Bienvenue sur le blog du Champagne Franck PASCAL

En champagne, chaque acteur a sa propre vision du métier de vigneron. 
La nôtre est en ce sens particulière; et l'est d'autant plus lorsqu'on prend en compte le fait que nos 3,5 ha de vignes
sont conduits en biodynamie (culture biologique + soins énergétiques).
Un blog se justifie afin que vous cerniez notre sensibilité et certains aspects de notre métier. Nous espérons, par cette fenêtre ouverte sur notre Domaine, vous faire partager nos choix, nos essais, nos craintes, nos espoirs, nos réussites, nos échecs, nos joies, nos peines...
Asseyez-vous confortablement... Puissent ces quelques lignes retenir votre attention et susciter une lecture intéressée.

 
Samedi 29 juillet 2006

 "27 traitments pour une pomme. Cancérigène. Neurotoxique. Stop! Pesticides, non merci !"

Voici ce qu'on peut lire sur l'animation du site du "Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures" (MDRGF). Je suis tombé sur ce site en suivant les links que je vous avait donné dans mon article sur notre certification "BIODYVIN".

L'information sur mdrgf.org y semble plus claire et plus actualisée que celle disponible sur les liens précédents; aussi, veuillez trouver ci-dessous quelques raccourcis.

Un dossier sur les résidus de pesticides dans les aliments de l'union européenne est disponible.

Le site no-pesticide.com et son blog vous dit tout sur la stratégie de manipulation du lobby des pesticides repésenté par l'UIPP notamment vis à vis des enfants !


Le site stop-pesticides.fr et son blog vous offre des points de vue d'experts en video sur les dangers des pesticides.

La balle est dans votre camp :-)

par Franck PASCAL publié dans : Actualité
Jeudi 27 juillet 2006

En Champagne, la proportion de vignerons qui cultive leurs vignes sans désherbant chimique, sans pesticide de synthèse et sans engrai chimique est de l'ordre de 1 pour 1000. Notre domaine est d'ailleurs annuellement contrôlé par ECOCERT pour l'obtension du label "Agriculture Biologique".

Or, travaillant nos 3,5 ha de vignes en biodynamie, nous avons jugé utile d'aller plus loin dans la certification pour obtenir le label BIODYVIN. Ainsi, nous rejoignons le cercle encore plus fermé des vignerons à cultiver les vignes de cette manière. Actuellement, seulement 40 domaines viticoles Français et Allemands sont certifiés BIODYVIN... Un autre label certifie que les produits élaborés par le producteur sont issus de cultures en biodynamie: DEMETER

Nous sommes fiers de faire partie de cette viticulture marginale car il y a encore du chemin à faire pour améliorer la qualité de l'eau et la qualité de notre environnement tout en réduisant la teneur en pesticides des aliments... Chacun est directement concerné par cette culture réellement durable...

Pour en savoir un peu plus sur les effets des résidus de pesticides (il ne s'agit pas là des risques bien plus grands auxquels sont confrontés les applicateurs de ces substances et des personnes travaillant dans les cultures à leur contact), suivez ce lien:
 http://www.veganpeace.com/fr/biologique/pesticides.htm

Pour une lecture plus complète, un condensé de centaines de publications internationnales est disponible dans cet ouvrage bien construit, didactique et facile de lecture:
"Pesticides, le piège se referme", écrit par François Veillerette aux éditions Terre vivante (12,50 euros).
Attention, la lecture de cet ouvrage risque de modifier à tout jamais vos habitudes alimentaires tant la réalité fait froid dans le dos...

Rq: la recherche de cet ouvrage par les bases de données des libraires peut poser problème en raison de la lettre è dans piège. Faites la recherche avec le mot clef  "pesticides".

par Franck PASCAL publié dans : Actualité
Mardi 25 juillet 2006

Voici ce qu'on peut lire dans la rubrique vins:

"Malgré un fort pourcentage de Pinot Meunier, le nez de cette cuvée Prestige tire assez nettement sur le Chardonnay (amande, brioche). La longueur est agréable et la finale ne révèle pas de défaut. Un certain manque de vibrato sur l'attaque mais une réelle finesse des bulles. (25 € départ propriété)"

Seule remarque de ma part: le prix départ propriété est de 22 euros. 

 

par Franck PASCAL publié dans : Revue de presse
Jeudi 6 juillet 2006

Bon, ce n'est pas bien réjouissant, mais voici 2 photos de raisins prises à Cuchery, au lieu-dit "Le Chemin de Champlat".

Il s'agit d'une vieille vigne de Pinot Meunier plantée en 55 ou 58 (petit oubli de ma part) que je destinais à l'élaboration  d'un vin rouge... Je ne sais pas bien à quoi m'attendre au sujet des maladies; étant donné qu'en biodynamie les "antisporulants" n'existent pas... Si vous avez  déjà eu ce type de mauvaise aventure, merci de me laisser un témoignage - ou mieux - un conseil à : franck.pascal@wanadoo.fr.

D'autres témoignages et images sont visibles sur les blogs de confrères aussi malchanceux que nous:

Témoignages:
http://www.vigneron-champagne.com/index.php/2006/07/05/84-grele-a-mailly

http://champagne.typepad.com/podcast/2006/07/entre_deux_eaux.html

 

par Franck PASCAL publié dans : Actualité
Jeudi 6 juillet 2006

Bon, ce n'est pas bien réjouissant, mais voici 2 photos de raisins prises à Cuchery, au lieu-dit "Le Chemin de Champlat".

Il s'agit d'une vieille vigne de Pinot Meunier plantée en 55 ou 58 (petit oubli de ma part) que je destinais à l'élaboration  d'un vin rouge... Je ne sais pas bien à quoi m'attendre au sujet des maladies; étant donné qu'en biodynamie les "antisporulants" n'existent pas... Si vous avez  déjà eu ce type de mauvaise aventure, merci de me laisser un témoignage - ou mieux - un conseil à : franck.pascal@wanadoo.fr.

D'autres témoignages et images sont visibles sur les blogs de confrères aussi malchanceux que nous:

Témognages:


http://www.vigneron-champagne.com/index.php/2006/07/05/84-grele-a-mailly

http://champagne-grumier.blogspot.com/2006/07/orage-de-grle.html

Vidéos:

http://champagne.typepad.com/podcast/2006/07/entre_deux_eaux.html

http://champagne.typepad.com/podcast/2006/07/les_vrais_4x4_s.html

http://champagne.typepad.com/podcast/2006/07/orage_live.html

 Bon, les tisanes ont terminé d'infuser. Je vais les filtrer et on va commencer à traiter.
Une parcelle m'inquiète à Reuil, lieu-dit les St Quifort, dont la pente fait entre 43 et 55%... malgré l'herbe, je ne suis pas certain qu'elle ait été capable d'absorber ce déluge. A suivre!

 

par Franck PASCAL publié dans : Actualité
Mercredi 5 juillet 2006

 

La photo ci-dessus montre un chemin béton profilé en V à Baslieux. Sa largeur est de 3 mètres. On peut voir que des débris de sarments, des écorces et des cailloux se sont déposés pratiquement sur les bords du chemin. Au plus fort de l'orage, le chemin était presque à sa capacité maximale !

Finalement, l'orage décrit hier soir n'était que le début d'une soirée bien arrosée. Après une acalmie de 20 minutes, l'orage a repris jusqu'à 1 heure du matin. Le éclaires étaient fortes et nombreuses, un peu comme au 14 Juillet. Des grondements comme dans les tranchées à Verdun...

Comment ? Non, je ne suis pas Marseillais. C'est un peu exagéré, mais pas si loin de la vérité. Je n'avais jamais vu un tel déluge... et je n'étais pas le seul !

Alors, au vignoble ?

Les 2/3 des vignes ont été touchées par la grêle, plus ou moins fortement. Voir ci-dessous.

Nos vignes ne sont pas les plus touchées. Certaines parcelles seraient presque intégralement détruites. Comme le soir 2 Juillet 2000 (un jour de match de foot de la France en phase finale de la Coupe d'Europe - bizarre, non ?), l'orage a été violent, soudain, intense et accompagné de grêle. Cette année là, il avait duré 20 minutes pour plus de 40 mm. Le lendemain soir, un second orage avait emprunté exactement le même chemin avec la même violence. Des milliers d'hectares avaient été touchés et quelques centaines totalement détruits. Je pense que cette fois le bilan sera plus grave (à moins que nous ayons tout pris et que les autres ont été épargnés).

Coté précipitations, on a mesuré environ 55 mm à Belval (c'est la capacité maxi du ploviomètre que possède mon confrère) . C'est là que ça a été le plus calme. On peut jouter au moins 25 mm de plus pour Paradis. Pour Baslieux, on m'a dit environ 90 mm. En mesurant le seau qui était dans la pelouse, j'arrive à plus de 100 mm (en compensant la forme tronconique). A Olizy, les relevés des habitants donnent entre 110 et 120 mm. Je ne sais pas pour Reuil et Montigny...

Bref, la protection cuprique de la vigne a été intégralement lavée. Ce soir, un nouvel orage a éclaté (petit cette fois, environ 15 mm)... Je crains le pire. Demain, on ressort les chenillards dès que les brumes matinales seront levées. Il faut à tout prix éviter l'explosion du mildiou. Je croise les doigts.

Avec de telles précipitations, l'eau a déplacé des montagnes de terre. Nos vignes étant enherbées naturellement, les dégats sont presque nuls. A Baslieux et a Olizy, certains épandages d'écorces n'ont pas tenu. Seule l'herbe a permis de maintenir le sol en place. Ce sont les vignes désherbées en en plain qui ont le plus souffert. Regardez ci-dessous une vigne en culture traditionnelle et notre vigne... c'est à couper au couteau !

 

 

Mardi 4 juillet 2006

A l'heure où je tapotte sur mon clavier, l'orage sévit encore. A 18 heures, force est de constater que le T-shirt n'était plus de circonstances à Reuil... en quelques minutes, le ciel est passé du bleu au déluge... Impossible de rester sous cette eau froide, j'ai dû me résigner à quitter la vigne.

Pour éviter de perdre du temps, je décidais d'aller faire le plein à 5 km de là, à Mareuil-le-Port. Pas si facile que cela !! Vitesse permise sous le déluge, avec les essuie-glace à la vitesse maxi: 30 km/h. En quelques instants, les fossés à sec depuis plusieurs semaines n'arrivaient plus à absorber les précipitations. Rapidement, quelques cm d'eau dévallaient la chaussée. Avec l'aide du vent, une poubelle a essayé de se suicider: elle a traversé la route sans regarder alors que j'arrivais.

Arrivé au rond point du Prioré de Binson (à mi chemin), difficile de discerner la chaussée sous l'eau. Cent mètres plus loins en direction de Mareuil-le-Port, je passe devant "MECAVALLEE" dont le parking et une partie des locaux ont été innondés. A partir de là, j'entend de gros chocs sur ma carrosserie.. La grêle est au rendez-vous et je vois des grêlons de plus en plus gros s'éclater sur mon pare-brise. Heureusement, des arbres sur le bas côté vont me permettre d'abriter mon véhicule quelques minutes de ces impacts.

Une fois passé, je reprends la direction de la station service. Arrivé dans Port-à-Binson, de la boue mêlée à l'eau descent à toute alure dans les rues. Je regarde à droite... et à gauche... Par quoi je commence, la gauche ou la droite ?

Bon ok. A droite, seules les extrémités des fanes de pomme de terre laissent deviner qu'à cet endroit se trouve (ait) un potager. Et puis, le propriétaire d'une maison toute neuve essayait en vain de dévier les flots qui ont déjà innondé sa cave d'au moins 30 cm. A gauche, du haut de la butte sur laquelle sa maison est construite, une femme entourée de deux jeunes enfants regarde la scène non sans une certaine émotion. Bien au chaud derrière sa baie vitrée, la pelouse qui la sépare de la route est blanche comme en hiver...

Impossible d'aller plus loin, il faut rebrousser chemin: au stop qui rejoint la route nationale, les véhicules sont immobilisés. Ils doivent attendre que les autres véhicules passent, alors qu'ils sont tous en warning et roulent au pas à cause de la visibilité quasi nulle.

Je dois me résigner à rentrer à la maison et penser à la suite: quels impacts sur nos vignes ? Peut-on poudrer le lithotamne sur feuillage encore mouillé ? Ca fait maintenant plus d'une heure et quart que ça dure. Les pluviomètres sont peut-être déjà pleins. Quand renouveler le cuivre ? Reste à décrocher mon téléphone pour demander conseil...

Pas toujours facile d'être vigneron !

 

Dimanche 2 juillet 2006

Je cite un extrait du bulletin d'information de BLE datant du 7 Décembre 2001, rédigé par Michel RIOUSPEYROUS.

---

"Comment ne pas réagir devant les expérimentations menées par les instituts officiels (protocole inadapté, douteux) autour du cuivre.
Un exemple: Mr CHAUSSOS, Inra de Dijon, aux journées ITAB viticulture 2000, nous présente une étude sur les effets dépressifs (quoique relatifs) du cuivre sur la lombriculture et l'activité microbienne.
Tout d'abord, ces études sont réalisées en station INRA, mais en aucun cas en situation réelle de sols et pratiques de quelqu'un travaillant en viticulture biologique.
 
 

Quelle valeur ?


Ensuite, il s'agit d'essais à 50 kg de cuivre métal/ha/an pendant 6 ans ! Incroyable, pour des scientifiques, aucune relation aux réalités. Alors quand je mets en doute la valeur de ces essais, le peu d'intérêts d'expériences dont on sait d'avance que les effets sont négatifs et qu'il ferait mieux de chercher de nouvelles alternatives au cuivre, il me répond narquois qu'ils en ont: les OGM.


Quand on sait que les études officielles ont tourné avec du sulfate de cuivre pur (non neutralisé à la chaux), donc sous la forme la plus soluble et dépressive , que des tests ont été faits sur des espèces de vers qui ne vivent pas en sols cultivés ou sur des sols polders, très filtrants... Que faut-il penser ? Qu'on veut condamner le cuivre et surtout en premier plan la bio (viticulture, maraîchage, arboriculture...) et continuer les perspectives avec l'agrochimie ou les OGM.


A côté de ça, des études comparatives en Allemagne ont donné des résultats supérieurs (populations lombriciennes), par rapport à une conduite conventionnelle. Le cuivre a été réintroduit en Allemagne.


Alors bien sur, il y a des effets dépressifs viticoles et toujours un danger potentiel, ce n'est pas un fongicide neutre, loin de là. Tout dépend des conditions de sol et d'application. Aujourd'hui on raisonne et de nouvelles formulations homologuées à 1000 g/ha de cuivre métal vont apparaître.
Mais les mêmes qui font campagne contre le cuivre ont à l'époque préconisé des doses de 5000 g de cuivre métal par ha et par traitement (il y a des écrits!!!). C'est trop facile et démagogique de se servir du thème cuivre pour condamner les pratiques biologiques. Alors, même si le cuivre ou la maîtrise du mildiou constituait un problème majeur, pourquoi ne pas préconiser largement: l'emploi du soufre à la place des IBS contre l'oïdium, ou contre l’excoriose à la place de l'arsenite de soude, l'usage d'argile et de lithothamne contre le botrytis, l'usage du bacilius thurengiensis à la place des insecticides à large spectre ?"

---

Depuis cette étude caduque [dont le but était visiblement -selon l'auteur - de discréditer la lutte biologique afin que la lutte raisonnée/durable (obligée de faire marche arrière) cède le pas aux OGM et non à des techniques culturales respectueuses de l'environnement], l'INRA de Dijon a montré que "les doses de cuivre actuellement applicables (8 puis 6 kg/ha/an de cuivre métal) sont tout à fait compatibles avec une activité et un développement « normal » des micro-organismes du sol".

Cette seconde étude a été conduite sous la responsabilité de ce même M. Rémi Chaussod, Unité mixte de recherche INRA – Université de Bourgogne Microbiologie et géochimie des sols, département Environnement et Agronomie et département Santé des Plantes et Environnement, centre de Dijon. Je dois le féliciter pour être revenu sur les conclusions de sa première étude en menant une seconde étude en phase avec les réalités du terrain. Cette qualité d'admettre ses erreurs n'est pas donnée à tout le monde !

Vous pouvez lire un article plus complet sur la relation Cuivre/sol/plante sur le site de l'INRA à l'adresse suivante: http://www.inra.fr/presse/raisonnement_de_l_usage_du_cuivre_en_agriculture_biologique

Aujourd'hui, de nombreux vignerons continuent de croire que le cuivre est toxique pour le sol... il fallait leur permettre d'actualiser leurs connaissances. 

par Franck PASCAL publié dans : Actualité
 

Article en direct

Inscription à la newsletter

Recherche

 
 
blog poésie sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus