Bienvenue sur le blog du Champagne Franck PASCAL

En champagne, chaque acteur a sa propre vision du métier de vigneron. 
La nôtre est en ce sens particulière; et l'est d'autant plus lorsqu'on prend en compte le fait que nos 3,5 ha de vignes
sont conduits en biodynamie (culture biologique + soins énergétiques).
Un blog se justifie afin que vous cerniez notre sensibilité et certains aspects de notre métier. Nous espérons, par cette fenêtre ouverte sur notre Domaine, vous faire partager nos choix, nos essais, nos craintes, nos espoirs, nos réussites, nos échecs, nos joies, nos peines...
Asseyez-vous confortablement... Puissent ces quelques lignes retenir votre attention et susciter une lecture intéressée.

 
Dimanche 24 décembre 2006

Comme chaque année, La Revue des Vins de France édite un numéro où elle présente les meilleures bouteilles de l'AOC "Champagne". 108 cuvées de vignerons ont été retenues. 4 des nôtres ont été sélectionnées...

La cerise sur le gâteau: deux de nos vins ont obtenus les meilleures notes dans la catégorie "LES DECOUVERTES" !

C'est avec plaisir que je vous livre l'intégralité des commentaires. J'ai scané l'article pour preuve d'authenticité. Le temps de chargement peu être un peu longuet !

 

A quelques heures du moment où les bouchons de nos bouteilles vont sauter aux 4 coins du monde (Europe, USA, Japon, Singapour, Changaï... etc), je tiens à remercier les consommateurs qui nous ont fait confiance dans l'élaboration de nos Vins de Champagne !

Passez de Joyeuses fêtes de Noël !!

Et souvenez-vous: l'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Buvez peu, mais buvez bon !

 

 

 

 

par Franck PASCAL publié dans : Revue de presse
Jeudi 21 décembre 2006

Une émission Suisse pointe les pratiques culturales en Champagne du bout du doigt. Vous trouverez un lien vers la video (6 min 37) en bas de cette page, intitulé "Un vignoble en Champagne : les pieds dans la gadoue":

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=311201&sid=7344441&page=3#title

Il y a du pain sur la planche pour dépolluer la région. Nos dirigeants (vignerons et négociants réunis)ont déjà mis en place plusieurs plans destinés à réparer les erreurs du passé. L'hélicoptère a été à plusieurs reprises menacé de disparition dans notre vignoble... mais il tien bon... pour combien de temps ???.

C'est un reportage intègre. Ce sujet environnemental est souvent esquivé par les journalistes. Pour une fois que quelques journalistes osent en parler, cela permet aux lecteurs de notre blog de comprendre à quel point nous sommes confrontés à la pollution par les pesticides, à quel point c'est vital de produire autrement pour l'espèce humaine, toutes les espèces vivantes, et pour l'environnement... Je souhaite de tout coeur que ce type d'initiative conforte nos confrères dans les choix qu'ils mettent en oeuvre au vignoble pour moins recourrir à l'utilisation de pesticides. Par ailleurs, je souhaite que cela accélèrera les choses...

par Franck PASCAL publié dans : Actualité
Mercredi 20 décembre 2006

En novembre 2006, la commission européenne a publié sur Internet son rapport annueI concernant les pesticides. Le résultat reste décevant pour la protection des consommateurs. On décèle des pesticides dans 61 % des fruits et légumes vendus en Allemagne. Pour 8 % des fruits, les quantités résiduelles dépassent même les seuils légaux autorisés.

 

Par contre, les fruits et légumes bio vendus dans les magasins bio ne révèlent généralement aucun résidu comme le prouve BNN-Monitoring.

 

Le commerce traditionnel continue d’avoir des difficultés, notamment avec la pollution de plusieurs pesticides. D’après le rapport de la commission, plus d’un tiers des échantillons contenait au moins trois herbicides, sinon plus. Presque un échantillon sur dix contenait cinq pesticides différents.

 

www.bnn-monitoring.de http://ec.europa.eu/food/fvo/specialreports/pesticides_index_en.htm

A vous de savoir quoi manger :-)

par Franck PASCAL publié dans : Actualité
Dimanche 10 décembre 2006

L'INRA possède une collection de vignes au Domaine de Vassal parmi les plus importantes au monde de par leur diversité. Voilà qu'un projet de route entre Sète et Agde menace de rayer cette collection précieuse de la carte.

Il faut savoir qu'ue telle collection est indispensable pour l'avenir de la viticuture car les plus anciennes variétés de vignes ont été remplacées par quelques dizaines de clones plus au moins qualitatifs dans les vignobles... La diversité biologique s'est effritée, et la diversité des vins à l'échelle mondiale est en passe d'être lissée et les vrais vins de caractère et de terroir n'auront bientôt plus leur place...

La situation est identique à celle des pommes: seulement 4 variétés de pommes représentent la quasi-totalité de la production alors que plusieurs milliers de variétés de pommes étaient produites il y a 60 ans. La productivité étant passée par là, seules le pommes les plus productives ont subsisté.... mais ce sont aussi les plus fragiles sur le plan des maladies: on ne peut les cultuver sans pesticides chimiques. En effet, la loi des marchés aidant, elles ont été sélectionnées pour produire du tonage et non pour leur qualité intrinsèque.

Pour cultiver des pommes, du blé ou vignes sans pesticides, il est nécessaire de revenir à des espèces moins productives, moins fragiles, plus rustiques (pas sur le plan organoleptique mais sur le plan physiologique), plus robustes . Les céréaliers bio sont les derniers à sauvegarder un savoir-faire qualitatif avec des variétés peut productives et peu sensibles aux maladies comparées aux autres céréales de panification (fabrication du pain). C'est ainsi que certaines variétés ont été réintroduites dans les cultures comme l'épautre (le pain de Jésus si je ne m'abuse) ou une varité de blé quasi-disparue comme le Hardy. Ces variétés sont très recherchées par les moulins et les boulangers car elles donnent naisssance à des farines et des pains sans commune mesure avec  les standards du marché. La qualité de la culture et du pain sont en train de renaître car quelqu'un a eu la bonne idée à une certaine époque de préserver quelques graines dans une collection "au cas où". La fin de l'ère du tout chimique étant arrivée, ces espèces peuvent ressortir des collections savamment organisées par nos chercheurs. Sans ce travail méticuleux de collection, la seule alternative serait de recourrir aux OGM... imaginez le désastre pour la santé publique! Voir le reportage vidéo sur le maïs OGM.

La viticulture  risque de se trouver rapidement dans une impasse si les collections de variétés anciennes sont détruites: puisqu'on ne pourra plus continuer à s'empoisonner la santé et l'alimentation avec des pesticides, il faudra bien repartir de variétés anciennes robustes, non clonées. Il serait bon que quelqu'un trouve une solution pour préserver cette collection de vignes ancestrales, non ?

D'ici là, j'encourage chaque vigneron qui possède des vieilles vignes antérieures à l'époque clonale à planter en direct ou à faire greffer quelques pieds de ces variétés menacées pour l'avenir (au cas où). C'est le choix que j'ai fait depuis quelques années: il vaut mieux compter sur soi qu'attendre des solutions des autres :-)

 

par Franck PASCAL publié dans : Actualité
Mercredi 6 décembre 2006

Dans le numéro "Nos 500 meilleures bouteilles" de Cuisine et Vins de France une trentaine de vins de Champagne ont été sélectionné. C'est avec joie que nous avons trouvé deux de nos créations parmi les élus. Il s'agit de la Cuvée Prestige 1999 et du Champagne Rosé.

Vous trouverez ci-après l'article intégral paru dans la revue.. mais avant cela, sachet qu'une inexactitude s'y est glissée. En effet, le journaliste a "raccourci" les informations dont il disposait par manque d'espace; ce qui a donné naissance à la phrase suivante: "Franck PASCAL a penché vers la biodynamie à l'armée".

Attention, ce qui suit peut heurter les âmes sensibles...

Quelle est l'inexactitude ?
En fait, il faut remettre mon cursus dans l'ordre:
- Ecole d'ingénieur
- Service militaire
- Ecole de viticulture en formation adulte par alternance

Lors de mon service militaire, je devais officier en temps que sergent instructeur des compagnies de combat du Génie. Les combattants du Génie sont au cœur du front et doivent savoir ce qui les y attend:
- guet-apens
- pièges
- mines anti-personnelles en tout genre
- armes bactériologiques et chimiques

C'est ce dernier point qui m'a servit pour mon futur métier. En effet, lors de mon service militaire, j'ai appris comment agiraient les substances chimiques employées dans l'organisme . De plus, j'ai appris quelles portes d'entrée ces substances utiliseraient  pour pénétrer dans l'organisme et atteindre leur cible. Le but de ces substances est multiple: neurotoxiques, blocages des fonctions de respiration cellulaire, blocage de la multiplication cellulaire, blocage de la synthèse des protéines, etc. .. les neurotoxiques perturberaient/bloqueraient la transmission de l'influx nerveux par exemple... avec toutes ses conséquences envisageables: cela paralyserait partiellement l'organisme pour de faibles expositions et pourrait aller jusqu'à la mort.

Quelques mois plus tard, j'ai fait une formation adulte pour comprendre précisément ce que je faisais au vignoble. J'en avais ressenti le besoin car je ne comprennais pas bien les raisons pour lesquelles il fallait faire telle ou telle chose à tel moment. Or, pour bien adapter son travail aux particularités de l'année, il faut être pointu... J'ai donc fait deux années de formation spécialisées en viticulture en même temps que je travaillais mes vignes et que je créais ma clientèle.

C'est à l'occasion du module "protection des cultures" que j'ai découvert la liste vertigineuse des molécules chimiques employables au vignoble. En cherchant un peu, j'ai constaté que de grandes similarités existeraient entre les toxiques de combat et les pesticides - dans les modes d'action et/ou dans les modes de pénétration dans l'organisme.

Et pour cause ! L'histoire nous apprend que les entreprises qui ont créé les gaz de combats  (gaz moutarde, etc) ou le ZYKLON B (chambres à gaz) seraient celles qui produisent maintenant les produits phyto. Le but est toujours le même: détruire toute forme de vie ! Certaines molécules issuses de leurs labo sont identifées pour la destruction de l'espèce humaine (dans le cadre de la guerre et de génocides... heureusement, cette époque serait révolue) et d'autres pour  la destruction des espèces nuisibles aux cultures (souricides, raticides, insecticides, herbicides, fongicides, etc-cides).

Un homme averti en vaut deux
Certes les concentrations de substances chimiques utilisés dans les cultures sont extrêmement faibles par rapport aux doses employées par les militaires; mais, j'ai le sentiment (et cela n'engage que moi) que les pesticides représenteraient un risque non nul pour l'organisme des personnes qui travaillent à la vigne. De même, la santé du consommateurqui ingèrerait des aliments qui contiennent ces substances est menacée. De plus en plus d'études en témoignent. 

Un homme averti en vallant deux, je me suis naturellement  orienté vers la culture biologique (convaincu que ce serait mieux pour ma santé et celle de mes collaborateurs) dans l'espoir de faire revivre un  écosystème à l'état moribond. Pourtant, il y a 50 ans, les industriels de la chimie promettaient un avenir meilleur  et heureux aux hommes: "c'était la fin assurée des maladies et de la famine..." pouvait-on lire.

[j'ouvre une parenthèse] Tient, c'est marrant,  au moment où j'écris cela, ça m'évoque le discours des défenseurs des OGM. Il paraîtrait en effet que les OGM permettront de soigner les gens (notamment des maladies causées par les pesticides) et aussi de nourrir la planète. Voir ici. Ce qui m'étonne, c'est qu'on produit déjà suffisamment de nourriture pour toute la planète, mais rien n'est fait pour  apporter une aide alimentaire suffisante à ceux qui en ont besoin... [je referme la parenthèse]

Je ne peux nier qu'il y a eu des améliorations grâce à la chimie, mais à quel prix ? L'eau potable serait devenue rarissime d'après les scientifiques...   Serions-nous  dans une phase où tout les progrès permis par la chimie se retournent contre nous ??? 

Biologie puis biodynamie
Pour moi, la culture biologique n'était pas le meilleur choix pour redonner vie à l'écosystème (voir l'article précédent). C'est pourquoi je suis arrivé à la biodynamie. Je ne détaille pas d'avantage, c'est bien assez long comme cela. Vous comprenez pourquoi le journaliste n'a pas pu tout écrire dans l'encart de la revue :-)

Maintenant que vous connaissez mes véritables motivations, vous pouvez lire l'article!

 

 

par Franck PASCAL publié dans : Revue de presse
Dimanche 3 décembre 2006

Champagne !

Notre Domaine est maintenant certifié Biodyvin, ça mérite qu'on serve le Champagne pour arroser ça, non ? Ce label vient se joindre au label "AB" (Agriculture Biologique) délivré par ECOCERT. 

Pourquoi payer deux fois des contrôleurs pour obtenir ces deux labels ?
Parce qu'ils sont complémentaires: le premier (AB) certifie que nous cultivons nos vignes sans pescide  de synthèse, sans engrai chimique ni OGM. Le second prouve que nous allons encore plus loin que la culture biologique puisque nous respectons en outre les règles de la culture Biodynamique dans toutes nos vignes.

Quelle différence ?
De par mon expérience, elle est fondammentale. En effet, après quelques années de culture biologique au vignoble, je ne voyais pas mes sols revenir à la vie comme je l'attendais. Avec la biodynamie, nous employons des préparations biodynamiques riches en micro-organismes et champignons. Lorsqu'on les épand sur le sol, ils agissent comme de véritables levains. C'est le gros avantage de travailler avec la matière vivante: elle est capable de se multiplier et de s'adapter au milieu pour que l'écosystème reprenne vie. Après épandage à l'automne d'une dynamisation de compost de bouse, je n'ai pas reconnu mes sols lorsque je les ai travaillé au printemps suivant.  Certes, nos détracteurs pensent que ce ne sont pas 240 g/ha de Compost de Bouse MT qui peuvent faire quelquechose... mais ils n'ont pas fait l'expérience :-)

Comme je l'explique depuis des années, seule la vie du sol en adéquation avec la vigne peut sculpter des vrais vins de terroir...

De nouvelles étiquettes en préparation ?
Ne vous attendez pas à voir fleurir le logo BIODYVIN de si tôt sur nos bouteilles. 2006 est considérée comme la première année de mise en pratique de la biodynamie au vignoble car c'est la première année que nous faisons les démarches de certification. Les années de culture biodynamique antérieures à 2006 ne comptent pas. Comme pou le label AB, il faut déjà deux années "conversion vers la culture biodynamique"... les bouteilles produite à partir des raisins de notre troisième récolte pourront être ornées du logo BIODYVIN. Ce sera pour le Millésime 2008, donc sur les bouteilles qui sortiront en 2012/2013. Le vin est un métier de patience !

C'est exactement la même chose que pour le label AB: nous avons entammé la certification quelques années après avoir cultivé le vignoble selon le cahier des charges...

Délai incompressible...
Celui qui est à la recherche d'un logo sur une étiquette peut trouver handicapant que cette info ne figure pas sur nos bouteilles... mais l'important n'est pas là. Logo ou pas, la qualité du vin produit doit être irréprochable (et dans qualité j'inclu la qualité sanitaire du vin en terme de résidus de pesticides pour la santé du consommateur)... c'est ça l'important !

par Franck PASCAL publié dans : Actualité
 

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