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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 09:46
Depuis quelques jours, ça gazouille, ça sifflote, les premières fleurs éclosent... on taille en T-Shirt, on croirait que le printemps est déjà là. 

Il faut dire que ce mois de février est particulièrement chaud. Les gelées matinales laissent rapidement la place à la douceur et aux généreux rayons du soleil. Cette succession de nuits froides et de journées chaudes agit comme un pompe pour l'eau du sol: elle remonte à la surface du sol. Ceci entretenant l'humidité superficielle du sol à une température clémente. Dans les premiers centimètres du sol - l'horizon humique - la vie s'éveille... 

Le sol est par conséquent labouré par les vers de terre qui viennent chercher la matière organique en cours de transformation par ces êtres vivants si petits qu'on les distingue à peine en marchant. Grâce à eux et à ces conditions météorologiques, le pintemps se met en place, doucement, mais sûrement. 

Hier, dimanche, c'était encore une belle journée pour tailler. En arrivant aux "Saint-Quifort", j'avais le sentiment que j'avais oublié quelque chose, mais quoi ? Ah, oui! Mon appareil photo pour immortaliser cette journée. J'aurais pu faire quelques beaux clichés des plantes naturelles qui poussent dans nos parcelles de vigne; ou bien les premières plantes à fleur qui fleurissent, ou des ceps de vigne qui pleurent car la sève monte. J'ai manqué une occasion de faire de très belles photos... 

J'aurais aussi pu prendre en photo ces plantes que j'ai cueilli l'autre soir, juste avant le crépuscule, dans une vigne à Paradis: pissenlit, mâche, gaillet-grateron que nous avons pu déguster en salade. 

Quoi de plus beau que de passer une journée au soleil et en T-Shirt, bercé par le gazoulli des oiseaux ? La vie serait si belle si on pouvait travailler ainsi, en harmonie avec la Nature, au service de la Nature avec son sécateur.
 
Malheureusement, les choses ne sont pas ainsi: l'homme a su se créer un environnement plein de contraintes, avec des paperasses à rallonges, des lois qui nous empêchent d'agir pour le bien de la Nature, des délais, des échénces en tout genre, et les sanctions qui vont avec en cas de manquement... quelle tristesse en ce monde virtuel créé par l'homme...  on passe à côté de l'essentiel lorsqu'on est emprisonné par toutes ces règles.

D'un coup, un son particulier, comme des gloussements, me fait sortir de mes rêveries. Un voisin venu tailler ses jeunes plants me fait signe. Je lève les yeux vers le ciel bleu, sans nuage. Ce bruit provenait de là-haut... une petite centaine de grues traverse le ciel de la Vallée de la Marne. Ces oiseaux migrateurs arrivent du sud. Cette fois c'est certain, le printemps est bien là, avec près d'un mois d'avance. Si j'en doutais encore, j'aurais vraiment dû prendre mon appareil photo...

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Published by Franck PASCAL - dans Emotion
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Vers une nouvelle viticulture


En Champagne, chaque vigneron et chaque maison a son savoir-faire, son idéal en matière de méthode culturale, ses secrets de vinification, et ses cuvées à proposer. En ce sens, notre approche est particulière.

La recherche poussée à tous les niveaux pour créer de grands vins inimitables vient du fait que j'ai suivi un parcours atypique. Ingénieur de formation, j'ai décidé de revenir sur le domaine familial suite à un tragique accident de mon jeune frère. J'y ai appris une chose primordiale: la vie n'a pas de prix... et c'est une des raisons pour lesquelles je cherche à préserver le mieux possible la vie qui s'installe dans mes vignes, mais aussi celle des personnes qui travaillent avec nous; et celle des consommateurs qui nous permettent de gagner l'argent nécessaire pour continuer dans notre voie.

C'est après avoir fait mon service militaire dans le génie et y avoir appris le mode d'action des toxiques  de combats sur l'homme que j'ai voulu faire une formation pour comprendre comment travailler la vigne. C'est en 1996 et 1997 que j'ai pris conscience - lors de cet apprentissage - que les modes d'entrée des pesticides dans le corps des ravageurs est le même que celui des gaz de combats mis au point pour les militaires. Je me suis rapidement demandé en quoi des biocides pouvaient être inoffensif à moyen terme sur l'homme...

En 1998, j'ai commencé par supprimé les insecticides, les désherbants, les engrais et les anti-botrytis. Puis, un jour, mon père m'a transmis une parcelle de pinots noirs qui était systématiquement ravagée par le mildiou. C'est cette vigne que j'ai dès lors cultivé sans pesticide. Je me suis dit que si la bio réussissait là, ça marcherait partout. Dès la première année, le pari était réussi. Je n'ai pas mis longtemps à déployer ces méthodes culturales sur mon vignoble. C'est en 2002 que le domaine a vu ses premières préparations biodynamiques. La biodynamie est une culture biologique améliorée par l'application de soins énergétiques.

L'énergétique est arrivée sur notre domaine par cette grande porte. Depuis, nous continuons à explorer ce très vaste domaine en perpétuelle évolution. De nouvelles possibilités sont testées chaque année pour aller encore plus loin. Le but est d'aider la nature à renaître après 20 à 30 ans de destruction systèmatique et savamment organisée par les pesticides; mais aussi de lui permettre d'évoluer dans un monde qui bouge vite.

Ainsi, outre la biodynamie, nous testons l'homéopathie, les dynamisations de plantes, d'autres techniques énergétiques, les huiles essentielles; et d'autres choses qui risqueraient d'être qualifiées d'ésothériques (géobiologie par exemple); mais nous assumons nos choix et acceptons de le révéler sur notre blog. Avec quelques années de recul, je sais que les possibilités de ces "techniques" dépassent notre imaginaire.

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