Bienvenue sur le blog du Champagne Franck PASCAL

En champagne, chaque acteur a sa propre vision du métier de vigneron. 
La nôtre est en ce sens particulière; et l'est d'autant plus lorsqu'on prend en compte le fait que nos 3,5 ha de vignes
sont conduits en biodynamie (culture biologique + soins énergétiques).
Un blog se justifie afin que vous cerniez notre sensibilité et certains aspects de notre métier. Nous espérons, par cette fenêtre ouverte sur notre Domaine, vous faire partager nos choix, nos essais, nos craintes, nos espoirs, nos réussites, nos échecs, nos joies, nos peines...
Asseyez-vous confortablement... Puissent ces quelques lignes retenir votre attention et susciter une lecture intéressée.

 
Samedi 9 septembre 2006

Voici un article rédigé par Frédéric PRAT de Kokopelli:

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 L ETAT FRANÇAIS serait-il un ETAT VOYOU ?

http://www.kokopelli.asso.fr/actu/new_news.cgi?id_news=74

Un jugement du tribunal d Alès du 14 mars 2006, a relaxé l association
Kokopelli qui oeuvre pour le maintien et la promotion de la biodiversité
cultivée et culturelle. Ses engagements lui avaient valu d être traînée
devant le tribunal pour « commerce de semences non inscrites ».

Le tribunal a débouté l Etat, du fait qu il ne respecte pas les lois ...
européennes comprises !!!

L association Kokopelli revendique et défend le droit des générations à
naître de choisir leur alimentation, en libérant la semence. L Etat, le
GNIS, la FNPSP (deux structures corporatistes, liées à l agrobusiness) nient
cette évidence. Se basant sur des lois d un autre siècle, de fait
passéistes, restrictives et castratrices, ces organismes ont fait appel de
la sage décision du tribunal d instance, au mépris de tout respect et de
tout bon sens. Cette affaire sera appelée à l audience du 31 octobre 2006,
cour d appel de Nîmes (Gard).

Cet appel n est pas dirigé contre Kokopelli : il est directement opposé à la
souveraineté alimentaire de chacun d entre nous. Cette négation du droit a
pour but de conforter quelques transnationales de l agroalimentaire dans
leur situation de monopole et de séquestration du vivant.

L association n a pas vocation à devenir abonnée des prétoires. Le
financement et les forces vives de Kokopelli doivent être consacrés à
transmettre un bien génétique reproductible, plus riche que celui dont nous
avons hérité : la semence est un patrimoine inaliénable de l ensemble de l
humanité. Nous défendons génétiquement, techniquement, biologiquement ce
patrimoine, réalisant de fait une mission de service public qui devrait être
assurée par l état.

Les accusations et diffamations portées contre nous tous, nous obligent à
vous solliciter, pour nous soutenir pécuniairement. Ces procès coûtent
chers, tant en temps qu en espèces sonnantes et trébuchantes. C est aussi
une volonté de nos accusateurs : nous épuiser financièrement, de façon à
éradiquer toute contestation alternative, révélant la complicité Etat
français-multinationales de l agrochimisemencière. Nous avons le courage, la
volonté, le devoir, de contribuer à faire émerger la vérité, de faire
perdurer la vie, au-delà de toute adversité.

Monsieur Chirac a qualifié d état voyou, ceux qui fournissent des pavillons
de complaisance aux pétroliers pollueurs de nos océans ; comment faut-il
appeler un pays qui fournit des pavillons de complaisance pour polluer de
façon irrémédiable nos semences en hypothéquant notre avenir et l accès à l
autosuffisance alimentaire de toute la planète ?

Nous sommes tous concernés ; si vous avez la possibilité d être solidaire
avec nos actions, vous pouvez envoyer vos dons différenciés, à l ordre de
« libreseme Kokopelli»,

avant le 31 Octobre 2006 si possible, à l adresse suivante: Kokopelli -
Pist Oasis - 131 Allée des Palmiers - 30319 - ALES Cedex,

ou sur les différentes foires, salons, magasins bio, biocoops où l
association Kokopelli est présente.(renseignements : www.kokopelli.asso.fr)

ou par virement au n° 15899 07965 00020118204 06 Crédit Mutuel Alès

Un grand merci pour votre soutien

par Franck PASCAL publié dans : Actualité
Lundi 28 août 2006
Les fruits et légumes "bio" protègent mieux du cancer que ceux de l'agriculture conventionnelle et les anciennes variétés de fruits encore mieux, selon deux chercheurs anglais. Ceci provient de leur richesse en salvestrols : des composés qui tuent dans notre corps les cellules cancéreuses et elles uniquement. lire l'article de Novethic
Mercredi 16 août 2006

Je ne parle pas de moi car je suis encore assez jeune... vous allez comprendre.

Le 10 Août dernier, j'ai effectué mon dernier traitement de protection du vignoble. Parlons de ce dernier traitement!

Il faisait froid pour la saison, j'ai donc utilisé une tisane d'ortie en complément de mon traitement pour réduire la dose de cuivre employée. L'ortie stimule la circulation de la sève, comme elle stimule la circulation de notre sang lorsqu'on se pique. C'est l'une des raisons pour lesquelles elle modifie le terrain de la vigne afin que le mildiou ne s'implante pas.

De plus, puisqu'on était proche du périgé lunaire, j'ai aussi pulvérisé sur le feuillage de la vigne une décoction de prêle. Le périgée lunaire est une période critique durant laquelle les maladies cryptogammiques sont stimulées. En cette période, la lune a une attractivité très forte: les forts coefficients de marrée en témoignent. La conséquence: la pression athmosphérique varie, l'anticyclone s'éloigne de nos côtes atlantiques et de fortes précipitations sont attendues sur notre vignoble. La prêle est donc indispensable car elle a la faculté de repousser les agressions des maladies cryptogammiques. Il est tombé l'équivalent de plus d'un mois de précipitations en 36 heures. Je préfère mettre toutes les chances de mon côté.

Ces précipitations ayant été anticipées par météofrance, j'ai choisi d'utiliser de la bouillie bordelaise à la dose de 1,5 kg par ha (soit 300 g de cuivre par ha) avant leur arrivée . Ceci porte le cumul des doses de cuivre employées à 5049 g/ha pour la saison 2006.  Compte-tenu de la météo chaotique de cette année, je trouve que c'est une jolie performance. Rappelons que le cahier des charges AB (Agriculture Biologique) impose un total de cuivre annuel inférieur ou égal 6000 g/ha.

Je m'éloigne de l'objet de ce message.

Lors de ce dernier traitement, je suis tombé en panne de matériel. En attendant le dépanneur, un confrère de 86 ans qui revenait d'une de ses parcelles s'est arrêté et nous avons discuté. Ce fût une discussion pleine de bon sens. Il m'a fait part de queqlues-unes de ses expériences. Or, l'expérience des vignerons de cette classe d'age est primordiale pour moi. Voici quelques extraits:

"Il y a trois ans, j'avais désherbé une vigne avec du désherbant au printemps. La vigne n'était pas belle. Je crois que le désherbant était resté sur l'argile car l'argile est impérméable. Comme les racines de la vigne sont à l'horizontale, elles ont dû en prendre un coup. Depuis je ne désherbe plus et je coupe l'herbe à la main. Mes vignes beaucoup plus belles."

C'est aussi ce que j'ai constaté quand j'ai arrêté de désherber les miennes à partir de 98. Mes vignes étaient pimpantes alors que les vignes voisines avaient l'air tristes et en mauvais état.

"Tu fais tes vignes en bio ? Pourtant tu traites. Je croyais qu'on avait pas le droit de traiter en bio ???
- Heureusement qu'on a le droit de traiter sinon on n'aurait pas de récolte. Simplement on n'a pas le droit d'utiliser de produit chimique de synthèse: aucun contact chimique, aucun produit pénétrant, aucun produit systémique. On a juste le droit d'utiliser des sels d'oligo-éléments comme les sels de cuivre et le soufre. Contre les vers de la grappe et les mange-bourgeons on utilise des micro-organismes parasites. Il y a une solution à tout en bio. Mais surtout, pour réduire les doses de cuivre et de soufre, on utilise des tisanes et décoctions de plantes. Pour mon dernier traitement, j'utilise une tisane d'ortie et une décoction de prêle en complément d' 1,5 kg/ha de bouillie bordelaise.
- Tu sais gamin (expression locale utilisée quand une personne expérimentée s'adresse à une personne avec moins d'expérience), tout ce que tu pourras faire sans la chimie sera meilleur pour toi et pour ton vin.
- J'en suis conscient, c'est pour ça que j'ai converti tout mon vignoble en biodynamie. Mais je souhaite encore progresser et réduire encore les quantités de cuivre et de soufre utilisées. Pour ça, il faudrait que je fasse un système pour récupérer l'eau de pluie. En utilisant l'eau de pluie (déminéralisée), on extrait mieux les éléments des plantes lors des tisanes et décoctions. De plus, on évite que le cuivre et le soufre se lient aux éléments minéraux contenus dans l'eau de la concession. On arrive à la même efficacité de traitement en utilisant moins de quantité.
- Tu sais, j'ai un jardin avec une cabane de jardin. Ma goutière descend dans un bidon. J'utilise cette eau pour arroser mes légumes.  Quand je n'ai plus d'eau dans mon bidon, j'utilise le jet d'eau. Tu me croiras si tu veux; quand j'utilise l'eau de la concession, mes légumes sont moins beaux. Ils font la tête"

Il regardait ma vigne:
"T'as de la récolte là-dedans, gamin.
- Oui, je vais en avoir besoin car certaines vignes ont pris la grêle. Il faudra attendre que ça murisse.
Il y a aussi de l'herbe. Il faudrait que je repasse la charure intercep mais je crois que je n'aurais pas le temps avant la pluie. Heureusement que je ne mets pas d'engrai depuis plusieurs années car l'herbe pousse à une vitesse!
- tu sais, moins tu mettras d'engrai, meilleur sera ton vin. Biensûr, il faut en mettre un peu, mais la juste dose. En plus, ta vigne aura moins de maladie"

Une grand-tante m'avais dit ça il y a quelques années:
"Avant qu'on mette de l'engrai dans les vignes, le vin était meilleur. Si tu ne mets pas d'engrai, tu feras du meilleur vin."

Bon, j'arrête-là car il y aurait encore tant à dire!
Je tenais à retranscrire ces quelques échanges car ce n'est malheureusement pas ce qu'on entend le plus courramment lors des discutions entre vignerons. Le fait qu'une persone d'expérience (= avec plus de 50 ans de recul) le dise me conforte dans mes choix et dans mes opinions.

par Franck PASCAL publié dans : Traçabilité
Mercredi 9 août 2006

"La Fédération des associations viticoles d'Allemagne (DWV) et l'organisation allemande de viticulture biologique Ecovin organisent le deuxième Symposium Internatinal de Viticulture Biologique. Il aura lieu le 24 Avril 2007 à Stuttgart dans le cadre du salon Intervitis-Interfructa.

Au programme: les lignes directrices pour une oenologie biologique, les normes nationales et internationales. Les activités de recherche, contribuant à la mise en place de ces lignes directrices, mais aussi les comptes rendus et les expériences au niveau pratique seront également à l'ordre du jour des conférences.

Scientifiques et experts du monde entier sont attendus. Ils peuvent soumettre des propositions d'intervention jusqu'au 15 Août 2006."

Source: L'est Agricole du 4 Août 2006

J'ai hate de lire un compte-rendu détaillé de ce symposium sur le web... Souhaitons que nos dirigeants de la culture biologique dépêcheront un observateur de terrain afin de rapporter, puis diffuser auprès des vignerons bio, les résumés des interventions de ce symposium... Sur ce point, il y a une réelle attente des vignerons pour la maitrise de la qualité des vins produits.

Encore une fois, avec l'organisation d'un tel événement, l'Allemagne montre son avance incontestable en matière de protection de l'environnement et de prévention des risques alimentaires... Espérons que la dimension internationale de symposium fasse rapidement boule de neige sur la planète !

par Franck PASCAL publié dans : Actualité
Mardi 8 août 2006

Comme à chaque 31 Juillet, nous procédons à l'inventaire.

Chaque structure viticole est tenue de déclarer aux services de la viticulture et aux douanes les stocks de vins en cerlces (terme relatif aux cerclages des fûts et autre contenants bois. Aujourd'hui le terme cuves serait peut-être plus adapté) et les stocks de vin en bouteilles.

Ainsi, en ce jour (et encore demain), chaque palette de champagne et chaque carton en cave a fait l'objet d'un comptage et d'un pointage minutieux afin de déclarer nos stocks avec la plus grande exactitude.

Nous avons veillé à tenir les comptes des vins non millésimés mis en bouteille depuis moins de 15 mois et des vins millésimés mis en bouteilles depuis moins de 3 ans car ils n'ont pas encore le droit d'être commercialisés. Seul les vins non millésimés mis en bouteille depuis plus de 15 mois et des vins millésimés mis en bouteilles depuis plus de 3 ans on le droit d'être commercialisés. Ca fait quelques bouteilles à compter car les stocks en Champagne sont très importants ! 

La champagne est d'ailleurs une exception comptable par rapport à toute autre industrie (agroalimentaire ou manufacturière) car c'est la seule où on ne peut pas réduire les stock et encours pour réduire la pression fiscale. Dans le système fiscal Français, la minimisation des stocks (et encours de production) est un objectif permanent pour améliorer la rentabilité financière d'une entreprise. En effet, les stocks coûtent à produire et constituent une immobilisation de trésorerie obligeant à avoir recours à des emprunts pour générer de la trésorerie. De plus, la création de stock constitue un bénéfice imposable (dixit mon prof de compta - ESC Clermont Ferrand - lorsque j'étais en école d'ingénieur dans cette ville). Voici encore une exception champenoise qui explique partiellement pourquoi les vins de notre région reviennent si cher à produire.

Imaginez quel serait le prix d'une voiture si chaque constructeur devait construire les stockages de 2 à 3 années de production de véhicules avant de pouvoir les vendre !!

Chaque année, la "déclaration de stocks" doit être remise en mairie vers le 10 Août.
Plus que quelques jours ! A nos calculatrices !

Pendant ce temps-là, au vignoble, notre colaborateur continue de débroussailler les quelques hectares de vignes particulièrement envahis par l'herbe. Et oui, pendant que je suis en train de compter des bouteilles et remplir des documents administratifs, je ne suis pas sur mon tracteur en train de passer les cover-crops, ni les interceps hydrauliques... Ce n'est pas toujours simple d'optimiser l'organisation du travail pour réduire les coûts de revient !

par Franck PASCAL publié dans : Traçabilité
Samedi 5 août 2006

Non, vous ne rêvez pas. La photo ci-contre montrant les paniers, les sécateurs et les caisses de vendange a bien été prise hier en Champagne...

Un confrère a déjà commencé à couper les raisins de sa vigne. Il ne s'agit pas de vendanges en vert, comme je le pratiquais ces dernières années pour réguler le rendement des parcelles trop productives (au passage, avec la biodynamie, ce rendement s'est auto-régulé cette année. Le rendement moyen de mon vignoble devrait être assez proche du "quota" d'appellation 2006).

De quoi peut-il bien s'agir ?

En fait, il s'agit d'une vigne protégée avec les produits phytosanitaires autorisés en culture conventionnelle (requalifiée "viticulture raisonnée" ou "viticulture durable" selon la mode du moment) dans laquelle l'oïdium a sévit. Ce vigneron tente une opération de la dernière chance pour espérer sauver quelques grappes de chardonnay pour son millésime 2006. Or, l'oïdium est un champignon qui développe des arômes exécrables pendant les vinifications. Le danger est que les vendangeurs ne sélectionnent pas les raisins correctement et que des grappes altérées arrivent jusqu'au pressoir... il cherche donc a préserver la qualité de son vin en agissant en amont de la récolte.

Comment ceci a pu arriver, me demanderez-vous ?

En fait, notre petite vallée n'a historiquement jamais été un secteur sensible à l'oïdium en raison d'un micro-climat défavorable: trop frais. Or, le climat change. Nous qui vivons chaque jour au contact de la nature en sommes les témoins. Le changement climatique n'est pas une imagination de l'esprit. On le voit affecter nos micro-climats viticoles de plus en plus nettement.


Exemple concret :
il existe deux sortes de vers de la grappe en Champagne, la Cochylis et l'Eudémis. Jusqu'à maintenant, seul la Cochylis se développait sur nos terroirs et l'eudémis était cantonnée aux micro-climats plus chauds.
Aujourd'hui, nous commençons à voir l'Eudémis s'installer. C'est le signe que le micro-climat lui convient mieux maintenant. Certains veulent traiter avec des insecticides pour empêcher la colonisation. Cela ne servira à rien car comme disait BIENVENISTE "Le microbe n'est rien, le terrain (ou le milieu) est tout".
Le micro-climat s'étant réchauffé, le milieu a changé et il est devenu favorable à l'eudémis... le seul moyen d'empêcher l'arrivée de l'eudémis sur nos terroir est de recouvrer rapidement un micro-climat  plus frais. Sur ce point, je ne vois pas comment agir à court terme...
Je tenais à le dire car le citadin ne voit pas ces choses-là. Pourtant, elles sont bien réelles et évoluent très (trop) rapidement.

L'oïdium est un champignon qui pullule lorsque le climat est chaud et sec. C'est la bête noire de la viticulture du sud de la France. Dans notre petite vallée parcourue de cours d'eau, il était extrêmement rare que les conditions soient propice à des fortes pression d'oïdium... mais les choses ont changé depuis 2004, première année de fortes pertes de récolte ici même. Les choses n'ont pas l'air d'aller en s'améliorant... en effet, jusqu'à cette année, seul le Chardonnay (cépage le plus sensible à l'oïdium était touché). En 2006, le Pinot Noir est lui aussi touché... et j'ai ouï dire que certains Pinots Meuniers sont touchés à 30 km de là alors que c'est un cépage très peu sensible à l'oïdium... Pour être complet, je préciserai que le réseau d'observation de la santé du vignoble recence sur un échantillon de parcelles

Faut-il s'attendre à grosses pertes de récolte à l'avenir en Champagne à cause de ces nouveaux fléaux ?

Je ne le pense pas pour deux raisons:

- la vigne que tente de sauver ce confrère est une vigne traitée par hélicoptère. Or, la protection des grappes par ce mode de pulvérisation est insuffisante pour contrer l'oïdium. Il est même possible qu'il y ait eu utilisation d'une molécule à laquelle l'oïdium est devenu résistant

- il ne suffit pas que le climat soit propice à l'oïdium pour avoir des dégâts sur grappe. Il faut aussi que la vigne soit un terrain propice au développement de l'oïdium. C'est là que la culture biologique sort son épingle du jeu.
Les pesticides chimiques ont pour objectif de détruire le champignon en agissant comme des poisons. La culture biologique utilise des plantes et des minéraux qui changent le terrain de la plante pour ne pas que le champignon puisse s'implanter. C'est le rôle de la consoude par exemple, et du soufre qui abaisse le pH de la feuille. Le milieu "feuille" ou "grappe" n'étant plus favorable à l'oïdium, il ne peut plus causer de perte de récolte.

Remarque 1: les éléments fertilisants solubles dans la sève de vigne contribuent à faire remonter le pH du milieu... attention à la nature et à la quantité des fertilisants !

Remarque 2: pour ne pas avoir de dérive de pesticides par l'hélicoptère, je traite plusieurs parcelles voisines de mes vignes. L'une d'elle, plantée en Pinots noirs, est faite pour moitié en biodynamie et l'autre moitié par est traitée par l'hélicoptère. Devinez quelle partie n'a pas d'oïdium sur grappe ???

Attention, tout n'est pas rose en culture biologique si la météo se déchaîne !
Suite aux orages du 4 et 5 juillet, près de 100 mm de pluie accompagnée de grêle sont tombés dans cette parcelle.

La partie protégée de la même manière que mes vignes (la vigne n'est pas en culture biodynamique car le propriétaire de la vigne utilise des déherbants chimiques) a mieux tenu que ce que je pensais. Je ne savais pas bien à quoi m'attendre car c'est la première fois que je suis confronté à pareil épisode climatique. On y constate d'assez nombreux symptômes de mildiou sur grappe (rot brun).

Dans la partie protégée par l'hélicoptère, les symptomes de rot brun sont plus rares. Il faut dire que l'orage a sévit peut de temps après le traitement de l'hélicoptère et que ce dernier a pu repasser traiter la vigne presque aussitôt. De mon côté, mon chenillard ne montait pas car les chenilles patinaient...

par Franck PASCAL publié dans : Actualité
Samedi 29 juillet 2006

 "27 traitments pour une pomme. Cancérigène. Neurotoxique. Stop! Pesticides, non merci !"

Voici ce qu'on peut lire sur l'animation du site du "Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures" (MDRGF). Je suis tombé sur ce site en suivant les links que je vous avait donné dans mon article sur notre certification "BIODYVIN".

L'information sur mdrgf.org y semble plus claire et plus actualisée que celle disponible sur les liens précédents; aussi, veuillez trouver ci-dessous quelques raccourcis.

Un dossier sur les résidus de pesticides dans les aliments de l'union européenne est disponible.

Le site no-pesticide.com et son blog vous dit tout sur la stratégie de manipulation du lobby des pesticides repésenté par l'UIPP notamment vis à vis des enfants !


Le site stop-pesticides.fr et son blog vous offre des points de vue d'experts en video sur les dangers des pesticides.

La balle est dans votre camp :-)

par Franck PASCAL publié dans : Actualité
Jeudi 27 juillet 2006

En Champagne, la proportion de vignerons qui cultive leurs vignes sans désherbant chimique, sans pesticide de synthèse et sans engrai chimique est de l'ordre de 1 pour 1000. Notre domaine est d'ailleurs annuellement contrôlé par ECOCERT pour l'obtension du label "Agriculture Biologique".

Or, travaillant nos 3,5 ha de vignes en biodynamie, nous avons jugé utile d'aller plus loin dans la certification pour obtenir le label BIODYVIN. Ainsi, nous rejoignons le cercle encore plus fermé des vignerons à cultiver les vignes de cette manière. Actuellement, seulement 40 domaines viticoles Français et Allemands sont certifiés BIODYVIN... Un autre label certifie que les produits élaborés par le producteur sont issus de cultures en biodynamie: DEMETER

Nous sommes fiers de faire partie de cette viticulture marginale car il y a encore du chemin à faire pour améliorer la qualité de l'eau et la qualité de notre environnement tout en réduisant la teneur en pesticides des aliments... Chacun est directement concerné par cette culture réellement durable...

Pour en savoir un peu plus sur les effets des résidus de pesticides (il ne s'agit pas là des risques bien plus grands auxquels sont confrontés les applicateurs de ces substances et des personnes travaillant dans les cultures à leur contact), suivez ce lien:
 http://www.veganpeace.com/fr/biologique/pesticides.htm

Pour une lecture plus complète, un condensé de centaines de publications internationnales est disponible dans cet ouvrage bien construit, didactique et facile de lecture:
"Pesticides, le piège se referme", écrit par François Veillerette aux éditions Terre vivante (12,50 euros).
Attention, la lecture de cet ouvrage risque de modifier à tout jamais vos habitudes alimentaires tant la réalité fait froid dans le dos...

Rq: la recherche de cet ouvrage par les bases de données des libraires peut poser problème en raison de la lettre è dans piège. Faites la recherche avec le mot clef  "pesticides".

par Franck PASCAL publié dans : Actualité
Mardi 25 juillet 2006

Voici ce qu'on peut lire dans la rubrique vins:

"Malgré un fort pourcentage de Pinot Meunier, le nez de cette cuvée Prestige tire assez nettement sur le Chardonnay (amande, brioche). La longueur est agréable et la finale ne révèle pas de défaut. Un certain manque de vibrato sur l'attaque mais une réelle finesse des bulles. (25 € départ propriété)"

Seule remarque de ma part: le prix départ propriété est de 22 euros. 

 

par Franck PASCAL publié dans : Revue de presse
Jeudi 6 juillet 2006

Bon, ce n'est pas bien réjouissant, mais voici 2 photos de raisins prises à Cuchery, au lieu-dit "Le Chemin de Champlat".

Il s'agit d'une vieille vigne de Pinot Meunier plantée en 55 ou 58 (petit oubli de ma part) que je destinais à l'élaboration  d'un vin rouge... Je ne sais pas bien à quoi m'attendre au sujet des maladies; étant donné qu'en biodynamie les "antisporulants" n'existent pas... Si vous avez  déjà eu ce type de mauvaise aventure, merci de me laisser un témoignage - ou mieux - un conseil à : franck.pascal@wanadoo.fr.

D'autres témoignages et images sont visibles sur les blogs de confrères aussi malchanceux que nous:

Témoignages:
http://www.vigneron-champagne.com/index.php/2006/07/05/84-grele-a-mailly

http://champagne.typepad.com/podcast/2006/07/entre_deux_eaux.html

 

par Franck PASCAL publié dans : Actualité
 

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