucoup de bien, mais aussi quelques personnes qui déplore sa trop grande faculté à "assecher voir schéroser" la vigne... Bonne continuation.Amicalement,Aurélien.

Franck PASCAL 16/05/2008 14:33


Bonjour Aurélien,

Je réponds sur mon blog, ça pourra servir à d'autres.
Pour le cuivre, ok.
Pour le soufre, si j'ai bien compris, tu utilises au maximum 1,5 kg/ha, c'est bien cela?
Au pic de risque maximum, je traitais avec 6 à 8 kg de soufre mouillable.
Mon père m'a loué des Chardonnays qui avaient beaucoup d'oïdium lorqu'il les traitait en conventionnel.
L'an passé, j'ai eu quelques baies oïdiées avec les doses dont je te parle, sans poudrage.

J'ai donc deux questons qui pouraient en même temps aider quelques confrères:
- quel(s) type(s) de soufre utilises-tu ?
- quelle eau utilises-tu pour tes traitements ?

Enfin, la tisane d'achilée millefeuille a quel effenet selon toi? Tu l'incorpores en fin de dynamisation ?
Chacun détenant un bout de la vérité, ensemble nous pourrions progresser :-)
Bien à toi, et bravo pour le vin "muscaté" 2007 apporté à la dégustation de l'AG des vignerons bio de champagne.


Vers une nouvelle viticulture


En Champagne, chaque vigneron et chaque maison a son savoir-faire, son idéal en matière de méthode culturale, ses secrets de vinification, et ses cuvées à proposer. En ce sens, notre approche est particulière.

La recherche poussée à tous les niveaux pour créer de grands vins inimitables vient du fait que j'ai suivi un parcours atypique. Ingénieur de formation, j'ai décidé de revenir sur le domaine familial suite à un tragique accident de mon jeune frère. J'y ai appris une chose primordiale: la vie n'a pas de prix... et c'est une des raisons pour lesquelles je cherche à préserver le mieux possible la vie qui s'installe dans mes vignes, mais aussi celle des personnes qui travaillent avec nous; et celle des consommateurs qui nous permettent de gagner l'argent nécessaire pour continuer dans notre voie.

C'est après avoir fait mon service militaire dans le génie et y avoir appris le mode d'action des toxiques  de combats sur l'homme que j'ai voulu faire une formation pour comprendre comment travailler la vigne. C'est en 1996 et 1997 que j'ai pris conscience - lors de cet apprentissage - que les modes d'entrée des pesticides dans le corps des ravageurs est le même que celui des gaz de combats mis au point pour les militaires. Je me suis rapidement demandé en quoi des biocides pouvaient être inoffensif à moyen terme sur l'homme...

En 1998, j'ai commencé par supprimé les insecticides, les désherbants, les engrais et les anti-botrytis. Puis, un jour, mon père m'a transmis une parcelle de pinots noirs qui était systématiquement ravagée par le mildiou. C'est cette vigne que j'ai dès lors cultivé sans pesticide. Je me suis dit que si la bio réussissait là, ça marcherait partout. Dès la première année, le pari était réussi. Je n'ai pas mis longtemps à déployer ces méthodes culturales sur mon vignoble. C'est en 2002 que le domaine a vu ses premières préparations biodynamiques. La biodynamie est une culture biologique améliorée par l'application de soins énergétiques.

L'énergétique est arrivée sur notre domaine par cette grande porte. Depuis, nous continuons à explorer ce très vaste domaine en perpétuelle évolution. De nouvelles possibilités sont testées chaque année pour aller encore plus loin. Le but est d'aider la nature à renaître après 20 à 30 ans de destruction systèmatique et savamment organisée par les pesticides; mais aussi de lui permettre d'évoluer dans un monde qui bouge vite.

Ainsi, outre la biodynamie, nous testons l'homéopathie, les dynamisations de plantes, d'autres techniques énergétiques, les huiles essentielles; et d'autres choses qui risqueraient d'être qualifiées d'ésothériques (géobiologie par exemple); mais nous assumons nos choix et acceptons de le révéler sur notre blog. Avec quelques années de recul, je sais que les possibilités de ces "techniques" dépassent notre imaginaire.

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