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qui, sans posséder de grands crus, redonnent pourtant ses lettres de noblesse à la viticulture champenoise". [Guide de la Revue des Vins de France 2008]
De jolis commentaires dans ce guide de la Revue des Vins de France. C'est une des références du monde oenophile. Nous venons de l'acquérir et nous vous livrons les appréciations des
dégustateurs:
"Vigneron idéaliste, Franck PASCAL s'est installé en 1994, sur un vignoble familial morcelé sur cinq communes de la rive droite de la Vallée de la Marne. Ingénieur de formation, Franck PASCAL
développe avec rigueur la culture biologique. Tous ses vins sont justes, marqués par la maturité fruitée du Pinot Meunier, avec un supplément de franchise (dosage léger) et de minéralité. Ils se
boivent avec allégresse.
Il faut découvrir cette génération de vignerons exigeants qui, sans posséder de grands crus, redonnent pourtant ses lettres de noblesse à la viticulture champenoise.
Les vins: tous les ans, nous sentons dans chaque cuvée une progression dans la définition des terroirs, à commencer par l'extra-brut Réserve, au nez de raisins frais, porté par une fine oxydation (2001 et 2002) dans son apétissante finale saline. Un champagne de terroir à prix très sage (18,50 €). Le Prestige 2000 Equilibre est franc, direct et fin en bouche, déjà ouvert et d'une persistance moyennne. Le Rosé, au vrai goût de pinot, charnu, tout en mâche, est le compagnon chic des salaisons."
Les notes:Cuvée Clarisse : 14,5/20
Cuvée de Réserve Extra-Brut: 15/20
Cuvée Prestige 2000 Equilibre: 15,5/20
Cuvée Prestige 1996 Equilibre: 15,5/20
Cuvée Alexis Brut: 15,5/20
Champagne Rosé: 16/20
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Un joli tir groupé autour de 15,5. A noter que la Cuvée Alexis a été présentée en Brut (12 g/l de sucre), ce qui alourdi la bouche et fatigue le palais... d'où la chute dans la notation. En décembre dernier, elle avait été présentée non dosée pour plus de netteté, de fraîcheur, d'expression et de plénitude. C'est pourquoi elle avait alors reçu un 18/20.
Il est toujours difficile de cibler ce que recherche le consommateur, c'est pourquoi plusieurs cuvées sont proposées avec plusieurs dosages (pour un champagne plus ou moins pur, plus ou moins franc, et plus ou moins sec). Tous les goûts sont dans la Nature...
Les raisins sont cueillis, le vin fermente,
on pourrait croire que l'année est terminée. Vous pourriez croire que le vigneron se repose de son dur labeur... Erreur! La vendange n'est qu'un début.C'est le début des vinifications, mais c'est surtout le début d'une nouvelle année au vignoble. La prochaine vendange se prépare dès maintenant!
Les rameaux se sont tranformés en bois pendant que les raisins murissaient. On dit qu'ils ont aoûté. Les feuilles sont encore accrochées aux rameaux. Elles vont bientôt tomber, c'est la "chute des feuilles".
La sève alimente la feuille de vigne via de minuscules cannaux: les vaisseaux du bois. Pour protéger les rameaux de l'esca, la vigne fabrique un liège à la base de la tige de la feuille qui va obstruer ces canneaux. C'est une protection naturelle. Afin d'aider la vigne à synthétiser ce liège, nous effectuons une dynamisation de silice de corne appliquée juste après vendanges. C'est ainsi que nous avons vu l'esca régresser ces dernières années dans nos vignes.
Suite à l'épandage de cette préparation biodynamique, les feuilles prennent rapidement leurs couleurs d'automnes et chutent lorsque le liège est fabriqué... A mon sens, les gelées ne doivent en aucun cas être le facteur déclanchant de la chute des feuilles, car cela signifierait que le liège protecteur n'est pas en place et que les rameaux seront plus sensibles aux maladies du bois les années suivantes...
Avec la chute des feuilles, la vigne entre en dormance. Les feuilles mortes constituent une matière organique contenant environ 6% d'oligo-éléments et éléments minéraux (94% d'une plante est constituée de C, O, ou H, puisés dans le CO2 de l'air et dans l'H2O de l'eau). Il faut conserver cette ressource minérale jusqu'au printemps, lorsque les plantes les chercheront pour parfaire leur constitution. La forme "d'hibernation" doit donc être une forme non lessivable: la matière organique sera donc humifiée sous l'action de micro-organismes.
Pour favoriser cette humification; et pour développer le sol et sa structuration, nous utilisons une autre préparation biodynamique répondant au doux nom de "compost de bouse Maria Thun" (nom de son inventeuse). C'est une préparation qui s'utilise à 240 g/ha. Vous pouvez la voir ci-à-droite. Vous pouvez constater que des vers du compost y naissent presque spontanément...
Cette préparation va apporter une énergie à la vigne pour que le sol évolue vers une forme où la matière organique est mieux transformée et où le sol est mieux structuré (porosité accrue notamment)...
Dans le cas du compost de bouse Maria Thun, les énergies sont d'origine cosmique (et non comique). On connait tous l'influence de la lune sur les légumes du jardin ou sur les champignons... les autres planètes jouent aussi un rôle. Je suis conscient que ces notions peuvent paraître abstraites de nos jours, pourtant, on les constate. De nombreuses civilisations orientales connaissent les interactions entre les organes du corps humain et ces rythmes cosmiques. Ce sont des notions que notre monde matérialiste a bien souvent perdu, mais dont la médecine chinoise se sert encore aujourd'hui... parfois, lorsque la médecine moderne est dans l'impasse, les soins énergétiques qui tiennenent compte de ces aspects non quantifiables sont une bonne alternative... c'est un autre sujet qui montre que tous les aspects de la Vie sont imbriqués et qu'il serait déraisonnable de considérer uniquement ce qui est visible ou palpable pour réussir la culture des vignes.
La chute des feuilles est aussi la période pendant laquelle il est judicieux d'apporter les composts biodynamiques et autres apports organiques naturels au vignoble. En effet, cela facilitera la structuration du sol d'une part, et cela nourrira le sol d'autre part. Il est nécessaire d'avoir un sol bien nourri dans lequel la vigne ira puiser ses aliments en fonction de ses besoins. De manière conventionnelle, on cherche trop à assister la vigne par des engrais qu'elle prend de manière presque directe. Cette pratique est assimilable au gavage des oies et non à de la nutrition de pointe: la vigne, par la nature des engrais (partiellement ou totalement solubles), n'a pas la possibilité de faire le choix de ses aliments; ni de les équilibrer entre eux selon les besoins du moment... son alimentation est fréquemment carrencée ou excédentaire, ce qui fragilise sa santé.
Autre point important pour le printemps suivant: le travail du sol.
Au printemps, il est intéressant de conserver une flore diverse et variée dans la vigne. Cette biodiversité régule de nombreux ravageurs et auxiliaires de la vigne, tout en maintenant la Vie. Cependant, il faut veiller à ce que l'herbe ne vienne ni concurrencer la vigne sur le plan alimentaire et hydrique; et il faut veiller à ce que l'herbe sous les ceps ne monte pas au point d'asphixier les raisins. C'est maintenant que cet aspect de la culture de la vigne se prépare.
Ci-dessus, une vigne dont le sol n'a pas été travaillé depuis plusieurs semaines. Le sol est "à plat". La méthode que nous utilisons est celle qui était pratiquée autrefois. La viticulture traditionnelle a été affinée patiemment ,au fil des générations de vignerons, avant l'arrivée du désherbage chimique.
La technique est simple: on "chausse" la vigne à l'automne en créant une légère butte de terre sous le rang de vigne (appelé cavaillon). Au printemps, le passage de l'intercep sera facilité. L'herbe naissante (au stade plantule) sera chahutée lors du passage de l'outil et le "cavaillon" restera propre. Plusieurs outils de travail du sol sont utilisables pour réaliser ce buttage.
Pour cette fois, nous avons opté pour les cover-crop (voir photo du tracteur qui nous sert à travailler les sols).
Cette année, en raison de l'excès de pluie, les sols ont été trop peu travaillés.
En cette saison, l'humidité arrivant, nous déléguons le travail du sol aux vers de terre, pendant que le sol n'est pas trop froid.
"Le Grenelle de la déception" selon
la Fédération Régionnale de l'Agriculture Biologique de Champagne-Ardenne (FRAB). Voici ci-après le communiqué de presse rédigé par la FRAB le 16 Octobre dernier. A la lecture, c'est effectivement
consternant! Sachez que si vous souhaitez que l'environnement soit réellement pris en compte dans ce grenelle, il existe un moyen:
http://www.legrenelle-environnement.tv/petition.
Votre avenir est entre vos mains :-)
Plus sérieusement, voici le communiqué de presse de la FRAB Champagne-Ardennes qui renseigne sur les discussions en coulisse...
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Grenelle de l’Environnement régional :
Après l’enthousiasme, la déception.
La Fédération Régionale des AgroBiologistes de Champagne-Ardenne participait hier au Grenelle de l’Environnement organisé à Châlons en Champagne, et plus spécifiquement à l’atelier de travail relatif aux modes de production et de consommation durables.
Premier constat : une place privilégiée a été accordée à la profession agricole conventionnelle
La représentation collégiale qui a fait l’intérêt des groupes de travail nationaux était loin d’être atteinte en région ; les organisations professionnelles agricoles classiques étaient massivement représentées à travers des membres de coopératives, de chambres d’agriculture, du syndicat majoritaire, et par des organismes ou sociétés qui gravitent autour tels l’UIPP, Arvalis-Institut du Végétal, les firmes semencières. Peu de place a été laissée à l’agriculture biologique, pourtant garante de changements imposants en matière de respect de l’environnement. Un seul représentant de la filière biologique était invité. Fort heureusement, quelques associations environnementales, de consommateurs, quelques lycées et quelques collectivités comme les PNR, les Conseils généraux et le Conseil régional ont pu participer à l’atelier.
Deuxième constat : le choix du rapporteur est largement contestable
Prévu pour assurer un rôle de retranscription synthétique des opinions exprimées dans l’atelier, le rapporteur Gérard Lapie, ancien président de la chambre régionale d’agriculture, n’a fait preuve d’aucune neutralité. Il était indispensable qu’une personne indépendante des enjeux discutés dans cet atelier soit nommée comme rapporteur. Nous mettons donc en cause ce choix de la préfecture.
Troisième constat : la HVE est une « usine à gaz »
La Haute Valeur Environnementale (HVE) a été largement critiquée par les participants. Avec pour objectif d’offrir des garanties en matière d’environnement au consommateur, sur les produits agricoles, ce concept troublera encore plus les consommateurs, déjà perdus dans la multitude des signes de qualité, officiels ou non. Pire, la HVE ne signifie rien. Elle prévoit différents niveaux de respect de l’environnement, mais bizarrement c’est l’agriculture raisonnée qui a été largement évoquée, ses acteurs déplorant le nombre très faible de fermes qualifiées dans la région (101, contre 145 en agriculture biologique) et l’absence de valorisation vis-à-vis du consommateur. C’est normal, le consommateur demande mieux.
La FRAB a donc formulé ses propositions sur ce point : abandonner l’idée de HVE, s’appuyer sur les démarches professionnelles existantes en matière de certification et hiérarchiser les niveaux de pratiques en fonction de leur intérêt environnemental en positionnant l’agriculture biologique au plus haut de l’échelle, considérant ses impacts positifs sur l’environnement et l’espace rural. Rappelons que les bénéfices de ce mode de production sur la qualité de l’eau, la préservation des sols, la biodiversité et la durabilité des exploitations agricoles, sont explicitement reconnus dans les textes européens (règlement CE 2092/91 et 1804/99).
Cette proposition n’a pas été retenue dans le rapport.
Quatrième constat : Fixer des objectifs ambitieux et s’y tenir !
Atteindre 6% des surfaces agricoles en bio en 2010et 20% en 2020. Telle était l’une des propositions discutées dans l’atelier. Ce chiffre est-il trop ambitieux ? Oui pour les organisations conventionnelles qui demandent qu’on se fixe l’objectif d’atteindre l’autosuffisance, c’est-à-dire produire à hauteur de la demande. Pour la FRAB, ce chiffre est à nuancer : 6% en 2010 puis 20% en 2020, c’est effectivement trop ambitieux si les moyens adéquats ne sont pas déployés. Avec 0.5% de bio en Champagne-Ardenne, le pas à franchir est grand. Bien plus grand que le doublement des surfaces bio régionales d’ici 2013, envisagé par la profession bio. Mais ce doublement cache une autre réalité : aucune organisation professionnelle agricole de la région n’a jusqu’à aujourd’hui daigné accorder un intérêt à l’agriculture biologique à hauteur des enjeux. 20% en 2020, la FRAB est évidemment favorable à cet objectif, à la condition de ne pas être seule à devoir y répondre. Elle demande donc explicitement que l’accompagnement technique, l’appui organisationnel, la formation en agriculture biologique deviennent des composantes obligatoires du développement agricole. L’Etat et les pouvoirs publics doivent assumer leurs objectifs par la mise à disposition de moyens financiers massifs. Les organisations agricoles doivent quant à elles se retrousser les manches et rattraper leur retard.
La demande d’un accompagnement sur le terrain et de conseils massifs en agriculture biologique n’a pas été reprise dans le rapport de l’atelier.
Cinquième constat : Parler de l’agriculture biologique, oui mais en connaissance de cause !
L’agriculture biologique n’est pas le fait d’agriculteurs hippies, vivant sans électricité, pieds nus et passant leur temps à philosopher sur la vie. L’image est caricaturale, certes. Mais les idées reçues des représentants agricoles le sont tout autant. La FRAB appelle les acteurs agricoles à cesser de diffuser des messages alarmistes et faux sur l’agriculture biologique, sur les freins terribles qui existeraient pour se convertir à la bio, sur le poids de la réglementation et de la charge administrative, etc. Les agriculteurs biologiques sont disposés et l’ont toujours été à expliquer ce qu’est l’agriculture biologique, à faire visiter leurs fermes, à présenter leurs pratiques, à montrer en quoi il s’agit d’une agriculture à la pointe de la modernité, sans cesse en quête d’innovations agronomiques, et qui se remet en cause. Certaines organisations ont affiché leur intérêt d’apprendre de l’agriculture biologique. La FRAB se tient à leur disposition.
Sixième constat : chassez les OGM, ils reviennent au galop !
Olivier De Lagarde, Directeur Régional de l’Agriculture et de la Forêt l’avait précisé d’entrée de jeu en tant qu’animateur de l’atelier : celui-ci ne traitera pas des OGM, car le sujet sera débattu au niveau national par les parlementaires. Malgré cela, plusieurs organisations agricoles ont insisté sur la nécessité de réfléchir aux OGM comme outil de réduction de l’utilisation de pesticides et des pollutions diffuses. Les semenciers ont même rappelé l’après-midi qu’ils étaient tout disposés à poursuivre leurs recherches et à continuer à fournir des semences GM et non GM, la coexistence étant garantie comme l’attestent selon eux de nombreux exemples à travers le monde. Même si la FRAB ne s’est pas prononcé sur le sujet lors de la journée d’hier, sa position est claire : Non, la coexistence n’est pas possible. Il est illusoire de croire qu’on peut préserver les cultures non GM et l’environnement à partir du moment où les OGM sont autorisés et cultivés. Et justement, les nombreux exemples dans le monde viennent conforter cette réalité.
Septième constat : les produits bio doivent être accessibles à tous.
Le coût des produits alimentaires a été discuté. Comment permettre à des foyers modestes d’accéder à une alimentation qui peut coûter un peu plus cher ? Si le mode de consommation doit être revu pour permettre à chacun de consommer mieux, il est aussi d’autres mesures simples qui pourraient être mises en place. Parmi elles, la suppression de la TVA sur les produits bio, justifiée par les nombreuses aménités que l’agriculture biologique procure à l’ensemble de la société.
Cette proposition n’a pas été retenue dans le rapport de l’atelier.
Huitième constat : le cas de la luzerne récupéré par les lobbies de la chimie
La filière luzerne est en crise. Les surfaces de luzerne régressent. C’est préjudiciable pour l’agriculture champardennaise qui, avec cette culture, dispose d’un outil très puissant de protection de l’environnement, notamment des ressources en eau. La luzerne, cultivée traditionnellement pendant plusieurs années dans les rotations a pour intérêt agronomique sa capacité à fixer l’azote de l’air et donc à en enrichir le sol – diminuant le besoin de fertilisation azotée dans les cultures suivantes. Dans le cadre de la discussion portant sur la réduction des pesticides qui devra notamment passer par l’interdiction de certaines molécules, les représentants de l’agriculture intensive ont mis en avant que supprimer la molécule herbicide utilisée sur la luzerne reviendrait à condamner cette culture. Cette récupération du problème par les lobbies de l’agrochimie est scandaleuse. La culture de luzerne n’a nul besoin d’herbicide. Pour preuve elle est cultivée en agriculture biologique sans intervention spécifique pour maîtriser les adventices, car elle présente un autre intérêt agronomique qui est de concurrencer toutes les adventices. La filière luzerne est effectivement menacée dans la région, non pas par l’interdiction prochaine de molécules chimiques pour leur dangerosité, mais par les cultures à vocation énergétique qui sont plus profitables économiquement.
Un des groupes a pointé dans sa synthèse la nécessité d’effacer les lobbies pour proposer des mesures pertinentes, efficaces, dont le seul moteur serait le souci de concevoir les activités humaines de manière à ce qu’elles respectent l’environnement. C’est à ce prix que des avancées seront réalisées dans le domaine agricole également. Mais malheureusement ce Grenelle de l’environnement régional est passé à côté et les conclusions de son atelier sur les modes de production et de consommation durables s’en ressentent. La FRAB Champagne-Ardenne affiche sans ambiguïté sa déception et lance un appel au monde agricole pour que le rendez-vous que doivent constituer les assises nationales de l’agriculture soit le bon : un changement profond des modes de production agricoles est à enclencher.
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Contact presse Guillaume Delaunay Tél. : 03.26.64.95.09 frab@biochampagneardenne.org |
Ca y est, on peut ranger les sécateurs !
2007 nous aura donné du fil à retordre avec une météo difficile de Mai jusqu'à la mi-Août. La pression mildiou a été particulièrement forte. Fort heureusement, l'état sanitaire des raisins s'est
bien maintenu jusqu'aux vendanges. Les raisins pressurés étaient magnifiques. On s'en sort bien, sur le fil du rasoir...
Les rendements sont satisfaisants, même si le potentiel en début de saison était supérieur à ce qui a été récolté, et que le rendement obtenu est inférieur aux autres années. La floraison, en
raison du froid, s'est étalée. Il a fallu insister sur la silice de corne afin de resserrer les écarts entre les raisins les moins mûrs et les raisins les plus murs.
Au pressoir, les raisins étaient beaux, propres et sains. La maturité des peaux et des chaires étaient au rendez-vous. Elle était parfois limite pour les pépins: ils commençaient tout juste
à chamoiser, leur cycle n'était pas totalement terminé. Nous avons donc retardé les vendanges dans les vieilles vignes destinées à la production du vin rouge maison. En effet, ici, les
tanins oenologiques sont proscrits, même (ou surtout) en rouge.
Une semaine avant vendanges, nous sommes allés dans les vignes avec un caviste Angevin. On a pu le rassurer sur deux points qui le désolaient depuis le début de son périple en Champagne:
- oui, il y a des vignes où la diversité biologique est préférée au désherbage chimique intégral
- oui, les rendements peuvent être contenus, les raisins peuvent avoir beaucoup de goût et les peaux montrer leur maturité phénolique par la présence de jolis tanins
Après 4 jours passés à silloner le vignoble, il était grand temps qu'il prenne conscience que nous sommes de plus en plus nombreux à bichonner nos vignes et à travailler dans le sens de la
Nature...
Nous avons terminé nos vendanges il y a peu car nous voulions profiter de l'occasion qui nous était donner de récolter les fruits de notre travail... C'est bien connu, les vendangeurs oublient
toujours des raisins. Parallèlement, les grapillons ont profité de l'été indien pour murir. Le degré moyen de ces raisins est de 10°9. La chaptalisation n'est donc pas nécessaire. Comme leurs
prédécesseurs, les jus n'ont ni été décolorés, ni enzymés, ni bentonités, ni caséinés, ni quoique ce soit d'autre. Seul le soufre fût utilisé.
Faute de chaleur, les raisins récoltés plus tôt donnent des vins avec une acidité bien présente. Comme en 96, les pH (inférieurs à 3,00) intensifient la sensation de trame acide et de structure
en bouche. Les vins sont précis, fruités, aériens et nets. C'est une année appropriée à la vinification en barriques.
Afin de favoriser la fermentation malolactique, nous commençons à chauffer le chai. Certes, ce n'est pas très écologique, mais on ne peut mieux faire pour l'instant... à suivre!

La Pomme de Terre OGM arrive en Europe !
6 pays se sont abstenus, 11 ont voté contre et 10 pour l’autorisation de mise en culture de la pomme de terre OGM de l’industriel allemand BASF… Faute de majorité dans un sens comme dans l’autre, la décision va donc revenir à la Commission. « Nous déplorons une fois de plus cette procédure biaisée : à chaque fois la Commission européenne dit oui en se basant sur l’avis de l’autorité européenne de sécurité des aliments » déclare Arnaud Apoteker de Greenpeace. « Les ministres fuient leur responsabilité alors que les opinions publiques européennes sont majoritairement opposées à l’invasion des cultures et des produits OGM ! »
En s’abstenant, le gouvernement français a permis d’éviter que la pomme de terre soit adoptée immédiatement par le Conseil des ministres, mais a fait l’autruche, fermant les yeux sur les 86% de français hostiles aux cultures d’OGM.
La pomme de terre BASF contient un gène de résistance à la néomycine et à la kanamycine, des antibiotiques réservés au traitement des infections aigües. « La résistance accrue des hommes et animaux aux antibiotiques est un grave problème médical. Utiliser des gênes résistants alors que ce n’est pas indispensable est tout à fait irresponsable ! » poursuit Arnaud Apoteker.
Contrairement aux affirmations de la Commission, l’utilisation de cette pomme de terre ne sera pas qu’à seule fin de production d’amidon pour l’industrie du papier. Certains résidus pourront servir à l’alimentation animale. Dans sa demande d’autorisation, BASF n’exclut d’ailleurs pas que cet OGM puisse être utilisé ou présent dans l’alimentation.
« En autorisant pour la première fois une pomme de terre OGM, la Commission va faire un pas de plus vers l’irréparable. Comme pour le maïs, le risque de contamination des cultures conventionnelles et biologiques, et donc de passage dans la chaîne alimentaire, ne peut être écarté » conclut Arnaud Apoteker.
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Sur ce, on va profiter de nos dernières pommes de terre nouvelles du jardin. A l'avenir, nous ne pourrons plus être sûr que nos pommes de terre du jardin sont exemptes de contaminations OGM :-((
Et lorsque l'étape suivante sera de modifier la pomme de terre pour qu'elle "résiste" (comme on dit) au doryphore, on expliquera à nos petits-enfants:
"Tu sais mon p'tit, je vais te raconter un truc. En 2007, on pouvait encore produire soi-même des aliments sans OGM. C'était le bon vieux temps ! Un temps où on était libre de produire ce qu'on souhaitait manger... libre de ramasser les doryphores à la main pour ne pas faire de traitement dans le jardin. Tu ne peux pas savoir ce qu'est un doryphore, ce charrançon a disparru en 2021. C'était une petite bête qui voulait juste manger pour vivre, mais certains ont voulut le voir disparaître... Aujourd'hui, tu n'as plus le choix, le gêne s'est répandu sur le plan planétaire en quelques années car on en a fait un essais en plein champ. Comme les gens avaient souvent un jardin à la campagne, le gêne s'est disséminé de proche en proche, sans avoir de frontière. A l'origine, quand elle vivait naturellement, la pomme de terre ne produisait pas le poison qui tuait le doryphore. Maintenant, le doryphore n'est plus là, mais personne ne sait comment retirer le gêne implanté. On mange des insecticides à longueur de repas.
Une chose me vient à l'esprit... à l'époque une pub disait "Mangez au moins 5 fruits et légumes par jour pour être en bonne santé"... A partir de 2011, les gênes biocides implantés par l'homme par manipulation génétique ont muté. Des chercheurs pensent que les premiers cas se sont produits en Ukraine, suite à l'exposition des pommes de terres à des rayonnements nucléaires résiduels de l'explosion d'une centrale nucléaire. Ces rayonnements altèrent l'ADN des êtres vivants et crèent des mutations, c'est connu depuis la seconde guerre mondiale. Ces plants de pomme de terre aux gênes altérés se sont mis à produire de nombreuses substances toxiques pour l'homme et les animaux en lieu et place des insecticides visant le doryphore. Malgré les fonds internationnaux, personne n'a réussi à trouver de remède à cette dérive. C'est totallement incontrôlable.
Ce qui est difficle pour l'agriculteur d'aujourd'hui, c'est de savoir quels sont les plants qui produisent des pommes de terre commestibles, car les apparences ne permettent pas de déceler ça. Au début, quand on voyait des doryphores sur nos pommes de terres, on savait qu'elles n'étaient pas OGM... on pouvait en manger sans crainte. Maintenant, même les contrôles avant commercialisation ne suffisent pas pour détecter la multitude de substances dangereuses potentiellement présentes. Il faut avoir de la chance, être nés sous une bonne étoile !
Quel gâchis ! Ton enfance et la mienne n'ont décidément rien en commun... Allez mon p'tit, finit ta soupe. Il paraît qu'il y a plein de vitamines et d'anti-oxydants. Ca t'aidera à soigner ta leucémie."
Profitons de nos jours heureux, l'avenir semble sombre...
En 2007, 19 815 ha de maïs OGM ont été plantés en France. Un chiffre à faire froid dans le dos quand on connaît l'ampleur des contaminations possibles alors qu'il n'y a pas de vrai recul sur les effets à long terme de ces créations de l'Homme sur la Nature...
Le ministère de l'Agriculture a mis en ligne (www.ogm.gouv.fr) la localisataion des parcelles semées en OGM en France. Prévue par une directive européenne de 2001, cette obligation de transparence na été inscrite dans le droit Français que le 20 mars dernier, par arrêté ministériel. Cet arrêté crée un registre nationnal qui recense chaque année le nombre et la surface des parcelles semées en OGM par canton, sur la base des déclarations des agriculteurs.
Par grandes régions, les surfaces sont les suivantes :
Midi Pyrénées: 14 122 ha
Aquitaine: 4796 ha
Poitou-Charentes: 474 ha
Rhone-Alpes: 270 ha
Centre: 40 ha
Pays de la Loire: 39 ha
Auvergne: 23 ha
Lorraine: 20 ha
Bourgogne: 16,5 ha
Languedoc Roussillon: 11 ha
Bretagne: 2 ha
Ile de France et Paca: moins de 1 ha
A ma grande satisfaction, il semblerait que les agriculteurs de Champagne-Ardenne n'aient pas vendue leur ame au diable...
Dans la foulée de cette publication, Greenpeace a demandé la suspension immédiate des cultures de la culture de maïs OGM et réalisé la récolte préventive de ces 20 000 ha actuellement en culture.
Petites questions toutes personnelles: comment la filière Maïs va-t-elle s'y prendre au pour séprare les OGM des non OGM lors des moissons ??? On en est la tracabilité des flux de maïs et la transparence des destinations des OGM ???
Pour en savoir plus...
un apiculteur dont le miel a été contaminé via du pollen provenant de maïs OGM:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-935188@51-918000,0.html
Le plus drôle (si c'est drôle ?), c'est que l'apiculteur a dû dédommager le cultivateur OGM sous prétexte que ses ruches étaient trop proches du champ OGM... je me demande comment feront les apiculteurs lorsqu'on aura comis l'erreur de laisser les OGM se développer partout. Faudra-t-il mettre les ruches sur la lune ? On se demande si certains jurés ont un peu de bon sens, non ?
A mon humble avis, les vraies questions à se poser sont:
- Peut-on tolérer les contaminations volontaires des espèces naturelles par les planteurs d'OGM ? Je ne parle pas de contamination fortuite car il est maintenant largement établit que dès qu'il y a semence OGM, il y a contamination ensuite.
- Si ces contaminations sont légales et qu'on accepte que la nature entière soit modifiée de manière inéluctable année après année par contaminations successive des ADN primordiaux des plantes sauvages ou cultivées. A quoi bon créer des collections de plantes menacées pour faire face à une éventuelle épidémie sur les cultures qui nous nourrissent ?
- A quand l'homme génétiquement modifié pour pouvoir digérer les pesticides que les plantes produisent elles-mêmes (ou dont elles sont copieusement arrosées car elles y résistent) sans altérer sa santé. Je rappelle que l'homme, comme tout animal, digère ses aliments grâce à sa flore intestinale. En ingérant des molécules chimiques spécialisées dans la destruction de ces micro-organismes, l'homme peut-il encore digérer correctement ses aliments pour être normalement constitué et en bonne santé ?
Autre article du 14 Mars 2007:
Forts soupçons de toxicité sur un maïs OGM
Résumé:Selon le Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (Criigen), le MON 863 est toxique pour le foie et les reins du rat. Autorisé à la mise sur le marché en France et en Europe, le MON 863, un maïs transgénique conçu par Monsanto, est depuis plus de deux ans au centre d'une polémique sur son innocuité ( Le Monde du 23 avril 2004). Ces débats pourraient reprendre après la publication, mardi 13 mars, dans la revue Archives of Environmental Contamination and Toxicology, d'une étude suggérant une toxicité de cet organisme génétiquement modifié (OGM) pour le foie et les reins.
Le Paraquat est un herbicide jugé hautement dangereux depuis plusieurs années. Le Tribunal de première instance de la Communauté Européenne a annulé Mercredi 10 Juillet 2007 la directive de l'Union Européenne autorisant l'herbicide paraquat de Syngenta. La cour a considéré que la décision d'autorisation du paraquat en 2003 n'a pas suffisament tenu compte du lien entre le paraquat et la maladie de Parkinson, ainsi que d'autres effets de la substance sur la santé des travailleurs et des animaux sauvages. La Déclaration de Berne, qui dénonce depuis longtemps la nocivité de ce produit, est confortée dans son action contre le paraquat et demande à Syngenta qu'il le retire du marché mondial.
C'est la durée pendant laquelle nous n'avons pas enregistré de précipitation à Baslieux entre le 6 et le 8 Juillet... ça faisait longtemps qu'on avait vu un coin de ciel bleu ici ! Vous voyez ci-contre le ciel bleu du 11 Juillet 2007.
Juin et le début de Juillet 2007 resteront marqués dans les annales comme un retour anticipé de l'automne. Ciel gris, pluies fortes et fréquentes, entrecoupées d'orages violents. A ne pas oublier le 3 Juillet au soir un orage de grêle qui a fortement touché Festigny et Troissy (on parle de 40 à 60% de dégâts) avant de toucher plus légèrement 80% de la surface de notre vignoble.
Bref, une saison où la culture biologique devient difficile... car on ne peut passer dans les vignes pour les protéger quand on le souhaiterait. Le mildiou a profité de l'aubaine pour s'installer dans plusieurs parcelles, descendant parfois sur grappes et restant encore présent sur les entrecoeurs. Les grappes ont dépassé le stade fermeture de la grappe, ce qui réduit leur sensibilité au mildiou et à l'oidium. Maintenant, il faut surveiller l'évolution des baies grêlées pour prévenir le risque de pourriture (le botrytis cinerea est un champignon qui prolifère sur raisin pourri et propage la pourriture) . Une 501 (silice de corne) a été faite dans ce sens; et un poudrage de talc ne saurait tarder. La récolte n'est pas encore sauvée !
Espérons que le beau temps se rétablisse durablement avec la nouvelle lune ! Vous comprendrez que dans cette situation délicate, je n'ai pas beaucoup pris le temps d'alimenter ce blog. Je vais essayer de me rattraper en illustrant les dégâts de grêle et de mildiou par quelques photos.
Le mildiou sur le feuillage:

Ce sont les tâches que vous voyez sur les feuilles. Habituellement, on stoppe facilement le mildiou avec une a deux applications de Kocide (un sel de cuivre). Pour continuer dans nos déboires, les sacs de Kocide de l'an passé ont été altérés par l'humidité du local spécialement conçu pour stocker les produits de traitement selon les normes... résultat, le Kocide se délayait mal, précipitait en fond de cuve de pulvérisateur ou bouchait les filtres du pulvérisateur. Il m'aura fallut 3 semaines pour constater un gros souci d'humidité des poudres lorsque j'ai colmaté ma poudreuse avec du talc en voulant la démarrer... Pour l'an prochain, le local de stockage des poudres va subir de grosses modifications; et les poudres me restant de l'an passé seront détruites par la filière ADIVALOR.
Comme on dit, il faut faire des erreurs pour progresser... on devrait beaucoup progresser :-)
Le mildiou sur grappe:

Et oui, les tâches visibles sur la photo précédente sont une accumulation de spores de mildiou qui se déploient peu de temps après que la tâche soit visible. Les spores se dispersent au gré du vent pour aller créer un nouveau foyer sur une autre feuille ou sur une baie. Ici, on distingue plusieurs baies nécrosées par le mildiou. Cela montre une faiblesse dans la qualité de la pulvérisation.
La grêle sur grappe:

Et pour finir, voici une grappe de Chardonnay qui n'a pas réussi à s'abriter sous les feuilles lorsque la grêle est tombée. Fort heureusement, la 501 préfloraison a bien aéré les grappes. Les grains se touchent peu. L'eau de pluie ne peut rester piégée dans une telle grappe. En cas de développement de pourriture (le botrytis), une grappe ainsi structurée est moins sensible au botrytis car celui-ci s'étend moins facilement.
Pour améliorer encore la prévention du botrytis, il nous reste à poudrer les grappes avec du talc afin que les baies soient enrobées par cette poudre de roche imperméabilisante.
Suite à cette succession "d'accidents", nous ne nous attendons pas à une récolte conséquente cette année. Le faible nombre de grappes et la structure de celles-ci nous laisse augurer un potentiel qualitatif, même en cas de climat difficile. L'important, c'est avant tout la qualité du vin... alors, croisons les doigts et produisons des 2007 divins!
Nous avons une grande chance en Champagne car nous disposons de vins d'années antérieures mis en réserve qualitative. Le cas échéant, nous pourrons débloquer une partie de ces vins pour assurer la pérénité de l'entreprise...
Bien le bonjour !
Ici, la vigne est en pleine floraison. L'état sanitaire est parfait. La montre est satisfaisante. L'herbe recommence à devenir envahissante, mais il ne faut pas travailler les sols avant la nouaison sous peine de provoquer quelques maladies ou de la coulure (avortement de la fleur).
Tout va bien, pourvu que ça dure ! :-)
Pour vous divertir et comprendre à quel point nous avons eu raison d'abandonner le système de production intensif bien ancré dans la région, voici un témoignage saisissant...
http://www.dailymotion.com/video/x1ds9p_alerte
Il est transposable à la viticulture!
Ce matin, nous avons accueilli deux classes de jeunes élèves auxquels nous avons expliqué quelques fondements simples. On pourrait les résumer comme suit:
Une plante, pour être en bonne santé a besoin:
- d'eau de qualité
- de nourriture de qualité
- d'énergie (dont la lumière est la plus visible)
Comment une vigne fait-elle pour avoir une nourriture de qualité ?
Ce sont les micro-organismes qui la lui préparent... comme le mot leur était inconnu, je leur ai faire sentir la bonne odeur de champignons qui émane de nos sols. C'est la preuve que ces petites bêtes essentielles à la vie sont bien là et font bien leur travail. Aucune crainte, la vigne est bien nourrie!
Comment une vigne fait-elle pour boire une eau de qualité ?
Par le travail du sol, j'enfouie de l'herbe dans les premiers cm du sol. Cela permet de garder le sol humide et meuble (grumeleux) sous ces premiers cm. Les vers de terre qui vont le va et vient entre le sous-sol et ce sol peuvent venir creuser des galleries (chose impossible sur sol non cultivé et désherbé chimiquement car il est dur comme du béton). Ces galleries et le sol grumeleux sont précieux en cas d'orage car l'eau s'infiltre au lieu de ruisseler. Il n'y a pas d'érosion du sol!
De plus, les vers qui creusent ces galleries decendent très profondément dans le sol... ce qui a pour effet de faire descendre l'eau très profond, là où elle sera utilisable très lontemps par les racines. Voilà pourquoi, en 2003, nous sommes parvenus à de bons rendements en Pinot Meunier sur sols très argileux... notre vin a donc conservé son fruité, sa minéralité et sa finesse... Pour le prouver, nous avons créé la "Cuvée Emeric", du nom de notre petit dernier né le 11 Juin 2003. Il s'agit d'un champagne 100% Pinot Meunier, de 2003, provenant de nos vignes d'Olizy (54% d'argiles).
De l'eau certes, mais la qualité ? Et oui, c'est un point important ! Si l'eau qui s'infiltre dans un sol se charge de pesticides, elle est mortelle... et non bénéfique aux différentes espèces indispensables au bon fonctionnement du sol. Il est primordial d'utiliser le moins de soufre et de cuivre possible. Pour ce faire, nous utilisons plusieurs plantes médicinales et des préparations homépatiques... les doses de cuivre employées sont très faibles.
Comment une vigne fait-elle pour puiser son énergie ?
Une grande partie de l'énergie de la vigne vient du soleil (photosynthèse). Il y a des périodes où la vigne a du mal a y puiser son énergie à cause des aléas climatiques. C'est à ce moment précis qu'il faut intervenir: avec la dynamisation de "Silice de Corne (501)", on amplifie les énergies mises à disposition de la plante. Elle trouve plus de force pour résister aux ravageurs et cryptogammes. Cette préparation est très utlile lorsque la vigne est en gestation (de la floraison jusqu'à la maturité des pépins = vendanges). Telle une femme enceinte, ses besoins sont immenses pour donner naissance à de beaux bébés. Il faut l'épauler avec la 501 jusqu'aux vendanges.
Est-il encore utile de débattre sur le fait que le temps change ?
Ici, en Champagne, l'hiver inexistant fut brutalement suvit par un mois d'Avril de sécheresse caniculaire. Le le climat évolue fortement... et ceci à grande allure, c'est net ! Ainsi, la vigne a un développement végétatif en avance de 3 semaines environ par rapport à la normale ! Personne n'avait encore constaté de pareil décalage par le passé... Je vous passe les détails sur les contraintes d'organisation du travail :-)
Depuis une quinzaine de jours, le climat s'est refroidi, faisant place à des pluies éparses plus ou moins abondantes. Les sols ont pu gagner de nouveau en réserve hydrique. C'est probablement un point qu'il va falloir gérer au mieux cette année pour que la vigne puisse faire grossir les baies de raisin en cas de retour de la canicule. Ceci signifie qu'il faudra travailler les sols dès que ce sera possible afin d'éviter (comme en 2003) toute perte des réserves hydriques du sol par remontée capilaire.
DOSSIER SPECIAL FLORAISON DE LA VIGNE
La floraison devrait débuter d'ici une à deux semaines. C'est un passage difficile pour la vigne car ses besoins sont énormes!
Plusieurs défis attendent la vigne à partir de la floraison:
- Croître :
La vigne doit continuer encore sa croissance pendant quelques semaines pour arrêter sa croissance entre floraison et véraison. Je vais tenter d'expliquer pourquoi plus loin.
- Se défendre:
La vigne doit continuer d'alimenter ses défenses naturelles en synthétisant des enzymes, phyto-allexines et autres molécules de self-défense.
Elle doit aussi se défendre en construisant des remparts "imprenables". Les pierres de ces remparts sont les cellules végétales. Pour que la muraille soit résistante, il faut que les cellules soient de bonne constitution et jointives. La culture biologique et ou biodynamique permettent d'avoir des rangées de cellules bien organisées et gorgées d'anti-oxydants, vitamines, mollécules de défense. Ceci suffit à protéger le raisin du botrytis à l'approche des vendanges. Lorsqu'on regarde la coupe cytologique d'une baie de raisin, on voit que l'aspertion de produits chimiques sur le raisin altère la bonne construction de cette barrière de défense naturelle. De nombreuses failles existent, ce qui rend la peau du raisin transperçable par les cryptogammes.
- Donner naisance à sa descendance:
A partir de la floraison, la vigne a un rôle supplémentaire. Il lui faut mener à bien le développement de ses descendants pour préserver l'espèce; en l'ocurrence les pépins des raisins. Le grain de raisin est principalement là pour attirer l'oiseau ou l'animal qui va transporter cette graine pendant la digestion. Pour que de nouvelles vignes naissent, il faut que les raisins arrivent en bonne santé jusqu'au moment où le pépin aura acqui son autonomie. A partir de ce moment, l'animal sentira que le raisin est bon à manger.
De la floraison jusqu'aux vendanges, la vigne va fabriquer une batterie de mécanismes pour que le pépin arrive à son terme "sans pépin". D'une part, la baie doit résister aux agressseurs extérieurs: enzymes, phytoalexines, anti-oxydants, etc, sont produits contre les cryptogammes et les insectes. D'autre part, des acides sont produits dans le raisin pour dissuader les oiseaux de manger le raisin avant que le pépin soit prêt. Enfin, pour que l'oiseau ait plaisir à manger le grain de raisin et à y revenir tous les ans, la vigne produit du sucre et des arômes de fruit...
Un paralèlle avec l'homme pour mieux comprendre
A partir de la floraison, une phase de GESTATION débute pour une durée approximative de 100 jours. C'est une phase difficile pour la vigne, qui lui demande beaucoup de ressource et d'énergie.
On peut faire le paralèlle avec une femme enceinte qui a aussi pour rôle de donner naissance à sa descendance. En effet, chacun constatera que la femme enceinte a besoin de beaucoup d'énergie et de beaucoup de ressources pour accomplir cette mission: elle mange plus (son corps réclame des aliments plus énergétiques: chocolat, fruits, etc) et dort plus pour "recharger ses batteries".
Les ressources de la vigne entre floraison et vendanges
A l'instar de la femme enceinte, la vigne a besoin de deux types de ressource: plus de nourriture et plus d'énergie...
- Côté nourriture:
il est important que la vigne puisse aller chercher ce dont elle a besoin dans le sol. Il lui faut un système racinaire bien développé, dont les radicelles plongent assez profond pour se trouver dans les strates qui ne craignent pas la sécheresse ni les aléas cimatiques. Pour cela, le travail du sol, le compost et la préparation 500 font le nécessaire.
- Côté énergie:
C'est plus difficile à cerner... alors restons terre à terre et apportons quelques précisions préalables. En année "normale", le début de la floraison est proche du solstice d'été (21 Juin). Ce n'est pas un hasard si la vigne fleurit à cette période particulière où les jours sont les plus longs... qui dit jour plus long, dit plus d'énergie solaire à capter pendant la journée, donc plus de photosynthèse... donc plus de capacité à aller chercher dans le sol les éléments qui vont former les molécules indispensables au bon déroulement de la floraison (hormones, protéines, vitamines, étamines, odeur de la fleur de vigne, etc... ). Toute cette chaîne de réaction biologique est très gourmande en énergie.
Comment aider nos vignes à réussir ce travail difficle quand on ne fait pas la pluie et le beau temps?La recette existe: la préparation 501 à base de silice. Je ne sait pas pourquoi, mais 4 g/ha de silice dynamisée pulvérisés au dessus d'une vigne entre le lever du jour et le lever du soleil amplifient la photosynthèse. J'ai testé sur des fraisier, les fraises sont plsu sucrées; de même que le poireaux en début d'année... du velour sucré, à consommer nature tellement c'était bon !
J'ai le sentiment que cette année, la 501 juste avant floraison sera encore plus importante que les années précédentes... vous avez compris pourquoi ? Bravo! C'est juste! C'est parceque la floraison aura lieu environ 1 mois avant le solstice d'été. Les jours seront beaucoup plus court que d'habitude... à bon entendeur, je retourne dans mes vignes !