Avant de prendre de bonnes résolutions pour cette nouvelle année, prenez le temps de lire ceci:
"Si la Terre s'était formée il y a un an exactement (un 1er Janvier),
La vie serait apparue le 26 Février,
Les dinosaures auraient fait leur entrée le 11 Décembre, et se seraient éteints deux semaines plus tard.
L'Homo sapiens sapiens ne serait arrivé sur Terre que la nuit du réveillon de la St Sylvestre, très tard dans soirée.
Quelques minutes après son arrivée (soit le temps nécessaire pour prendre sa forme humaine actuelle),
il ne lui a fallu qu'une seconde pour modifier les fragiles équilibres existant entre Mers, Terre et Atmosphère..."
De tout notre coeur, nous vous souhaitons une merveilleuse année 2007 !
Gardez la santé et surtout, réfléchissez avant d'agir...
Une émission Suisse pointe les pratiques culturales en Champagne du bout du doigt. Vous trouverez un lien vers la video (6 min 37) en bas de cette page, intitulé "Un vignoble en Champagne : les pieds dans la gadoue":
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=311201&sid=7344441&page=3#title
Il y a du pain sur la planche pour dépolluer la région. Nos dirigeants (vignerons et négociants réunis)ont déjà mis en place plusieurs plans destinés à réparer les erreurs du passé. L'hélicoptère a été à plusieurs reprises menacé de disparition dans notre vignoble... mais il tien bon... pour combien de temps ???.
C'est un reportage intègre. Ce sujet environnemental est souvent esquivé par les journalistes. Pour une fois que quelques journalistes osent en parler, cela permet aux lecteurs de notre blog de comprendre à quel point nous sommes confrontés à la pollution par les pesticides, à quel point c'est vital de produire autrement pour l'espèce humaine, toutes les espèces vivantes, et pour l'environnement... Je souhaite de tout coeur que ce type d'initiative conforte nos confrères dans les choix qu'ils mettent en oeuvre au vignoble pour moins recourrir à l'utilisation de pesticides. Par ailleurs, je souhaite que cela accélèrera les choses...

En novembre 2006, la commission européenne a publié sur Internet son rapport annueI concernant les pesticides. Le résultat reste décevant pour la protection des consommateurs. On décèle des pesticides dans 61 % des fruits et légumes vendus en Allemagne. Pour 8 % des fruits, les quantités résiduelles dépassent même les seuils légaux autorisés.
Par contre, les fruits et légumes bio vendus dans les magasins bio ne révèlent généralement aucun résidu comme le prouve BNN-Monitoring.
Le commerce traditionnel continue d’avoir des difficultés, notamment avec la pollution de plusieurs pesticides. D’après le rapport de la commission, plus d’un tiers des échantillons contenait au moins trois herbicides, sinon plus. Presque un échantillon sur dix contenait cinq pesticides différents.
www.bnn-monitoring.de http://ec.europa.eu/food/fvo/specialreports/pesticides_index_en.htm
A vous de savoir quoi manger :-)
L'INRA possède une collection de vignes au Domaine de Vassal parmi les plus importantes au monde de par leur diversité. Voilà qu'un projet de route entre Sète et Agde menace de rayer cette collection précieuse de la carte.
Il faut savoir qu'ue telle collection est indispensable pour l'avenir de la viticuture car les plus anciennes variétés de vignes ont été remplacées par quelques dizaines de clones plus au moins qualitatifs dans les vignobles... La diversité biologique s'est effritée, et la diversité des vins à l'échelle mondiale est en passe d'être lissée et les vrais vins de caractère et de terroir n'auront bientôt plus leur place...
La situation est identique à celle des pommes: seulement 4 variétés de pommes représentent la quasi-totalité de la production alors que plusieurs milliers de variétés de pommes étaient produites il y a 60 ans. La productivité étant passée par là, seules le pommes les plus productives ont subsisté.... mais ce sont aussi les plus fragiles sur le plan des maladies: on ne peut les cultuver sans pesticides chimiques. En effet, la loi des marchés aidant, elles ont été sélectionnées pour produire du tonage et non pour leur qualité intrinsèque.
Pour cultiver des pommes, du blé ou vignes sans pesticides, il est nécessaire de revenir à des espèces moins productives, moins fragiles, plus rustiques (pas sur le plan organoleptique mais sur le plan physiologique), plus robustes . Les céréaliers bio sont les derniers à sauvegarder un savoir-faire qualitatif avec des variétés peut productives et peu sensibles aux maladies comparées aux autres céréales de panification (fabrication du pain). C'est ainsi que certaines variétés ont été réintroduites dans les cultures comme l'épautre (le pain de Jésus si je ne m'abuse) ou une varité de blé quasi-disparue comme le Hardy. Ces variétés sont très recherchées par les moulins et les boulangers car elles donnent naisssance à des farines et des pains sans commune mesure avec les standards du marché. La qualité de la culture et du pain sont en train de renaître car quelqu'un a eu la bonne idée à une certaine époque de préserver quelques graines dans une collection "au cas où". La fin de l'ère du tout chimique étant arrivée, ces espèces peuvent ressortir des collections savamment organisées par nos chercheurs. Sans ce travail méticuleux de collection, la seule alternative serait de recourrir aux OGM... imaginez le désastre pour la santé publique! Voir le reportage vidéo sur le maïs OGM.
La viticulture risque de se trouver rapidement dans une impasse si les collections de variétés anciennes sont détruites: puisqu'on ne pourra plus continuer à s'empoisonner la santé et l'alimentation avec des pesticides, il faudra bien repartir de variétés anciennes robustes, non clonées. Il serait bon que quelqu'un trouve une solution pour préserver cette collection de vignes ancestrales, non ?
D'ici là, j'encourage chaque vigneron qui possède des vieilles vignes antérieures à l'époque clonale à planter en direct ou à faire greffer quelques pieds de ces variétés menacées pour l'avenir (au cas où). C'est le choix que j'ai fait depuis quelques années: il vaut mieux compter sur soi qu'attendre des solutions des autres :-)
Champagne !
Notre Domaine est maintenant certifié Biodyvin, ça mérite qu'on serve le Champagne pour arroser ça, non ? Ce label vient se joindre au label "AB" (Agriculture Biologique) délivré par ECOCERT.
Pourquoi payer deux fois des contrôleurs pour obtenir ces deux labels ?
Parce qu'ils sont complémentaires: le premier (AB) certifie que nous cultivons nos vignes sans pescide de synthèse, sans engrai chimique ni OGM. Le second prouve que nous allons encore plus loin que la culture biologique puisque nous respectons en outre les règles de la culture Biodynamique dans toutes nos vignes.
Quelle différence ?
De par mon expérience, elle est fondammentale. En effet, après quelques années de culture biologique au vignoble, je ne voyais pas mes sols revenir à la vie comme je l'attendais. Avec la biodynamie, nous employons des préparations biodynamiques riches en micro-organismes et champignons. Lorsqu'on les épand sur le sol, ils agissent comme de véritables levains. C'est le gros avantage de travailler avec la matière vivante: elle est capable de se multiplier et de s'adapter au milieu pour que l'écosystème reprenne vie. Après épandage à l'automne d'une dynamisation de compost de bouse, je n'ai pas reconnu mes sols lorsque je les ai travaillé au printemps suivant. Certes, nos détracteurs pensent que ce ne sont pas 240 g/ha de Compost de Bouse MT qui peuvent faire quelquechose... mais ils n'ont pas fait l'expérience :-)
Comme je l'explique depuis des années, seule la vie du sol en adéquation avec la vigne peut sculpter des vrais vins de terroir...
De nouvelles étiquettes en préparation ?
Ne vous attendez pas à voir fleurir le logo BIODYVIN de si tôt sur nos bouteilles. 2006 est considérée comme la première année de mise en pratique de la biodynamie au vignoble car c'est la première année que nous faisons les démarches de certification. Les années de culture biodynamique antérieures à 2006 ne comptent pas. Comme pou le label AB, il faut déjà deux années "conversion vers la culture biodynamique"... les bouteilles produite à partir des raisins de notre troisième récolte pourront être ornées du logo BIODYVIN. Ce sera pour le Millésime 2008, donc sur les bouteilles qui sortiront en 2012/2013. Le vin est un métier de patience !
C'est exactement la même chose que pour le label AB: nous avons entammé la certification quelques années après avoir cultivé le vignoble selon le cahier des charges...
Délai incompressible...
Celui qui est à la recherche d'un logo sur une étiquette peut trouver handicapant que cette info ne figure pas sur nos bouteilles... mais l'important n'est pas là. Logo ou pas, la qualité du vin produit doit être irréprochable (et dans qualité j'inclu la qualité sanitaire du vin en terme de résidus de pesticides pour la santé du consommateur)... c'est ça l'important !
Avant de visionner la vidéo qui explique tout, un petit résumé:
Les experts l'affirment : manger des OGM est sans danger pour la santé. Et tous les ans de nouveaux OGM arrivent dans notre assiette. Pourtant, aujourd'hui deux nouvelles études scientifiques révèlent un risque toxique.
Pour 90 MINUTES, Michel Despratx raconte l’histoire d’une étude secrète sur un maïs OGM. Sous couvert du secret industriel, le ministère de l’Agriculture français n’a pas voulu rendre public les résultats, alors qu’ils sont inquiétants. Cette étude montre que le maïs OGM a provoqué des lésions sur les organes des rats de laboratoire qui en ont mangé.
Comment une agence gouvernementale française, chargée de veiller à la santé des citoyens, ainsi que les instances européennes, ont-elles pu donner leur feu vert à cet OGM en connaissant cette étude ? 90 MINUTES a mené l’enquête en France, en Allemagne, au Luxembourg et à la Commission européenne à Bruxelles. L'enquête révèle qu’une autre étude sur un soja OGM faite par des chercheurs italiens indépendants a mis en évidence que des souris ont subi des altérations de cellules de leur pancréas.
Dominique BELPOMME avait raison: pour parvenir à résoudre les problèmes liés aux pesticides, il faudrait réduire leur utilisation d'un facteur 1000. Une étude de transfert des pesticides via les eaux de ruissellement viticoles vers les cours d'eaux vient de mettre en évidence que la pollution de l'eau est 1000 fois supérieure à la norme.
La présentation des résultats se tenait dans notre village ce lundi. Elle avait pour but de présenter l'avancement des recherches sur l'épineux sujet des pesticides... La première année (2005) servait à faire le bilan des pratiques au vignoble. Les concentrations de pesticides dans le cours d'eau en bas du coteau viticole se trouvaient alors 2000 fois supérieures à celles qu'autorise la réglementation européenne... En clair, d'ici 2015, il va falloir parvenir à réduire la pollution par les pesticides dans l'eau d'un facteur 2000. Autant dire qu'il y a du pain sur la planche !
La concentration en pesticides a été divisée par deux entre 2005 et 2006 dans le cours d'eau en bas du côteau . Cette nette amélioration est le fruit de la mise en place de couverts enherbés et d'épandage d'écorces afin de piéger les pesticides dans les parcelles. Par cet astucieux système, le transfert des pesticides vers les eaux de surface est limité.
Bonne idée ?
Pour la qualité de l'eau à court terme, certainement... mais ne faisons-nous pas que "reculer pour mieux sauter" ? En effet, il arrivera un moment où les sols arriveront à saturation de pesticides. Ils ne pourrons plus en accumuler et le "trop plein" va se vider encore une fois dans nos cours d'eau. A moins que la vigne ne vienne épurer le sol en puisant ces pesticides pour les concentrer dans son feuillage, ses racines, et ses raisins.
Quelles solutions envisagées ?
Des bassins de rétention - construits en bas de coteau en 2003 - collectent les eaux de ruissellement provenant des vignes. Les eaux y transitent et y décantent plus ou moins avant d'être lentement déversées dans le cours d'eau en aval.
En 2007, l'étude porterait sur pesticides dans ces bassins par les rayons solaires et/ou par la vie microbienne vivant dans le bassin. Pour ce faire, de l'eau serait bloquée sur une hauteur de 1 mètre afin de créer une sorte de lagune.
Les choses avancent...
Enfin! Une étude européenne est menée pour essayer de préserver la santé des citoyens. Les pesticides sont bien connus pour être dangereux pour la santé (troubles de la fertilité de l'homme et de la femme, cancers, leucémie, allergies, altération du système nerveux et du système endocrinien, etc, etc. ). Le mieux est de limiter l'exposition de la population à ces pesticides...
La première chose qui a été mise en place dans ce sens, est d'obliger les vignerons à respecter un délai de 6h à 48h avant que leurs employés ne retournent dans les vignes après un traitement. On ne peut que se féliciter de cette mesure: suivez le lien de cet article.
Débarrasser l'eau des pesticides est une autre bonne mesure puisque le quidam qui arrosera sont jardin n'enrichira plus ses légumes en pesticides. Les animaux qui vivent dans l'eau ou boivent l'eau des cours d'eau seront - eux aussi - en meilleure santé et auront de meilleures facultés de reproduction.
Restera ensuite à débarasser notre alimentation des pesticides... Pour les poissons, on pourra de nouveau pêcher du poisson "sans pesticides". Pour le reste, je ne vois pas comment on fera! Dans le cas du vin, l'exposer à la lumière lui donnerait le fameux "goût de lumière" et il serait imbuvable.
Petite idée personnelle...
Même si on trouvait un moyen d'épurer l'eau souillée par les pesticides, il serait extrêmement coûteux pour la collectivité d'aménager des bassins étanches en aval de toutes les parcelles viticoles et agricoles. Je pense qu'il serait préférable d'allouer l'argent que ces aménagements demanderaient dans la conversion des exploitations en culture sans pesticide. On économiserait les frais de dépollution des aliments, de dépollution de l'air, les dépenses de santé pour soigner les malades de cancers , les dépenses pour traiter aux hormones les couples stériles, et on éviterait de devoir financer des programmes de recherches pour soigner des maladies qu'on qualifie de rare aujourd'hui mais qui pourraient devenir banales si rien ne change.
Mais bon, je peux toujours rêver: nos grands groupes internationaux pourraient-ils encore croître si on n'inventait pas de nouveaux poisons pour inventer de nouvelles maladies, puis trouver de nouveaux médicaments (qui sont parfois de nouveaux poisons)????
Tous les politiques le disent: il faut de la croissance économique... le fonctionnement actuel est un très bon moyen d'y parvenir puisqu'il faut construire des usines pour fabriquer les produits de traitement des vignes et les des médicaments, développer des outils toujours plus sophistiqués pour diagnostiquer les maladies (scanner, IRM, etc), inventer de nouveaux moyens de corriger les désordres biologiques induits (thérapie génique, etc), construire de nouvelles unités de soins, former de plus en plus de personnel hospitalier dans des universités flambant neuves pour répondre à l'augmentation des patients, etc.
Cependant -à jouer à ce petit jeux - je crains que les désastres environnementaux et de santé publiques ne progressent plus vite que notre croissance économique... il se pourrait que nous ne soyons plus en mesure de soigner les maux que l'Homme a créé... on laisserait alors du monde sur le carreau, et pas que des humains!
Pour tout savoir sur le projet LIFE:
http://www.groupeirhenvironnement.com/IRH-Environnement/telediag/SWAP-CPP/index.html
Voici une interview de Dominique Belpomme, chargé de mission pour la mise en oeuvre du Plan Cancer, professeur en cancérologie à l'Université Paris-V. Il a fondé l'Artac en 1994, écrit "Ces maladies crées par l'homme en 2004", et maintenant lance "L'appel de Paris". A lire attentivement !
«Nous voulons promouvoir le concept de santé durable»
Journal de l'Environnement 03/11/2006 12:00
Dominique Belpomme, cancérologue à l’hôpital George Pompidou et président de l’Association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse (Artac), revient pour le JDLE sur le colloque relatif à l’appel de Paris qu’il organise le jeudi 9 novembre. 160 propositions vont y être présentées afin d’améliorer la prise en compte de la santé environnementale en France et dans le monde.
Pouvez-vous nous rappeler l’objectif de l’appel de Paris ?
L’appel de Paris comporte trois articles. L’article 1 stipule que «le développement de nombreuses maladies actuelles est consécutif à la dégradation de l'environnement», le deuxième que «la pollution chimique constitue une menace grave pour l'enfant et pour la survie de l'homme.» Enfin, l’article 3 énonce que «notre santé, celle de nos enfants et celle des générations futures étant en péril, c'est l'espèce humaine qui est elle-même en danger.» Depuis deux ans, les travaux scientifiques n’ont malheureusement fait que confirmer tout cela.
Ces propos paraissent alarmistes, au moment où les Européens n’ont jamais vécu aussi longtemps…
L’espérance de vie s’est aujourd’hui stabilisée, mais va bientôt commencer à diminuer. De toute façon, il s’agit d’un faux indicateur. Le vrai problème est la baisse de la natalité. En Europe, on assiste à la plus grande décroissance de la natalité jamais vue.
Mais elle est due au recours à la contraception, non ?
Selon moi, 15% seulement des couples européens n’ont pas d’enfant grâce au recours à la contraception, mais il y en a aussi 15% qui n’ont pas d’enfant car ils sont hypofertiles ou infertiles. Et ceci est dû à l’environnement.
Que proposez-vous ?
Aujourd’hui, on met l’accent sur le développement durable, en mettant l’environnement au service de l’économie. C’est d’ailleurs pour cela que les entreprises ont aussi facilement adopté ce principe. Mais il faut faire l’inverse, en mettant l’économie au service de l’environnement et de la santé. Nous voulons développer le concept de «santé durable», en plaçant la santé au centre de toutes les préoccupations.
Le gouvernement français a commencé à se préoccuper de la santé environnementale, notamment avec le Plan national santé environnement (PNSE), en 2004. Qu’en pensez-vous ?
Le PNSE est au point mort. C’est un affichage gouvernemental, mais rien ne suit. Et même s’il était appliqué, ce plan serait en dessous de ce qu’il faudrait faire. Je peux aussi affirmer dès aujourd’hui que le Plan cancer sera un échec. Il se concentre sur le tabac et l’alcool alors que ce sont des problèmes en grande partie réglés. Les chiffres officiels estiment entre 7 et 20% les cancers liés à l’environnement. Mais ils sont en dessous de la réalité: selon moi, 10 à 15% sont liés aux virus, 10% aux rayonnements, et 50% à l’exposition aux produits chimiques. Or, on ne fera plus que très peu de progrès en innovation thérapeutique. La prévention primaire devient donc essentielle. Il faut diminuer les sources de contamination.
Comment ?
Lors du colloque du 9 novembre, nous allons présenter 160 mesures. Certaines -la mise en ordre des produits chimiques par exemple- sont déjà prévues par des réglementations européennes comme Reach (1). Nous voulons aussi pointer le doigt sur des molécules comme le bisphénol-A, les retardateurs de flamme, les phtalates, etc. Nous souhaitons enfin que les affaires de santé environnementale aillent davantage en pénal.
Si le gouvernement n’est pas à la hauteur, à qui faites-vous confiance pour appliquer les mesures que vous préconisez ?
La Commission européenne nous écoute. Certains pays moteurs, comme les Etats scandinaves, peuvent donner l’exemple. Nous espérons par ailleurs que le colloque du 9 novembre fera réagir les politiques, et que la santé environnementale sera un thème important des présidentielles de 2007. Pour le moment, les parlementaires restent peu conscients des enjeux.
Vous visez un million de signatures à l'appel de Paris. Où en êtes-vous ?
Nous en sommes à 250.000. Nous irons jusqu’au bout, quel que soit le temps que cela prendra. Les colloques, que nous comptons organiser tous les deux ans, doivent nous permettre d’atteindre le million de signatures.
(1) Il s’agit d’un règlement et d’une directive sur l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques.
Une fois de plus, la nature enseigne à l'homme son complexe de supériorité sur la nature. En effet, la nature nous montre qu'elle n'a pas besoin de nos inventions de laboratoires pour inventer le futur de la vie sur Terre: une belle leçon qui devrait rendre nos chercheurs humbles...
Le Tardigrade est un invertébré - entre la crevette et l'araignée - qui vit ordinairement dans les petites flaques autour des mousses et lichens. Sans eau, il se dessèche et semble mort. Il peut rester ainsi plusieurs centaines d'années. Une goutte d'eau et il revient à la vie !
Mais ce n'est rien à côté de ce qu'il peut subir: on peut le congeler à -272°C, le faire bouillir à 150 °C, le plonger dans le poison, l'acide, l'alcool, l'enfermer dans le vide complet, l'écraser sous une énorme pression ou l'exposer à des radiations qui tueraient un homme... si ensuite on trempe notre petit Tardigrade dans l'eau, il repart sur ses 8 pattes !!! Incroyable, un véritable mystère pour la science, aucune autre forme de vie n'y aurait résisté. Et s'il venait d'ailleurs, d'une autre planète ?!!!
Il existe d'autres animaux qui supportent la déshydratation totale pendant plusieurs années et qui reviennent à la vie à la première ondée : comme le Nématode (petit ver) et l'Artémie, un minuscule crustacé qui vit dans des eaux hyper salées, ce qui est déjà en soi un milieu extrême.
Bref, avec ce champion toute catégorie des milieux extrêmes, le Tardigrade sera le successeur de l'être humain et des dinosaures sur Terre. Il ne reste plus qu'à l'Humanité de choisr le moyen de s'exterminer elle-même: radiations mortelles dues au trou dans la couche d'ozone, explosions nucléaires, contamination de la nourriture par les pesticides, guerres bactériologiques et chimiques, OGM... etc... la Nature a tout anticipé pour un redémarrage d'une autre forme de vie sur Terre.
Enfin une bonne nouvelle: nous pouvons mourir en paix, la relève est assurée. Vous reprendrez bien une dose de glyphosate pour la route ? ;-)
Pour en savoir plus: http://olivier.geoffroy.club.fr/webiologie/montardigrade3.html
Un témoignage vient d'arriver sur mon blog cet-après-midi même.
Rien à rajouter, tout est dit...
Suivez le lien:
http://blogfranckpascal.over-blog.com/article-2431662-6.html
A+
Franck