C'est ce qu'on peut lire sur nos vins dans le guide vert de la Revue des Vins de France 2005, parmis ceci:
"Vigneron idéaliste, Franck PASCAL s’est installé en 1994 sur un vignoble familial, morcelé sur 5 communes de la rive droite de la Vallée de la Marne.
Ingénieur de formation, il développe avec rigueur une culture biologique.
Tous ses vins sont justes, marqués par la maturité fruitée du Pinot Meunier, avec un supplément de franchise (dosage ultra-léger) et de minéralité. Ils se boivent avec allégresse. A découvrir prioritairement.
Les Vins:
Quel plaisir de boire un extra-brut aussi fin, digeste, frais et équilibré ! On ne s’en lasse pas.
La Cuvée Alexis (non dosée) gagne en intensité aromatique, avec une bouche naturellement très sèche, droite, au vrai grain minéral.
La Cuvée Prestige 99 Equilibre est déjà un champagne patiné, sur des nuances confites, à la finale toujours équilibrée.
Palette d’arômes grillés charmeuse, avec des nuances d’agrumes frais et une longue et noble finale saline: le Prestige 96, prêt à boire, est un champagne de terroir magnifique. Une révélation.”
Suivent les notes:
Cuvée de Réserve Extra-Brut: 14,5/20
Cuvée de Réserve Brut: 15/20
Cuvée Alexis (pur 2001): 16/20
Cuvée Prestige 1999: 16,5/20
Cuvée Prestige 1996: 17,5/20
Des commentaires comme nous rêvions :-)
Avant de visionner la vidéo qui explique tout, un petit résumé:
Les experts l'affirment : manger des OGM est sans danger pour la santé. Et tous les ans de nouveaux OGM arrivent dans notre assiette. Pourtant, aujourd'hui deux nouvelles études scientifiques révèlent un risque toxique.
Pour 90 MINUTES, Michel Despratx raconte l’histoire d’une étude secrète sur un maïs OGM. Sous couvert du secret industriel, le ministère de l’Agriculture français n’a pas voulu rendre public les résultats, alors qu’ils sont inquiétants. Cette étude montre que le maïs OGM a provoqué des lésions sur les organes des rats de laboratoire qui en ont mangé.
Comment une agence gouvernementale française, chargée de veiller à la santé des citoyens, ainsi que les instances européennes, ont-elles pu donner leur feu vert à cet OGM en connaissant cette étude ? 90 MINUTES a mené l’enquête en France, en Allemagne, au Luxembourg et à la Commission européenne à Bruxelles. L'enquête révèle qu’une autre étude sur un soja OGM faite par des chercheurs italiens indépendants a mis en évidence que des souris ont subi des altérations de cellules de leur pancréas.
Dominique BELPOMME avait raison: pour parvenir à résoudre les problèmes liés aux pesticides, il faudrait réduire leur utilisation d'un facteur 1000. Une étude de transfert des pesticides via les eaux de ruissellement viticoles vers les cours d'eaux vient de mettre en évidence que la pollution de l'eau est 1000 fois supérieure à la norme.
La présentation des résultats se tenait dans notre village ce lundi. Elle avait pour but de présenter l'avancement des recherches sur l'épineux sujet des pesticides... La première année (2005) servait à faire le bilan des pratiques au vignoble. Les concentrations de pesticides dans le cours d'eau en bas du coteau viticole se trouvaient alors 2000 fois supérieures à celles qu'autorise la réglementation européenne... En clair, d'ici 2015, il va falloir parvenir à réduire la pollution par les pesticides dans l'eau d'un facteur 2000. Autant dire qu'il y a du pain sur la planche !
La concentration en pesticides a été divisée par deux entre 2005 et 2006 dans le cours d'eau en bas du côteau . Cette nette amélioration est le fruit de la mise en place de couverts enherbés et d'épandage d'écorces afin de piéger les pesticides dans les parcelles. Par cet astucieux système, le transfert des pesticides vers les eaux de surface est limité.
Bonne idée ?
Pour la qualité de l'eau à court terme, certainement... mais ne faisons-nous pas que "reculer pour mieux sauter" ? En effet, il arrivera un moment où les sols arriveront à saturation de pesticides. Ils ne pourrons plus en accumuler et le "trop plein" va se vider encore une fois dans nos cours d'eau. A moins que la vigne ne vienne épurer le sol en puisant ces pesticides pour les concentrer dans son feuillage, ses racines, et ses raisins.
Quelles solutions envisagées ?
Des bassins de rétention - construits en bas de coteau en 2003 - collectent les eaux de ruissellement provenant des vignes. Les eaux y transitent et y décantent plus ou moins avant d'être lentement déversées dans le cours d'eau en aval.
En 2007, l'étude porterait sur pesticides dans ces bassins par les rayons solaires et/ou par la vie microbienne vivant dans le bassin. Pour ce faire, de l'eau serait bloquée sur une hauteur de 1 mètre afin de créer une sorte de lagune.
Les choses avancent...
Enfin! Une étude européenne est menée pour essayer de préserver la santé des citoyens. Les pesticides sont bien connus pour être dangereux pour la santé (troubles de la fertilité de l'homme et de la femme, cancers, leucémie, allergies, altération du système nerveux et du système endocrinien, etc, etc. ). Le mieux est de limiter l'exposition de la population à ces pesticides...
La première chose qui a été mise en place dans ce sens, est d'obliger les vignerons à respecter un délai de 6h à 48h avant que leurs employés ne retournent dans les vignes après un traitement. On ne peut que se féliciter de cette mesure: suivez le lien de cet article.
Débarrasser l'eau des pesticides est une autre bonne mesure puisque le quidam qui arrosera sont jardin n'enrichira plus ses légumes en pesticides. Les animaux qui vivent dans l'eau ou boivent l'eau des cours d'eau seront - eux aussi - en meilleure santé et auront de meilleures facultés de reproduction.
Restera ensuite à débarasser notre alimentation des pesticides... Pour les poissons, on pourra de nouveau pêcher du poisson "sans pesticides". Pour le reste, je ne vois pas comment on fera! Dans le cas du vin, l'exposer à la lumière lui donnerait le fameux "goût de lumière" et il serait imbuvable.
Petite idée personnelle...
Même si on trouvait un moyen d'épurer l'eau souillée par les pesticides, il serait extrêmement coûteux pour la collectivité d'aménager des bassins étanches en aval de toutes les parcelles viticoles et agricoles. Je pense qu'il serait préférable d'allouer l'argent que ces aménagements demanderaient dans la conversion des exploitations en culture sans pesticide. On économiserait les frais de dépollution des aliments, de dépollution de l'air, les dépenses de santé pour soigner les malades de cancers , les dépenses pour traiter aux hormones les couples stériles, et on éviterait de devoir financer des programmes de recherches pour soigner des maladies qu'on qualifie de rare aujourd'hui mais qui pourraient devenir banales si rien ne change.
Mais bon, je peux toujours rêver: nos grands groupes internationaux pourraient-ils encore croître si on n'inventait pas de nouveaux poisons pour inventer de nouvelles maladies, puis trouver de nouveaux médicaments (qui sont parfois de nouveaux poisons)????
Tous les politiques le disent: il faut de la croissance économique... le fonctionnement actuel est un très bon moyen d'y parvenir puisqu'il faut construire des usines pour fabriquer les produits de traitement des vignes et les des médicaments, développer des outils toujours plus sophistiqués pour diagnostiquer les maladies (scanner, IRM, etc), inventer de nouveaux moyens de corriger les désordres biologiques induits (thérapie génique, etc), construire de nouvelles unités de soins, former de plus en plus de personnel hospitalier dans des universités flambant neuves pour répondre à l'augmentation des patients, etc.
Cependant -à jouer à ce petit jeux - je crains que les désastres environnementaux et de santé publiques ne progressent plus vite que notre croissance économique... il se pourrait que nous ne soyons plus en mesure de soigner les maux que l'Homme a créé... on laisserait alors du monde sur le carreau, et pas que des humains!
Pour tout savoir sur le projet LIFE:
http://www.groupeirhenvironnement.com/IRH-Environnement/telediag/SWAP-CPP/index.html
Voici une interview de Dominique Belpomme, chargé de mission pour la mise en oeuvre du Plan Cancer, professeur en cancérologie à l'Université Paris-V. Il a fondé l'Artac en 1994, écrit "Ces maladies crées par l'homme en 2004", et maintenant lance "L'appel de Paris". A lire attentivement !
«Nous voulons promouvoir le concept de santé durable»
Journal de l'Environnement 03/11/2006 12:00
Dominique Belpomme, cancérologue à l’hôpital George Pompidou et président de l’Association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse (Artac), revient pour le JDLE sur le colloque relatif à l’appel de Paris qu’il organise le jeudi 9 novembre. 160 propositions vont y être présentées afin d’améliorer la prise en compte de la santé environnementale en France et dans le monde.
Pouvez-vous nous rappeler l’objectif de l’appel de Paris ?
L’appel de Paris comporte trois articles. L’article 1 stipule que «le développement de nombreuses maladies actuelles est consécutif à la dégradation de l'environnement», le deuxième que «la pollution chimique constitue une menace grave pour l'enfant et pour la survie de l'homme.» Enfin, l’article 3 énonce que «notre santé, celle de nos enfants et celle des générations futures étant en péril, c'est l'espèce humaine qui est elle-même en danger.» Depuis deux ans, les travaux scientifiques n’ont malheureusement fait que confirmer tout cela.
Ces propos paraissent alarmistes, au moment où les Européens n’ont jamais vécu aussi longtemps…
L’espérance de vie s’est aujourd’hui stabilisée, mais va bientôt commencer à diminuer. De toute façon, il s’agit d’un faux indicateur. Le vrai problème est la baisse de la natalité. En Europe, on assiste à la plus grande décroissance de la natalité jamais vue.
Mais elle est due au recours à la contraception, non ?
Selon moi, 15% seulement des couples européens n’ont pas d’enfant grâce au recours à la contraception, mais il y en a aussi 15% qui n’ont pas d’enfant car ils sont hypofertiles ou infertiles. Et ceci est dû à l’environnement.
Que proposez-vous ?
Aujourd’hui, on met l’accent sur le développement durable, en mettant l’environnement au service de l’économie. C’est d’ailleurs pour cela que les entreprises ont aussi facilement adopté ce principe. Mais il faut faire l’inverse, en mettant l’économie au service de l’environnement et de la santé. Nous voulons développer le concept de «santé durable», en plaçant la santé au centre de toutes les préoccupations.
Le gouvernement français a commencé à se préoccuper de la santé environnementale, notamment avec le Plan national santé environnement (PNSE), en 2004. Qu’en pensez-vous ?
Le PNSE est au point mort. C’est un affichage gouvernemental, mais rien ne suit. Et même s’il était appliqué, ce plan serait en dessous de ce qu’il faudrait faire. Je peux aussi affirmer dès aujourd’hui que le Plan cancer sera un échec. Il se concentre sur le tabac et l’alcool alors que ce sont des problèmes en grande partie réglés. Les chiffres officiels estiment entre 7 et 20% les cancers liés à l’environnement. Mais ils sont en dessous de la réalité: selon moi, 10 à 15% sont liés aux virus, 10% aux rayonnements, et 50% à l’exposition aux produits chimiques. Or, on ne fera plus que très peu de progrès en innovation thérapeutique. La prévention primaire devient donc essentielle. Il faut diminuer les sources de contamination.
Comment ?
Lors du colloque du 9 novembre, nous allons présenter 160 mesures. Certaines -la mise en ordre des produits chimiques par exemple- sont déjà prévues par des réglementations européennes comme Reach (1). Nous voulons aussi pointer le doigt sur des molécules comme le bisphénol-A, les retardateurs de flamme, les phtalates, etc. Nous souhaitons enfin que les affaires de santé environnementale aillent davantage en pénal.
Si le gouvernement n’est pas à la hauteur, à qui faites-vous confiance pour appliquer les mesures que vous préconisez ?
La Commission européenne nous écoute. Certains pays moteurs, comme les Etats scandinaves, peuvent donner l’exemple. Nous espérons par ailleurs que le colloque du 9 novembre fera réagir les politiques, et que la santé environnementale sera un thème important des présidentielles de 2007. Pour le moment, les parlementaires restent peu conscients des enjeux.
Vous visez un million de signatures à l'appel de Paris. Où en êtes-vous ?
Nous en sommes à 250.000. Nous irons jusqu’au bout, quel que soit le temps que cela prendra. Les colloques, que nous comptons organiser tous les deux ans, doivent nous permettre d’atteindre le million de signatures.
(1) Il s’agit d’un règlement et d’une directive sur l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques.