Voici un article rédigé par Frédéric PRAT de Kokopelli:
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L ETAT FRANÇAIS serait-il un ETAT VOYOU ?
http://www.kokopelli.asso.fr/actu/new_news.cgi?id_news=74
Un jugement du tribunal d Alès du 14 mars 2006, a relaxé l association
Kokopelli qui oeuvre pour le maintien et la promotion de la biodiversité
cultivée et culturelle. Ses engagements lui avaient valu d être traînée
devant le tribunal pour « commerce de semences non inscrites ».
Le tribunal a débouté l Etat, du fait qu il ne respecte pas les lois ...
européennes comprises !!!
L association Kokopelli revendique et défend le droit des générations à
naître de choisir leur alimentation, en libérant la semence. L Etat, le
GNIS, la FNPSP (deux structures corporatistes, liées à l agrobusiness) nient
cette évidence. Se basant sur des lois d un autre siècle, de fait
passéistes, restrictives et castratrices, ces organismes ont fait appel de
la sage décision du tribunal d instance, au mépris de tout respect et de
tout bon sens. Cette affaire sera appelée à l audience du 31 octobre 2006,
cour d appel de Nîmes (Gard).
Cet appel n est pas dirigé contre Kokopelli : il est directement opposé à la
souveraineté alimentaire de chacun d entre nous. Cette négation du droit a
pour but de conforter quelques transnationales de l agroalimentaire dans
leur situation de monopole et de séquestration du vivant.
L association n a pas vocation à devenir abonnée des prétoires. Le
financement et les forces vives de Kokopelli doivent être consacrés à
transmettre un bien génétique reproductible, plus riche que celui dont nous
avons hérité : la semence est un patrimoine inaliénable de l ensemble de l
humanité. Nous défendons génétiquement, techniquement, biologiquement ce
patrimoine, réalisant de fait une mission de service public qui devrait être
assurée par l état.
Les accusations et diffamations portées contre nous tous, nous obligent à
vous solliciter, pour nous soutenir pécuniairement. Ces procès coûtent
chers, tant en temps qu en espèces sonnantes et trébuchantes. C est aussi
une volonté de nos accusateurs : nous épuiser financièrement, de façon à
éradiquer toute contestation alternative, révélant la complicité Etat
français-multinationales de l agrochimisemencière. Nous avons le courage, la
volonté, le devoir, de contribuer à faire émerger la vérité, de faire
perdurer la vie, au-delà de toute adversité.
Monsieur Chirac a qualifié d état voyou, ceux qui fournissent des pavillons
de complaisance aux pétroliers pollueurs de nos océans ; comment faut-il
appeler un pays qui fournit des pavillons de complaisance pour polluer de
façon irrémédiable nos semences en hypothéquant notre avenir et l accès à l
autosuffisance alimentaire de toute la planète ?
Nous sommes tous concernés ; si vous avez la possibilité d être solidaire
avec nos actions, vous pouvez envoyer vos dons différenciés, à l ordre de
« libreseme Kokopelli»,
avant le 31 Octobre 2006 si possible, à l adresse suivante: Kokopelli -
Pist Oasis - 131 Allée des Palmiers - 30319 - ALES Cedex,
ou sur les différentes foires, salons, magasins bio, biocoops où l
association Kokopelli est présente.(renseignements : www.kokopelli.asso.fr)
ou par virement au n° 15899 07965 00020118204 06 Crédit Mutuel Alès
Un grand merci pour votre soutien
"La Fédération des associations viticoles d'Allemagne (DWV) et l'organisation allemande de viticulture biologique Ecovin organisent le deuxième Symposium Internatinal de Viticulture Biologique. Il aura lieu le 24 Avril 2007 à Stuttgart dans le cadre du salon Intervitis-Interfructa.
Au programme: les lignes directrices pour une oenologie biologique, les normes nationales et internationales. Les activités de recherche, contribuant à la mise en place de ces lignes directrices, mais aussi les comptes rendus et les expériences au niveau pratique seront également à l'ordre du jour des conférences.
Scientifiques et experts du monde entier sont attendus. Ils peuvent soumettre des propositions d'intervention jusqu'au 15 Août 2006."
Source: L'est Agricole du 4 Août 2006
J'ai hate de lire un compte-rendu détaillé de ce symposium sur le web... Souhaitons que nos dirigeants de la culture biologique dépêcheront un observateur de terrain afin de rapporter, puis diffuser auprès des vignerons bio, les résumés des interventions de ce symposium... Sur ce point, il y a une réelle attente des vignerons pour la maitrise de la qualité des vins produits.
Encore une fois, avec l'organisation d'un tel événement, l'Allemagne montre son avance incontestable en matière de protection de l'environnement et de prévention des risques alimentaires... Espérons que la dimension internationale de symposium fasse rapidement boule de neige sur la planète !
Non, vous ne rêvez pas. La photo ci-contre montrant les paniers, les sécateurs et les caisses de vendange a bien été prise hier en Champagne...
Un confrère a déjà commencé à couper les raisins de sa vigne. Il ne s'agit pas de vendanges en vert, comme je le pratiquais ces dernières années pour réguler le rendement des parcelles trop productives (au passage, avec la biodynamie, ce rendement s'est auto-régulé cette année. Le rendement moyen de mon vignoble devrait être assez proche du "quota" d'appellation 2006).
De quoi peut-il bien s'agir ?
En fait, il s'agit d'une vigne protégée avec les produits phytosanitaires autorisés en culture conventionnelle (requalifiée "viticulture raisonnée" ou "viticulture durable" selon la mode du moment) dans laquelle l'oïdium a sévit. Ce vigneron tente une opération de la dernière chance pour espérer sauver quelques grappes de chardonnay pour son millésime 2006. Or, l'oïdium est un champignon qui développe des arômes exécrables pendant les vinifications. Le danger est que les vendangeurs ne sélectionnent pas les raisins correctement et que des grappes altérées arrivent jusqu'au pressoir... il cherche donc a préserver la qualité de son vin en agissant en amont de la récolte.
Comment ceci a pu arriver, me demanderez-vous ?
En fait, notre petite vallée n'a historiquement jamais été un secteur sensible à l'oïdium en raison d'un micro-climat défavorable: trop frais. Or, le climat change. Nous qui vivons chaque jour au contact de la nature en sommes les témoins. Le changement climatique n'est pas une imagination de l'esprit. On le voit affecter nos micro-climats viticoles de plus en plus nettement.
Exemple concret :
il existe deux sortes de vers de la grappe en Champagne, la Cochylis et l'Eudémis. Jusqu'à maintenant, seul la Cochylis se développait sur nos terroirs et l'eudémis était cantonnée aux micro-climats plus chauds.
Aujourd'hui, nous commençons à voir l'Eudémis s'installer. C'est le signe que le micro-climat lui convient mieux maintenant. Certains veulent traiter avec des insecticides pour empêcher la colonisation. Cela ne servira à rien car comme disait BIENVENISTE "Le microbe n'est rien, le terrain (ou le milieu) est tout".
Le micro-climat s'étant réchauffé, le milieu a changé et il est devenu favorable à l'eudémis... le seul moyen d'empêcher l'arrivée de l'eudémis sur nos terroir est de recouvrer rapidement un micro-climat plus frais. Sur ce point, je ne vois pas comment agir à court terme...
Je tenais à le dire car le citadin ne voit pas ces choses-là. Pourtant, elles sont bien réelles et évoluent très (trop) rapidement.
L'oïdium est un champignon qui pullule lorsque le climat est chaud et sec. C'est la bête noire de la viticulture du sud de la France. Dans notre petite vallée parcourue de cours d'eau, il était extrêmement rare que les conditions soient propice à des fortes pression d'oïdium... mais les choses ont changé depuis 2004, première année de fortes pertes de récolte ici même. Les choses n'ont pas l'air d'aller en s'améliorant... en effet, jusqu'à cette année, seul le Chardonnay (cépage le plus sensible à l'oïdium était touché). En 2006, le Pinot Noir est lui aussi touché... et j'ai ouï dire que certains Pinots Meuniers sont touchés à 30 km de là alors que c'est un cépage très peu sensible à l'oïdium... Pour être complet, je préciserai que le réseau d'observation de la santé du vignoble recence sur un échantillon de parcelles
Faut-il s'attendre à grosses pertes de récolte à l'avenir en Champagne à cause de ces nouveaux fléaux ?
Je ne le pense pas pour deux raisons:
- la vigne que tente de sauver ce confrère est une vigne traitée par hélicoptère. Or, la protection des grappes par ce mode de pulvérisation est insuffisante pour contrer l'oïdium. Il est même possible qu'il y ait eu utilisation d'une molécule à laquelle l'oïdium est devenu résistant
- il ne suffit pas que le climat soit propice à l'oïdium pour avoir des dégâts sur grappe. Il faut aussi que la vigne soit un terrain propice au développement de l'oïdium. C'est là que la culture biologique sort son épingle du jeu.
Les pesticides chimiques ont pour objectif de détruire le champignon en agissant comme des poisons. La culture biologique utilise des plantes et des minéraux qui changent le terrain de la plante pour ne pas que le champignon puisse s'implanter. C'est le rôle de la consoude par exemple, et du soufre qui abaisse le pH de la feuille. Le milieu "feuille" ou "grappe" n'étant plus favorable à l'oïdium, il ne peut plus causer de perte de récolte.

Remarque 1: les éléments fertilisants solubles dans la sève de vigne contribuent à faire remonter le pH du milieu... attention à la nature et à la quantité des fertilisants !
Remarque 2: pour ne pas avoir de dérive de pesticides par l'hélicoptère, je traite plusieurs parcelles voisines de mes vignes. L'une d'elle, plantée en Pinots noirs, est faite pour moitié en biodynamie et l'autre moitié par est traitée par l'hélicoptère. Devinez quelle partie n'a pas d'oïdium sur grappe ???
Attention, tout n'est pas rose en culture biologique si la météo se déchaîne !
Suite aux orages du 4 et 5 juillet, près de 100 mm de pluie accompagnée de grêle sont tombés dans cette parcelle.
La partie protégée de la même manière que mes vignes (la vigne n'est pas en culture biodynamique car le propriétaire de la vigne utilise des déherbants chimiques) a mieux tenu que ce que je pensais. Je ne savais pas bien à quoi m'attendre car c'est la première fois que je suis confronté à pareil épisode climatique. On y constate d'assez nombreux symptômes de mildiou sur grappe (rot brun).
Dans la partie protégée par l'hélicoptère, les symptomes de rot brun sont plus rares. Il faut dire que l'orage a sévit peut de temps après le traitement de l'hélicoptère et que ce dernier a pu repasser traiter la vigne presque aussitôt. De mon côté, mon chenillard ne montait pas car les chenilles patinaient...
"27 traitments pour une pomme. Cancérigène. Neurotoxique. Stop! Pesticides, non merci !"
Voici ce qu'on peut lire sur l'animation du site du "Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures" (MDRGF). Je suis tombé sur ce site en suivant les links que je vous avait donné dans mon article sur notre certification "BIODYVIN".
L'information sur mdrgf.org y semble plus claire et plus actualisée que celle disponible sur les liens précédents; aussi, veuillez trouver ci-dessous quelques raccourcis.
Un dossier sur les résidus de pesticides dans les aliments de l'union européenne est disponible.
Le site no-pesticide.com et son blog vous dit tout sur la stratégie de manipulation du lobby des pesticides repésenté par l'UIPP notamment vis à vis des enfants !
Le site stop-pesticides.fr et son blog vous offre des points de vue d'experts en video sur les dangers des pesticides.
La balle est dans votre camp :-)
En Champagne, la proportion de vignerons qui cultive leurs vignes sans désherbant chimique, sans pesticide de synthèse et sans engrai chimique est de l'ordre de 1 pour 1000. Notre domaine est d'ailleurs annuellement contrôlé par ECOCERT pour l'obtension du label "Agriculture Biologique".
Or, travaillant nos 3,5 ha de vignes en biodynamie, nous avons jugé utile d'aller plus loin dans la certification pour obtenir le label BIODYVIN. Ainsi, nous rejoignons le cercle encore plus fermé des vignerons à cultiver les vignes de cette manière. Actuellement, seulement 40 domaines viticoles Français et Allemands sont certifiés BIODYVIN... Un autre label certifie que les produits élaborés par le producteur sont issus de cultures en biodynamie: DEMETER.
Nous sommes fiers de faire partie de cette viticulture marginale car il y a encore du chemin à faire pour améliorer la qualité de l'eau et la qualité de notre environnement tout en réduisant la teneur en pesticides des aliments... Chacun est directement concerné par cette culture réellement durable...
Pour en savoir un peu plus sur les effets des résidus de pesticides (il ne s'agit pas là des risques bien plus grands auxquels sont confrontés les applicateurs de ces substances et des personnes travaillant dans les cultures à leur contact), suivez ce lien:
http://www.veganpeace.com/fr/biologique/pesticides.htm
Pour une lecture plus complète, un condensé de centaines de publications internationnales est disponible dans cet ouvrage bien construit, didactique et facile de lecture:
"Pesticides, le piège se referme", écrit par François Veillerette aux éditions Terre vivante (12,50 euros).
Attention, la lecture de cet ouvrage risque de modifier à tout jamais vos habitudes alimentaires tant la réalité fait froid dans le dos...
Rq: la recherche de cet ouvrage par les bases de données des libraires peut poser problème en raison de la lettre è dans piège. Faites la recherche avec le mot clef "pesticides".
Bon, ce n'est pas bien réjouissant, mais voici 2 photos de raisins prises à Cuchery, au lieu-dit "Le Chemin de Champlat".


Il s'agit d'une vieille vigne de Pinot Meunier plantée en 55 ou 58 (petit oubli de ma part) que je destinais à l'élaboration d'un vin rouge... Je ne sais pas bien à quoi m'attendre au sujet des maladies; étant donné qu'en biodynamie les "antisporulants" n'existent pas... Si vous avez déjà eu ce type de mauvaise aventure, merci de me laisser un témoignage - ou mieux - un conseil à : franck.pascal@wanadoo.fr.
D'autres témoignages et images sont visibles sur les blogs de confrères aussi malchanceux que nous:
Témognages:
http://www.vigneron-champagne.com/index.php/2006/07/05/84-grele-a-mailly
http://champagne-grumier.blogspot.com/2006/07/orage-de-grle.html
Vidéos:
http://champagne.typepad.com/podcast/2006/07/entre_deux_eaux.html
http://champagne.typepad.com/podcast/2006/07/les_vrais_4x4_s.html
http://champagne.typepad.com/podcast/2006/07/orage_live.html
Bon, les tisanes ont terminé d'infuser. Je vais les filtrer et on va commencer à traiter.
Une parcelle m'inquiète à Reuil, lieu-dit les St Quifort, dont la pente fait entre 43 et 55%... malgré l'herbe, je ne suis pas certain qu'elle ait été capable d'absorber ce déluge. A suivre!
Bon, ce n'est pas bien réjouissant, mais voici 2 photos de raisins prises à Cuchery, au lieu-dit "Le Chemin de Champlat".


Il s'agit d'une vieille vigne de Pinot Meunier plantée en 55 ou 58 (petit oubli de ma part) que je destinais à l'élaboration d'un vin rouge... Je ne sais pas bien à quoi m'attendre au sujet des maladies; étant donné qu'en biodynamie les "antisporulants" n'existent pas... Si vous avez déjà eu ce type de mauvaise aventure, merci de me laisser un témoignage - ou mieux - un conseil à : franck.pascal@wanadoo.fr.
D'autres témoignages et images sont visibles sur les blogs de confrères aussi malchanceux que nous:
Témoignages:
http://www.vigneron-champagne.com/index.php/2006/07/05/84-grele-a-mailly
A l'heure où je tapotte sur mon clavier, l'orage sévit encore. A 18 heures, force est de constater que le T-shirt n'était plus de circonstances à Reuil... en quelques minutes, le ciel est passé du bleu au déluge... Impossible de rester sous cette eau froide, j'ai dû me résigner à quitter la vigne.
Pour éviter de perdre du temps, je décidais d'aller faire le plein à 5 km de là, à Mareuil-le-Port. Pas si facile que cela !! Vitesse permise sous le déluge, avec les essuie-glace à la vitesse maxi: 30 km/h. En quelques instants, les fossés à sec depuis plusieurs semaines n'arrivaient plus à absorber les précipitations. Rapidement, quelques cm d'eau dévallaient la chaussée. Avec l'aide du vent, une poubelle a essayé de se suicider: elle a traversé la route sans regarder alors que j'arrivais.
Arrivé au rond point du Prioré de Binson (à mi chemin), difficile de discerner la chaussée sous l'eau. Cent mètres plus loins en direction de Mareuil-le-Port, je passe devant "MECAVALLEE" dont le parking et une partie des locaux ont été innondés. A partir de là, j'entend de gros chocs sur ma carrosserie.. La grêle est au rendez-vous et je vois des grêlons de plus en plus gros s'éclater sur mon pare-brise. Heureusement, des arbres sur le bas côté vont me permettre d'abriter mon véhicule quelques minutes de ces impacts.
Une fois passé, je reprends la direction de la station service. Arrivé dans Port-à-Binson, de la boue mêlée à l'eau descent à toute alure dans les rues. Je regarde à droite... et à gauche... Par quoi je commence, la gauche ou la droite ?
Bon ok. A droite, seules les extrémités des fanes de pomme de terre laissent deviner qu'à cet endroit se trouve (ait) un potager. Et puis, le propriétaire d'une maison toute neuve essayait en vain de dévier les flots qui ont déjà innondé sa cave d'au moins 30 cm. A gauche, du haut de la butte sur laquelle sa maison est construite, une femme entourée de deux jeunes enfants regarde la scène non sans une certaine émotion. Bien au chaud derrière sa baie vitrée, la pelouse qui la sépare de la route est blanche comme en hiver...
Impossible d'aller plus loin, il faut rebrousser chemin: au stop qui rejoint la route nationale, les véhicules sont immobilisés. Ils doivent attendre que les autres véhicules passent, alors qu'ils sont tous en warning et roulent au pas à cause de la visibilité quasi nulle.
Je dois me résigner à rentrer à la maison et penser à la suite: quels impacts sur nos vignes ? Peut-on poudrer le lithotamne sur feuillage encore mouillé ? Ca fait maintenant plus d'une heure et quart que ça dure. Les pluviomètres sont peut-être déjà pleins. Quand renouveler le cuivre ? Reste à décrocher mon téléphone pour demander conseil...
Pas toujours facile d'être vigneron !
Je cite un extrait du bulletin d'information de BLE datant du 7 Décembre 2001, rédigé par Michel RIOUSPEYROUS.
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"Comment ne pas réagir devant les expérimentations menées par les instituts officiels (protocole inadapté, douteux) autour du cuivre.
Un exemple: Mr CHAUSSOS, Inra de Dijon, aux journées ITAB viticulture 2000, nous présente une étude sur les effets dépressifs (quoique relatifs) du cuivre sur la lombriculture et l'activité microbienne.
Tout d'abord, ces études sont réalisées en station INRA, mais en aucun cas en situation réelle de sols et pratiques de quelqu'un travaillant en viticulture biologique.
Quelle valeur ?
Ensuite, il s'agit d'essais à 50 kg de cuivre métal/ha/an pendant 6 ans ! Incroyable, pour des scientifiques, aucune relation aux réalités. Alors quand je mets en doute la valeur de ces essais, le peu d'intérêts d'expériences dont on sait d'avance que les effets sont négatifs et qu'il ferait mieux de chercher de nouvelles alternatives au cuivre, il me répond narquois qu'ils en ont: les OGM.
Quand on sait que les études officielles ont tourné avec du sulfate de cuivre pur (non neutralisé à la chaux), donc sous la forme la plus soluble et dépressive , que des tests ont été faits sur des espèces de vers qui ne vivent pas en sols cultivés ou sur des sols polders, très filtrants... Que faut-il penser ? Qu'on veut condamner le cuivre et surtout en premier plan la bio (viticulture, maraîchage, arboriculture...) et continuer les perspectives avec l'agrochimie ou les OGM.
A côté de ça, des études comparatives en Allemagne ont donné des résultats supérieurs (populations lombriciennes), par rapport à une conduite conventionnelle. Le cuivre a été réintroduit en Allemagne.
Alors bien sur, il y a des effets dépressifs viticoles et toujours un danger potentiel, ce n'est pas un fongicide neutre, loin de là. Tout dépend des conditions de sol et d'application. Aujourd'hui on raisonne et de nouvelles formulations homologuées à 1000 g/ha de cuivre métal vont apparaître.
Mais les mêmes qui font campagne contre le cuivre ont à l'époque préconisé des doses de 5000 g de cuivre métal par ha et par traitement (il y a des écrits!!!). C'est trop facile et démagogique de se servir du thème cuivre pour condamner les pratiques biologiques. Alors, même si le cuivre ou la maîtrise du mildiou constituait un problème majeur, pourquoi ne pas préconiser largement: l'emploi du soufre à la place des IBS contre l'oïdium, ou contre l’excoriose à la place de l'arsenite de soude, l'usage d'argile et de lithothamne contre le botrytis, l'usage du bacilius thurengiensis à la place des insecticides à large spectre ?"
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Depuis cette étude caduque [dont le but était visiblement -selon l'auteur - de discréditer la lutte biologique afin que la lutte raisonnée/durable (obligée de faire marche arrière) cède le pas aux OGM et non à des techniques culturales respectueuses de l'environnement], l'INRA de Dijon a montré que "les doses de cuivre actuellement applicables (8 puis 6 kg/ha/an de cuivre métal) sont tout à fait compatibles avec une activité et un développement « normal » des micro-organismes du sol".
Cette seconde étude a été conduite sous la responsabilité de ce même M. Rémi Chaussod, Unité mixte de recherche INRA – Université de Bourgogne Microbiologie et géochimie des sols, département Environnement et Agronomie et département Santé des Plantes et Environnement, centre de Dijon. Je dois le féliciter pour être revenu sur les conclusions de sa première étude en menant une seconde étude en phase avec les réalités du terrain. Cette qualité d'admettre ses erreurs n'est pas donnée à tout le monde !
Vous pouvez lire un article plus complet sur la relation Cuivre/sol/plante sur le site de l'INRA à l'adresse suivante: http://www.inra.fr/presse/raisonnement_de_l_usage_du_cuivre_en_agriculture_biologique
Aujourd'hui, de nombreux vignerons continuent de croire que le cuivre est toxique pour le sol... il fallait leur permettre d'actualiser leurs connaissances.
"Les seules personnes qui pensent que l’agriculture biologique peut nourrir le monde sont des hippies à l’imagination délirante, des mères hystériques et des agriculteurs biologiques arrogants. Vrai ?
En réalité, non. Un bon nombre de dirigeants de l’industrie agricole, de scientifiques spécialisés dans l’environnement et dans l’agriculture et d’experts agricoles internationaux pensent qu’une transition à grande échelle vers l’agriculture biologique permettrait non seulement d’augmenter l’approvisionnement alimentaire mondial mais serait peut-être même la seule manière d’éradiquer la famine."
Cet article vous intrigue ? Faites comme moi, lisez la suite ici...
A+
Franck