Lundi 29 juin 2009
Pour la première fois, l'association de vignerons en biodynamie "Renaissance des Appellations" a fait son VINEXPO IN et non un VINEXPO OFF.

C'est donc avec plaisir que nous nous sommes installés le Mercredi 23 Juin dans le Palais des Congrès à Bordeaux Lac, face au Parc des Expositions, pour s'associer aux plus de 100 vignerons qui cherchent à magnifier leurs terroirs avec cette viticulture durable (pour ne pas dire plus).

L'organisation très professionnelle de "Lettre de Chateaux" a permis de profiter d'un bel espace, lumineux, clair et chaleureux, le temps d'une journée. Nous avons vu passer du beau monde, beaucoup de monde, et la journée fût chargée. J'ai quand même fait un break d'une dizaine de minutes pour consommer mon sandwich en plein air, avant de retourner à mon stand où deux charmantes jeunes femmes étaient en train de déguster nos champagnes.

Après cette courte halte, c'était reparti jusqu'à plus de champagne... Malgré ma prévoyance, je n'avais plus rien à faire déguster à partir de 17h. Je suis content des retours et des commentaires sur nos champagnes lors de ce salon très professionnel, où de plus en plus de spécialistes du vin savent déguster en profondeur; c'est à dire déguster au delà de la dégustation classique.

En effet, généralement, les vins issus de vignes en biodynamie ont quelquechose qui nous attire; et lorsqu'on a aimé cette verticalité, cette digestibilité, on a du mal à revenir en arrière. Ce sont des caractères que j'ai pu apprécier après 17h chez les quelques confrères où j'ai pu déguster...

J'ai fait quelques mètres depuis mon stand pour aller en Australie chez CASTAGNA VINEYARD où j'ai trouvé un sparkling Genesis 2005, une syrah méthode champenoise, 2 ans sur latte, très fraiche, pure, droite et précise, pleine de fruits noirs bien mûrs, un régal !
L'ensemble de la gamme était dans le même style: fruité, frais, pur, minéral et précis, tout ce que j'aime. J'espère réussir à en trouver quelques bouteilles en France pour faire connaître ce travail remarquable en France. Il y a des idées reçue sur la suprématie des vins Français qui vont encore tomber :-)

Ensuite, je me suis dirigé vers la salle 2. L'entrée était filtrée car la salle avait tendance a être bondée et il y avait une longue file d'attente dans les couloirs. Il fallait être patient en cette journée pour aller déguster les vins du Domaine Leflaive, Lalou Bize Leroy, Humbrecht, La Roche aux Moines, etc; mais j'ai pu éviter cette attente (pourtant après 17h) grâce à mon badge d'exposant.

Je n'ai choisi qu'un domaine dans cette 2ème salle, dont on me parlait depuis des années: Le Domaine des Sablonnettes. On 'avait toujours dit que ses liquoreux sont mythiques, alors j'ai satisfait ma curiosité avec un Vieilles vignes 2008 100% chenin, 80 g de sucre résiduel. Encore une fois, c'est frais, droit , précis, net, et ça me plaît beaucoup, sans lourdeur car le sucre ne paraît pas.
Ensuite, on monte d'un cran; Les Erables 2007 avec 180 g de résiduel. Le sucre se sent encore moins que sur le vin précédent. La trame minérale est magnifique, la bouche est encore plus fine, d'une précision incroyable, très pure et belle persistance. Voilà un vin que j'adore, il faut que j'en réserve au domaine.

Je lis la description du domaine "Au coeur de l'anjou, Joyau de la diversité, nous cultivons nos vignes depuis 1997 en culture biologique pour en extraire des vins authentiques, sans chaptalisation, ni levurage, ni collage, etc..."
Je suis heureux de constater que le Paradis est accessible sur Terre (et encore, il parait que le Vilain Canard est une pure merveille à découvrir) et je décide continuer mon chemin dans la 3è salle.

J'arrive au Domaine Montirius. J'ai l'occasion de déguster les vins primeurs lors du salon BIODYNVIN qui a lieu lors de la semaine des vins primeurs du Bordelais au Chateau Fonroque (St Emilion). On commence avec le Clos (syrah/grenache), très belle matière, les tanins ont, pour mon goût perso besoin d'encore un peu de temps. Beau potentiel qui se dévoilera le temps venu. Déjà intéressant maintenant.
JARDIN SECRET 2007: jolie trame tanique, touché velouté, fruits noirs, bel équilibre tanins/alcool, le tout bien intégré, notes d'olives à l'aération.
TERRE DES AINES 2006 (20% mourvedre). Trame plus serrée, necessite du temps, fin et élégant. Un beau vin à encaver !
CONFIDENTIEL 2006: vin provenant de la même parcelles sur un lieu aux caractéristiques particulières. Une agréable sensation envahi mon palais, la bouche est totallement différente, le vin montre sa verticalité... c'est celui que je préfère...

Quelques tables plus loin, Le Domaine de la Fourmente.
Domaine inconnu pour moi. J'y ai dégusté de très beaux vins (j'écourte):
Nature Rouge 2007 au beau touché de bouche,
Les Garigues 2006: soyeux, fin, élégant, belle longueur, persistant
Grains sauvages 2006: encore un vin qui fait du bien quand on le boit, la robe est plus profonde, le nez est plus profond, belle trame fruitée, très pur avec du CO2, gourmand, plein et net. Il s'agit d'un 100% grenache, vinifié sans soufre... comme quoi, il y a vraiment une piste à creuser du côté des vins sans soufre. Quel message ce vin nous communique-t-il sur la culture de la vigne pour réussir de si grands vins sans soufre ?

Enfin, pour terminer cette belle journée, j'ai fait un détour par les Baux de Provence, au Chateau Romanin.
J'ai pu apprécier LA CHAPELLE DE ROMANIN en rosé et en rouge. Le 2005 est bien fait: nez dense, fruit noir, un côté fûmé provenant probablement de la minéralité, longueur sympa... un beau vin à découvrir sur de belles viandes grillées, avec ou sans épices. J'ai eu le plaisir de voir qu'il y en a Epernay, en magasion BIO "Un Coin de Nature".
Ce domaine produit aussi le Chateau Romanin Rouge 2005, nez harmonieux, vin fin, délicat, plein, belle matière, belle allonge en bouche, un côté puissant. Le 2004 m'a semblé plus assouplis, plus onctueux.

Bref, de belles découvertes, sans aller voir tous les domaines les plus mythiques. Une belle brochette de vignerons et de savoir faire. J'imagine que les dégustateurs ont pris du plaisir sur ce salon. Le fait d'être dans VINEXPO semble une bonne chose pour que la biodynamie ait la visibilité qu'elle mérite.

Par curiosité, voici la liste des exposants:






Par Franck PASCAL - Publié dans : Salons - dégustations
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Mardi 16 juin 2009
Aux Etats-Unis, les OGM favorisent les mauvaises herbes

Un gène de résistance est passé d’un OGM à l’amarante. Cette adventice envahit maintenant les terres cultivées aux Etats-Unis.

Jean Etienne - 29 avril 2009


Cinq mille hectares de culture de soja transgénique ont été abandonnés par les agriculteurs en Géorgie, et 50.000 autres sont gravement menacés par une mauvaise herbe impossible à éliminer, tandis que le phénomène s’étend à d’autres états. La cause : un gène de résistance aux herbicides ayant apparemment fait le grand bond entre la graine qu’il est censé protéger et l’amarante, une plante à la fois indésirable et envahissante…

En 2004, un agriculteur de Macon, au centre de la Géorgie (à l’est des Etats-Unis), applique à ses cultures de soja un traitement herbicide au Roundup, comme il en a l’habitude. Curieusement, il remarque que certaines pousses d’amarantes (amarante réfléchie, ou Amarantus retroflexus L.), une plante parasite, n’en semblent pas incommodées… Pourtant, ce produit est élaboré à partir de glyphosphate, qui est à la fois l’herbicide le plus puissant et le plus utilisé aux Etats-Unis.

Depuis, la situation a empiré. Actuellement, et rien qu’en Géorgie, 50.000 hectares sont atteints et nombre d’agriculteurs ont été contraints d’arracher leurs mauvaises herbes à la main… quand c’est possible, considérant l’étendue des cultures. A l’épicentre du phénomène, 5.000 hectares ont été tout simplement abandonnés.

Comment en est-on arrivé là ?

Tous les champs victimes de cette envahissante mauvaise herbe avaient été ensemencés avec des graines Roundup Ready, produites par la société Monsanto. Celles-ci comportent une semence ayant reçu un gène de résistance au Roundup, un herbicide également produit par Monsanto. L’argument publicitaire de la firme repose sur le moindre coût représenté par le traitement d’une culture ainsi protégée contre un herbicide total auquel elle est devenue insensible, plutôt que de l’application d’un herbicide sélectif, plus cher à l’achat.

Selon un groupe de scientifiques du Centre for Ecology and Hydrology, organisation britannique à Winfrith (Dorset), il y aurait eu transfert de gènes entre la plante OGM et certaines herbes indésirables, comme l’amarante. Bien que considéré comme très faible car n’ayant jamais été détecté lors d’essais, le risque ne serait cependant pas nul.

Pour Brian Johnson, généticien et chercheur britannique, spécialisé, entre autres, dans les problèmes liés à l’agriculture, la cause ne fait aucun doute. « Il n’est nécessaire que d’un seul évènement (croisement) réussi sur plusieurs millions de possibilités. Dès qu’elle est engendrée, la nouvelle plante est titulaire d’un avantage sélectif énorme, et elle se multiplie rapidement, martèle-t-il. L’herbicide puissant utilisé ici, à base de glyphosphate et d’ammonium, a exercé sur les plantes une pression énorme qui a encore accru la vitesse d’adaptation. »

La firme Monsanto ne nie pas le problème. Lors d’une interview accordée sur la chaîne de télévision France24, Rick Cole, responsable du développement technique, a estimé que ces « super mauvaises herbes » (superweeds, un terme désormais souvent employé) peuvent être maîtrisées. Pourtant, un communiqué émanant directement de la firme annonce que les vendeurs incitent les agriculteurs à alterner Roundup et un autre herbicide comme le 2-4-D (acide 2,4-dichlorophénoxyacétique).

L’amarante vous salue bien…

En attendant, l’amarante « mutante » se porte bien et prolifère. Chaque plante produit en moyenne 12.000 graines par an, et celles-ci peuvent rester en état de vie suspendue de 20 à 30 années avant de germer lorsque les conditions lui sont favorables. Profondément enracinées, elles sont très difficiles à arracher, comme le constatent de nombreux agriculteurs, non seulement en Géorgie mais aussi en Caroline du Sud, en Caroline du Nord, en Arkansas, au Tennessee et au Missouri, contraints de passer au désherbage manuel… ou de baisser les bras.

D’autres cultivateurs envisagent de renoncer aux OGM et de revenir à une agriculture traditionnelle. Ainsi Alan Rowland, producteur et marchand de semences de soja à Dudley (Missouri), affirme que plus personne ne lui demande de graines Monsanto de type Roundup Ready alors que ce secteur représentait 80% de son commerce il y a peu. Aujourd’hui, la demande en graines traditionnelles est très forte et les grains OGM ont disparu de son catalogue.

Stanley Culpepper, spécialiste des mauvaises herbes à l’université de Géorgie, annonce que de nombreux agriculteurs américains sont en effet désireux de retourner à une semence traditionnelle, mais pas seulement à cause de la résistance des plantes parasites, car « l’utilisation des OGM devient de plus en plus chère et tout se joue sur une question de rentabilité », affirme pour sa part Alan Rowland.

Un manque flagrant de statistiques et d’informations

On pourra cependant déplorer le manque de précision des données statistiques permettant de quantifier la relation entre semences OGM, nombre de plants résistants apparus et quantité d’herbicide utilisé. En 2008 en effet, alors que les media agricoles américains relataient de plus en plus de cas de résistance, le gouvernement des Etats-Unis a pratiqué d’importantes coupes budgétaires qui ont contraint le Ministère de l’Agriculture à réduire, puis arrêter certaines de ses activités.

Entre autres, le programme de recherches statistiques sur les pesticides et les risques associés aux produits chimiques sur des cultures comme le coton, le maïs, le soja et le blé est passé à la trappe, au grand dam des scientifiques. « Je ne serais pas surpris que Monsanto ait mené une campagne de lobby discrète pour mettre fin au programme », accusait alors Bill Freese, du Centre pour la Sécurité alimentaire des Etats-Unis (USDA), marquant publiquement son mécontentement.

Source : http://www.futura-sciences.com/fr/n...
Par Franck PASCAL
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Samedi 16 mai 2009
Hier matin, nous avons eu le plaisir d'accueillir une trentaine de personnes de l'INAO sur notre domaine.

Le but était de parler de culture biologique lors d'une visite.
Le point de rendez-vous se trouvait sur le site de l'ancienne caserne d'Epernay, désafecté aujourd'hui et dont le terrain a été scindé entre le  Millésium et des promoteurs immobiliers qui y installent notamment des hotels. Ca a bien changé depuis l'époque où le 34ème Régiment du Génie y était stationné et maintenant. Les anciens du contingent ne reconnaitraient pas les lieux.

Bref, c'était l'occasion de voir Bertrand GAUTHEROT, président de l'association qui regroupe les vignerons bio et biodynamiques de la Champagne et Alain Réhaut très impliqué avec les ministères pour définir la charte des vinifications bio. Il regrette d'ailleurs que le ministère de la santé ne soit jamais associé aux débats et aux réunions qui portent sur tous les aspects de la bio...

Avec l'aide des personnes de l'INAO d'Epernay, la Champagne a reçu environ 200 personnes de l'INAO de toutes les régions de France, pas seulement affiliés à la filiaire vins. Les visiteurs étaient ventilés dans 4 bus pour des thèmes différents (environnement, paysages, cuture biologique...).

Nous étions donc 3 vignerons en biodynamie à accompagner ces personnes de l'INAO vers un domaine certifié en culture biologique: le nôtre. Le but était de principalement de parler de vin et de vinification car la charte des "vinifications bio" est en cours de rédaction.

Alors, nous sommes passés en bus par Damery, Fleury-la-Rivière, Belval-sous-Chatillon pour aller sur une de nos parcelles en bordure de route. Les orages survenus 36 heures avant la visite ont rendu impossible la visite d'autres parcelles. Et en parlant d'orage, les personnels de l'INAO ont pu constater avec étonnement à quel point le désherbage chimique ne permet pas de maintenir le terroir en place. En effet, sur le trajet aller, ils ont pu constater à que point le sol est absent des parcelles désherbées. Ils ont pu voir aussi les sarments, écorces et petites pierres retenues par quelques herbes en bordure de chaussée... une vraie catastrophe.

D'où l'indignation: "Comment prétendre produire des vins de terroir dans ces conditions ?"
Et le trait d'humour qui va avec: la champagne envisage d'étendre son vignoble autour du Havre et en d'autres endroit de Seine-Maritime car le terroir champenois y est bien présent :-))
On n'a pas fini d'entendre parler de l'extension de l'AOC Champagne ! :-)))
En effet, on ne sait pas bien où le terroir de champagne se trouve.
Fin de la parenthèse humour.

Bref, arrivés sur la parcelle, nous avons pu aborder plusieurs sujets:
- rôle de la biodiversité de la flore, pour le sol comme pour les insectes
- importance de la biodiversité dans les sols et du respect des horizons
- la résistance que l'on peut obtenir sur vigne lorsque tout cela fonctionne bien
- des expérimentations en cours
- la prise en compte de l'écosystème dans sa globalité
- l'incidence sur la structuration des raisins et leur composition, ainsi que leur capacité à résister au botrytis
- l'incidence sur les vins (notamment le fait que les vins bio et bio-dynamiques contienent naturellement 1 à 1,5 g/l d'acidité totale de plus par rapport aux raisins conventionnels)... donc les vinifications font appels à moins d'intrant et de technologie.

Après ces 3/4 d'heure passés à la vigne, nous sommes allés au chai.
Je n'ai même pas pensé à servir un Champagne en dégustation.
Comme on a eu du retard au départ, je n'ai fait déguster qu'un vin clair.
Un vin blanc.

Un vin avec une bonne acidité, net et sans déviation organoleptique (comme d'habitude).
Après dégustation, nous avons pu aborder la manière dont ce vin a été vinifié.
En fait, c'est très simple: on suit les mêmes logiques que pour la conduite des vignes.
On se base sur les cycles de vie du vin, en corélation avec les cycles lunaires et planétaires.
Le vin dégusté a fait sa malo naturelle (comme ça a toujours été le cas sur le domaine depuis des générations)
Les fermentations alcooliques ont suivi les mêmes principes, donc pas de levurage, pas de régulation des températures, et les moûts ont été particulièrement soignés: pas d'enzymage, pas de décoloration, débourbage statique minimal. Le vin est toujours sur lie. Aucun soutirage ni sulfitage.
Bref, que du jus de raisins bio fermenté par les levures du terroir... et c'est très bon comme ça.

Il y a  quelques jours, lorsque j'ai accueilli une vingtaine de chefs de culture de chez Bollinger, j'ai fait déguster un vin rouge élaboré avec la même approche. Je pense que ça leur a plu :-)

Morale de l'histoire: la vigne, lorsqu'elle est correctement conduite donne des raisins capables de donner des vins qui n'ont pas besoin d'intrant oenologique. La nature est vraiment bien faite. Il suffit de lui permettre de faire son travail !
La clef du terroir est là, non ?

Au retour, Cathy nous indique le chemin: Binson-Orquigny, Villers-sous-Chatillon, Venteuil, Damery, Cumières, Epernay.
Encore une fois, on a vu ce qu'il était anormal de voir: de la terre partout, des sarments, des pierres pour la partie qui s'est arrêtée avant la Marne... Certes, le reste du terroir est dans la Marne... mais ce n'est pas le plus grave. Avec ça, il y a les engrais fraîchement épandus, les désherbants, les premiers traiements phyto... Il est beau le respect de l'environnement, non ? Je me demande ce que les gens du CIVC ont pu expliquer au groupe qui a pris le bus sur ce le sujet "environnement"... la vérité a-t-elle été dite ou omise ? Je ne le saurai jamais, je n'y était pas.

A un moment, le car s'arrête sur la chaussée. Le chauffeur, étonné, me demande:
"C'est par là ?
- Oui, ca ne se voit pas, mais la route est goudronnée, ce n'est pas un chemin de terre."
On ne l'a pas fait exprès, mais la Champagne, c'est aussi ça. On n'a rien prémédité et on n'a pas menti.

Ce fut l'occasion de rappeler qu'un sol vivant et respecté strucure ses horizons pour permettre les échanges d'eau et d'air... et dans ce cas, il absorbe un orage de 100 mm sans souci. Un soir de 2005, il est tombé 110 mm de pluie, mes sols n'ont pas bougé... combien de temps encore faudra-t-il tolérer le désherbage chimique dans les fortes pentes ??

Quelques km plus loin, au passage du bus, un hélicoptère décole avec à son bord quelques pesticides... no comment!


Juste avant, nous avons vu 3 personnes à pied avec les pompes à dos et les caches pour protéger les vignes de projection de désherbant, dans une vigne sans un brin d'herbe... Encore no comment ! :-))
Oui, ça peut faire sourire celu qui ne connait le monde viticole, je le conçois et encore, je ne dis pas tout  :-)

Alors, je le crois, la Champagne peut encore progresser en matière de protection de l'environnement...
Par Franck PASCAL - Publié dans : Actualité
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Jeudi 14 mai 2009


Joli carton d'invitation, non ?
Au dos, il est écrit:

"Le Comité Interprofessionnel du Vin de Champagne
et la Chair en Management du Champagne
de Reims Management School

ont le plaisir de vous inviter à la conférence

" Une clé d'entrée dans un terroir d'appellation :
l'Oenotourisme "


le Mardi... etc"


Merci pour l'invitation !
Mais au fait, c'est quoi le terroir ??

Ben, suite aux orages, c'est la terre que vous trouvez dans les caniveaux, dans les rues des villages, dans les caves des habitations,  sur les routes goudronnées, dans les bassins de rétension et dans les cours d'eau en bas de coteau.
Pas besoin de conférence, le terroir va directement au contact de la population... et des poissons...

Vive le désherbage chimique !
Résultat, ce sont les pompiers qui font le boulot de nettoyage que les vignerons devraient faire.
Ce serait légitime que notre syndicat des vignerons et le sndicat des Maisons de Champagne appelle  auprès des vignerons et de maisons des cotisations pour payer les frais qu'induisent ces pratiques culturales.
Je ne comprends pas pourquoi tout le monde devrait payer pour une minorité de la population...

Je suis content d'avoir des sols vivants dans mes vignes. L'eau s'infiltre et le sol tien en place... pas d'érosion dans les parcelles certifiées AB.
Par Franck PASCAL
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Jeudi 30 avril 2009


Ca y est, on a signé. C'est tout neuf de 2009...
Pourquoi si tard me direz vous ???

En fait, je vous avoue qu'avant, je ne pouvais pas.

Si si, j'ai bien mes vignes, mon pressoir, ma cuverie, je fais les cuvées que j'aime au gré de mes émotions et je commercialise mes vins. Aucun raisin vendu ou acheté en coopérative, aucune activité de négoce. Je respecte les clauses du contrat; mais je ne pouvais pas !

En fait, lorsque j'ai créé ma clientèle (non reprise de mes parents sauf pour quelques amis proches), on m'a dit:
"Tu devrais faire partie des vignerons indépendants, ça t'aidera"

Alors, je me suis renseigné. J'ai découvert l'existance d'une charte.
J'ai lu:
"Article 1: le vigneron indépendant respecte son terroir"

Quel choc ! J'ai arrêté de lire...
Quand je suis dans mes vignes, où que je regarda à l'époque, je constatais un sol lunaire pour une vigne qui serait en meilleure forme si elle était cultivée en hydroponie sur substrat inerte... alors je me demandais comment on pouvait parler de respect du terroir lorsqu'on met toutes les armes chimiques à sa disposition pour tuer année après année, sans relâche et inexorablement ce fameux terroir.

Je me suis dit qu'aillant fait le pas de la culture biologique, compris les enjeux de la flore spontannée dans nos cultures et le respect des personnes qui vivent de nos quelques hectares, je pouvais rentrer dans la catégorie des vignerons indépendants. L'ennui, c'est que les Vignerons Indépendants acceptent des personnes qui ne respectent pas la charte... regardez ici, 5 ans en arrière, c'est édifiant !

Aujourd'hui, suite au choc du grenelle, la conscience des consommateurs a évolué. Les vignerons commencent à changer légèrement leurs pratiques, même si c'est encore très léger... mais il y a un je ne sais quoi dans l'air qui me dit que les choses pourraient évoluer dans les 5 ans qui viennent, et de manière extrêmement rapide... donc, je tiens à soutenir cet élan en adhérant aux VIFs.

Imaginez le vigneron indépendant en passe de respecter son terroir, c'est grandiose !!!!
On quitterait enfin les vins aux arômes variétaux et on dégusterait à foison une multitudes de vins marqués par la droiture et la minéralité de leurs terroirs... le rêve du consommateur de dives bouteilles, non ?

Allez ! Il faut y croire !
L'univers du vin va perdre son côté ennuyeux et enfin de venir systématiquement intéressant !
Je compte sur vous pour motiver les récalcitrants... car, si vous lisez ce blog, je pense que comme moi, vous préférez boire un bouteille de bon vin plutôt que deux sans intérêt, non ?

Ok, j'ai menti, je préfère boire deux bouteilles de bon vin qu'une sans intérêt...
A bon entendeur !


Par Franck PASCAL - Publié dans : Emotion
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Mardi 28 avril 2009
Bonjour,

Puisque je parlais travail des sols dans le précédent article, voici une alternative.
Ca commence à 2 min 10 secondes.
Bon film !




REPORTAGE ECOLOGIE SCANDALE PESTICIDES VIN
envoyé par DOCUMENTAIREROOTS
Par Franck PASCAL - Publié dans : Actualité
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Lundi 27 avril 2009
Déjà deux mois sans trouver le temps de déposer une bribe !
Les semaines passent en TGV !

Beaucoup de choses à dire sur les semaines écoulées.
Au vignoble, la taille s'est terminée vers le 10 Avril, soit plus tard qu'habituellement.
Il faut dire que la construction de notre maison quasi passive s'est arrêtée en Juin dernier; et que nous sommes en procédure judiciaire pour parvenir à faire corriger les nombreuss malfaçons et erreurs de construction depuis un bon moment.

Non seulement, nous perdons beaucoup de temps dans la procédure judiciaire mais on dort beaucoup moins bien la nuit... De plus, nous sommes ammenés à faire des travaux imprévus là où nous logeons car notre logement n'est plus adapté à notre activité. On se retrouve avec des frais en plus et du temps à passer pour aménager le bureau et les pièces de la maison qui servent à accueillir les clients particuliers comme les professionnels: sommeliers, cavistes et importateurs.

Pour terminer aussi tardivement la taille de la vigne, il a fallu donner des vignes à tailler en tâche, sinon nous n'aurions pas réussi à terminer avant le débourrement ! Ainsi va la vie. Le plus étonnant dans cette histoire, c'est que nous n'avons pas le droit de donner nos vignes en tâche à nos propres employés, car l'administration considère que c'est une manière de faire pression sur nos employés et de les obliger à faire des heures sans leur consentement. Etrange point de vue... je pensais que l'esclavage était aboli en France depuis quelques temps déjà, non ?

Nous avons donc dû rechercher quelqu'un d'autre pour nous aider dans notre travail et compenser le temps perdu avec ces travaux et la procédure judiciaire ... Quant à nos employés, ils se sont adressés à un autre vigneron pour faire quelques heures pour arrondir leur fin de mois. Certaines lois sont surprenantes, non ?

Mars et Avril sont aussi les mois où nous avons fait les premiers travaux des sols, un épandage de compost et les préparations biodynamiques... mais pas n'importe comment ! Il est important de faire une bonne agronomie pour éviter tout problème de maladie en cours d'année, notamment le botrytis avant les vendanges.

Comment s'y prend-t-on ?

Premièrement, on fait un épandage de compost au début de l'automne, suivit des préparations biodynamiques adéquates afin que le compost évolue correctement dans nos sols. En effet, la vigne se repose à cette période, mais le sol est en plein travail. Un léger griffage est conseillé pour aider, tout en donnant une information complémentaire à tout cet ensemble sol+compost.

Au printemps, l'enherbement naturel a repris sa croissance. J'attends que la diversité biologique soit bien en place; et surtout bien en fleur... en effet, le sysème racinaire des plantes est le plus développé lorsque la palnte est en fleur. C'est là que le sol est le plus émiétté en profondeur. Lorsqu'on va couper ces fleurs avec les charrures interceps, le poids de racines qui va se décomposer sera maximal. Ces racines seront transformées par des micro et macro-organismes qui ont besoin de ces aliments pour se multiplier et à leur tour élaborer des substances qui serviront à d'autres espèces de l'écosystème vivant de nos vignes.

Let's see !


Nous voici dans une vieille vigne à Cuchery.
Les fleurs jaunes des pissenlit rayonnent. Le pissenlit est une plante que j'affectionne particulièrement.
Ils sont très développés dans toutes nos parcelles.

A Baslieux, lors de la mise en place de la confusion sexuelle, nous arpentons les côteaux pour parsemer le vignoble de diffuseurs spécifiques à la Cochilys, nous évitant tout traitement insecticide pendant la saison.  La cochylis est un papillon qui pond des oeufs dans les raisins. Les jeunes larves font donc des dégâts dans les grappes.

Je vous rassure, les diffuseurs ne diffusent aucun insecticide. Ils diffusent une hormone que la femelle papillon produit pour attirer le papillon mâle, en vue d'un accouplement. Par l'émission des phéromones contenues dans les diffuseurs, le mâle ne peut pas localiser la femelle  car l'air est saturé par l'odeur de la femelle.
C'est comme si on voulait réduire les populations de chiens en diffusant partout l'odeur de la femelle en chaleur. A des kilomètres à la ronde, les chiens ne trouveraient plus les femelles car ils seraient attirés par les diffuseurs... ici, faute de mâle, la femelle papillon ne sera pas fécondée, donc elle ne déposera pas ses oeufs dans les grappes. Les raisins resteront sains.

Bref, revenons-en à la mise en place de la confusion sexuelle dans le vignoble de Baslieux... les confrères habitués aux pratiques conventionnelles et/ou raisonnées nous ont posé de nombreuses questions, sinon nous ont fait de nombreuses remarques sur nos pissenlits, genre:
"Il y en a un là bas, il doit cultiver les pissenlits"
"Pourquoi vous semez des pissenlits dans vos vignes ? Pourquoi en semer autant ?"
etc etc

En fait, rien n'est semé. Le sol se soigne seul, c'est du naturel. J'ai simplement fait une préparation particulière destinée à permettre l'évolution des argiles de nos sols. Ce sont des silicates, donc riches en silice. 95% de la croûte terrestre est constituée de silice. Les plantes devraient la prendre comme constituant significatif; mais depuis l'arrivée de l'azote sous toutes ses formes dans l'agriculture moderne, l'absorbtion de la silice est fortement (pour ne pas dire totallement) bloquée...

Cela conduit à de nombreux problèmes dans tous les maillons de la chaîne alimentaire, jusqu'à l'homme dont la nourriture est carrencée en silice depuis une bonne trentaine d'années. Je n'ai pas le temps de développer ici: il me faut presqu'une heure oralement...

Bref, le pissenlit, comme la prêle, est une plante qui a une forte action sur la silice bloquée dans le sol (notamment dû aux excès d'azote; mais aussi dû à une dégradation des argiles par le déficit de vie organique après quelques dizaines d'années de culture conventionnelle plus ou moins raisonnée... ce qui se mesure par le relagage du sol en aluminium et en cuivre par exemple).

Aussi, lorsque je vois les pissenlits revenir en force, je sais que le moteur de la fertilité a repris de la puissance; et qu'en plus, il tourne dans le bon sens ! Le sol se régénère sous l'action décompactante de la racine pivot du pissenlit, la silice débloquée est assimiliée par le pissenlit et sera restituée dans l'horizon humique lors du passage de la charrue. Les micro-organismes pourront se servir de cette silice organique pour construire des enzymes, des vitamines et autres éléments que seront mis à disposition des autre plantes, notamment la vigne, via le réseau extrêment complexe que constituent les michorizes... Bref, la Grandeur de la Nature préservée par l'abscence de substances de synthèse qui déstabilisent le vivant...

Autant dire que je préfère passer la charrue après la floraison des pissenlits. Pour moi, c'est une condition nécessaire à la mise en place d'un écosystème puissant en phase avec les besoins de la vigne et du vin.

Et oui, le vin doit lui aussi contenir une partie de silice. C'est un catalyseur de la minéralité qui pemet de bâtir une vraie complexité du terroir au vieillissement, mais on en parlera plus tard.

Pour l'homme, une nutrition équilibrée en silice est très importante car elle entre dans la composition des tissus résistants et souples (cheveux, ongles, disques de la colonne vertébrale, ligaments, cartilages, etc), or depuis l'augmentation des rendements dans les cultures par apports déraisonné d'azote, la silice n'est plus assimilée correctement par les légumes et les fruits (raisin compris); pire, la silice est souvent remplacée par l'aluminium (plus facile à assimiler) suite à la dégradation des argiles par les produits chimiques et le déficit de vie dans les sols... mais restons positif, changeons de sujet !




Quand on regarde de plus près, voit qu'il n'y a pas que des pissenlits... heureusement, car à ce stade de l'année, chaque plante a un rôle à jouer. Elles sont même bio-indicatrices. Voilà quelques années que j'ai fait cette formation enrichissante avec Gérard Ducerf, mais j'ai des restes. Outre le pisssenlit, on distingue bien le lamier pourpre, la véronique (et se petites fleurs bleues) et la vesce.


Plus loin, ce sont des trèfles. Comme la vesce, ils sont capables de fournir de l'azote au sol, ce qui montre un besoin d'azote ou de matière organique animale. La véronique et le lamier pourpre sont surtout des plantes qui montrent un excès de matière organique. Comme aucune plante ne domine, j'en conclue que l'équilibre C/N n'est pas si mal...


Ici, on distingue mieux les jolies fleurs de véronique au bleu délicat.


Là, une invitée surprise s'est glisseé dans la parcelle.



Et puis, quelques géraniums...





Enfin, les fraises des bois ont commencé à fleurir il y a quelques semaines, en meme temps que les cassis.

Je peux maintenant passer la charrue en conscience. Le travail du sol va homogénéiser toutes ces différences locales, remettre la matière organique et la vie des sols en route pour que les minéraux fixés par les plantes soient en mesure de dynamiser tout ce petit monde qui vit dans nos parcelles.




Et nous ne sommes pas seuls à vivre de nos vignes. Outre un employé par hectare et les amateurs de vins qui se délectent de nos vins, ce sont des milliers, pour ne pas dire des millions, d'êtres vivants peuplent nos parcelles et vivent de ce repect intègre de la nature. Chacun vient y faire un tour le moment venu.


Ici, une nuée de bourdons est venue chercher quelques grammes de nectar ou de pollen pour leur besoin quotidien; et peut-être aussi pour en stocker pour les moments de disette...



C'est beau de voir cette dynamique en action. Nous sommes contents de particper activement au maintient de ces espèces naturelles trop souvent détruites à coups de pesticides et d'inconscience. C'est pourquoi, chez nous, le travail du sol n'est jamais intégral. Nous recherchons toujours l'équilibre entre les besoins de la vigne, car il ne faut pas que la qualité des raisins pâtisse de ce partage en bonne intelligence, et la flore spontannée indispensable aux espèces qui vivent à nos côtés.

Soulignons - si c'était nécessaire - que sans ces espèces, nous ne pourrions vivre, ni nous nourrir de manière optimale et prévenir certains problèmes de santé.

En champagne, les sols sont très calcaires, même si nous ne sommes pas dans les terroirs les plus crayeux. Ici, nous sommes sur des argiles à calcaires durs, argiles à silex et argiles à meulières. Il y a aussi des sables calcaires, des marnes calcaires, etc. L'ère tertiaire est géologiquement bouleversé. Il y a beaucoup de diversité: nos plsu grandes  parcelles ont jusqu'à 5 types de sols différents... difficile de faire des vins d'un seul terroir :-)

Je m'égarre... le calcaire retient la matière organqiue au printemps et limite la disponibilité de la vigne en nutriments. Nous apportons un compost peu évolué de matière organique animale, assez riche en azote que nous apportons à raison de 160 kg/ha. Ceci équivaut à 8 kilos d'azote/ha apportés par ce compost. Selon la pluviométrie, cet azote sera mis à disposition des micro-organisme entre 2 et 5 semaines après épandange; ce qui crèè un pic d'azote (certes faible comparé à ceux qui mettent entre 1,5 à 2,5 T//ha de fertilisant). Ce pic permet le démarrage de l'activité microbienne du sol. C'est très important de rester en deça de 10 kg/ha d'azote; sinon les micro-organismes restent au repos car le sol est suffisamment pourvu. Ils ne feraient donc pas leur travail de structuration et de porosité du sol si on apportait davantage... à méditer.

Je fais d'abords l'épandage du compost en prenant soin de l'informer du sol et de la plante qu'il va rencontrer. S'en suit un premier travail du sol pour travailler environ 40 % de la surface de la vigne.


Dans les 24 heures qui suivent ce travail, nous apportons les préparations biodynamiques


Nous épandons la 500 P à pied, avec une "pompe à dos" en cuivre à raison de 100 g/ha de préparation dynamisée une heure dans 30 à 35 litres d'eau de pluie pour un ha. C'est moins de gaz à effet de serre qu'au tracteur et plus d'énergie renouvelable, sans avoir à utiliser de masque à gaz. Le reve quoi !



Si nécessaire, nous renforçons les effets de la préparation avec un griffage léger en fin de journée ou le soir.
Bon, il est déjà presque 17h00. Il est grand temps que j'arrête là pour aujourd'hui. J'essaie de faire un prochain article dans la semaine. Bien à vous ! Franck






Par Franck PASCAL - Publié dans : A la vigne
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Dimanche 1 mars 2009
Juste une petite vidéo pour que les personnes qui n'ont pas conscience de la manière dont la biodiversité pourrait être volontairement détruite pour le bonheur "financier de quelques-uns". Heureusement, des personnes résistent; et pas que José Bové, des élus aussi !!!

En fait, c'est un article pour aller avec les deux précédents. Ensuite, on reparlera de la vigne et du vin sur ce blog; sauf cas de force majeure :-)

Ca date de quelques mois, bonne lecture !

Par Franck PASCAL - Publié dans : Actualité
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Vendredi 20 février 2009
Une partie influente et médiatique du monde scientifique veut nous faire croire que la colhabitation entre maïs OGM et maïs non-OGM est possible en plein champ. Selon eux, le pollen qui féconde les fleurs de maïs ne parcourrerait que 50 mètres, même si les vents souflent à 70 km/h. Ils veulent donc imposer une distance de sécurité entre champ OGM et champ non OGM de 50 mètres.

Pour des cultivateurs bio, il est presque impossible de financer une étude qui prouve le contraire de ce qu'avancent les scientifiques. Au passage, plus de 80% des études réalisées en France par la recherche publique sont financées par des groupes privés comme ceux qui souhaitent de toutes leurs forces voir les OGM supplanter le maïs naturel.

On ne sait pas ce qui se passe dans un labo. On n'est pas là pour voir si l'échatillon testé était représentatif du lot, ni pour savoir si les données ont été manipulées, ni pour savoir si les statistiques ont été interprêtées dans le juste sens.... mieux vaut se faire une idée par soi-même, non ??

Comment faire pour lever les doutes sérieux qui pèsent su les conclusions de telles études ???

C'est très simple. J'encourage tous les producteurs qui veulent vérifier par eux-même à semer du maïs coloré à 50 mètres d'une culture classique de maîs ou d'une culture OGM. S'il y a contamination, ça se vera directement dans le champ et vous aurez votre réponse sur la véritable distance de sécurité à appliquer.

Pour que la vérité éclate, il faut se battre à armes égales. D'un côté, on veut autoriser la contamination des cultures bio qui veulent 0% d'OGM dans leur production par des OGM. En juste retour, il faudra que les non bio acceptent d'avoir 0,9 % de grains violets dans leurs récolte. Il faut se battre à armes égales avec les mêmes règles du jeux pour que les choses évoluent. Il n'y a pas de raison que seuls les producteurs bio aient à subir les pratiques de leurs voisins.

J'espère que les organisations qui appellent à la prudence en matière d'OGM et en matière de publications scientifiques liront cet article et s'en inspireront pour lancer un appel de fond. L'argent collectée devrait servir à faire venir du maïs coloré en quantité suffisante pour que chaque producteur de maïs qui souhaite se faire une opinion puisse planter une quantité suffisante pour faire son expérimentation. Je suis prêt à verser les premiers euros pour ce projet.

Si le test n'est pas fait en 2009, on n'aura plus jamais la chance de faire la lumière sur la véritable distance de sécurité à retenir entre maïs OGM et non OGM. Par ailleurs, j'espère que les transformateurs de maïs bio joueront le jeu pour acheter la producion de maïs coloré... à moins que les producteurs préfèrent le semer de nouveau jusqu'à ce que les lois évoluent vers des valeurs justes.

M. HULOT, Greenpeace et autres ONG, êtes-vous partants pour consacrer quelques euros à cette expérimentation pacifiste en plein champ ? Ce sera plus constructif et mieux perçu que d'aller faucher un champ OGM, non ?
Par Franck PASCAL - Publié dans : Idée
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Mercredi 11 février 2009
Depuis que la présidence des USA a changé, on n'en entend plus parler.
Nous venons de retrouver la trace de George BUSH:
http://www.supergames24.com/online-game/hotdog-bush/2112-play

Assurera-t-il pleinement ses nouvelles fonctions ?
Par Franck PASCAL - Publié dans : Humour
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Présentation

Vers une nouvelle viticulture

En Champagne, chaque vigneron et chaque maison a son savoir-faire, son idéal en matière de méthode culturale, ses secrets de vinification, et ses cuvées à proposer. En ce sens, notre approche est particulière.

La recherche poussée à tous les niveaux pour créer de grands vins inimitables vient du fait que j'ai suivi un parcours atypique. Ingénieur de formation, j'ai décidé de revenir sur le domaine familial suite à un tragique accident de mon jeune frère. J'y ai appris une chose primordiale: la vie n'a pas de prix... et c'est une des raisons pour lesquelles je cherche à préserver le mieux possible la vie qui s'installe dans mes vignes, mais aussi celle des personnes qui travaillent avec nous; et celle des consommateurs qui nous permettent de gagner l'argent nécessaire pour continuer dans notre voie.

C'est après avoir fait mon service militaire dans le génie et y avoir appris le mode d'action des toxiques  de combats sur l'homme que j'ai voulu faire une formation pour comprendre comment travailler la vigne. C'est en 1996 et 1997 que j'ai pris conscience - lors de cet apprentissage - que les modes d'entrée des pesticides dans le corps des ravageurs est le même que celui des gaz de combats mis au point pour les militaires. Je me suis rapidement demandé en quoi des biocides pouvaient être inoffensif à moyen terme sur l'homme...

En 1998, j'ai commencé par supprimé les insecticides, les désherbants, les engrais et les anti-botrytis. Puis, un jour, mon père m'a transmis une parcelle de pinots noirs qui était systématiquement ravagée par le mildiou. C'est cette vigne que j'ai dès lors cultivé sans pesticide. Je me suis dit que si la bio réussissait là, ça marcherait partout. Dès la première année, le pari était réussi. Je n'ai pas mis longtemps à déployer ces méthodes culturales sur mon vignoble. C'est en 2002 que le domaine a vu ses premières préparations biodynamiques. La biodynamie est une culture biologique améliorée par l'application de soins énergétiques.

L'énergétique est arrivée sur notre domaine par cette grande porte. Depuis, nous continuons à explorer ce très vaste domaine en perpétuelle évolution. De nouvelles possibilités sont testées chaque année pour aller encore plus loin. Le but est d'aider la nature à renaître après 20 à 30 ans de destruction systèmatique et savamment organisée par les pesticides; mais aussi de lui permettre d'évoluer dans un monde qui bouge vite.

Ainsi, outre la biodynamie, nous testons l'homéopathie, les dynamisations de plantes, d'autres techniques énergétiques, les huiles essentielles; et d'autres choses qui risqueraient d'être qualifiées d'ésothériques (géobiologie par exemple); mais nous assumons nos choix et acceptons de le révéler sur notre blog. Avec quelques années de recul, je sais que les possibilités de ces "techniques" dépassent notre imaginaire.
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